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BILLE

BILLETER

Auguste Bille en 18-41. D'après une esquisse de H. von Arx (Musée neuchâtelois, 1911).

BILLE, Auguste, avocat et patriote neuchâtelois, * 10 juillet 1796 à La Ghaux-de-Fonds. Il appartenait à la famille Vuille-dit-Bille, mais obtint en 1822 de pouvoir s'appeler simplement Bille. Il étudia à Fribourg-en-Brisgau, à Besançon et à Genève, et en 1822 fut nommé secrétaire de commune de La Chaux-de- Fonds. Cette fonction modeste devait lui permettre de jouer un rôle en vue lors des événements politiques de 1831. Ce fut lui, en effet, qui réussit à faire admettre la suppression des Audiences générales et leur remplacement par un Corps législatif dont les députés amovibles étaient nommés par le peuple. Bille fut élu député au Corps législatif en juin 1831 et considéré comme le porte-parole de l'opinion libérale. Partisan des moyens légaux, il ne prit aucune part à l'équipée de Bourquin en septembre et refusa de faire partie du gouvernement provisoire. Cependant, lorsque la réaction royaliste prit le dessus au mois de décembre, Bille fut arrêté, roué de coups et conduit à Neuchâtel. Au mois de janvier 1832, il était condamné à deux ans de prison et quatre ans de bannissement. Son temps de prison terminé, il s'établit en 1835 à Berne où il devint secrétaire, puis traducteur à la Chancellerie d'État. L'avènement de la République à Neuchâtel en 1848 allait ouvrir à Bille les portes de la députation au Grand Conseil, lorsqu'il mourut le 25 septembre 1848. — Voir La Ghaux-de-Fonds, son passé, son présent. — A. Piaget : Hist. de la Révolution neuchâteloise III. — A. Robert : Correspondance pol. de l'avocat Bille, dans MN 1909-1917. [L.M.]

BILLENS (SEIGNEURIE DE) (C. Fribourg, D. Glane. V. DGS). Paroisse, Com. et vge. Anciennes formes : Bilin, Billeins. La seigneurie de Billens, dont la première mention date de 1260, appartint jusque vers 1360-1363 à la famille de Billens A la mort de Pierre V de Billens, sa veuve, Marguerite de Grandson, la porta, avec celles de Palézieux et de Bourjod, dans la Maison de Gruyère, par suite de son mariage avec le comte Rodolphe IV de Gruyère, et elle suivit dès lors pendant quelques années les destinées de la seigneurie de Palézieux à laquelle elle fut incorporée. En 1403, elle était à Richard d'Illens, vers le milieu du XVe s., à Michel de Fer et à ses enfants et en 1478 à Antoine d'Illens. Elle passa ensuite à la famille Champion, puis en 1531 à Hensli Seitenmacher, de Fribourg, en 1538 aux Challant et à la fin du XVIe s. à Jean Ratzé, de Fribourg. Les enfants de celui-ci la vendirent en 1625 au célèbre colonel et avoyer Pierre Kônig qui fut créé baron de Billens en 1631 par Ferdinand II. Après la mort de celui-ci, ses héritiers la vendirent en 1648-1654 à l'avoyer de Fribourg, François-Pierre Gottrau, dans la famille duquel elle resta jusqu'au début du XIXe s Le château de Billens actuel, remplaçant une ancienne tour démolie au début du XVIIIe s., est devenu en 1864 l'hospice du district de la Glane. Registres de paroisse dès 1762. — Voir Dellion : Dict. II, 133. — P. de Zurich : Hist. delà seign. de Billens, dans Revue suisse d'hist. 1922. [P. de Zurich.] BILLENS, de. Famille seigneuriale du village du même nom, dont les premiers membres apparaissent au milieu du XIIe s. Elle était vassale de l'évêque de Lausanne et possédait à titre héréditaire le vidamat de Romont ; elle devint vassale de la Savoie au milieu du XIIIe s., après que Pierre II se fût emparé de Romont et d'une partie du Pays de Vaud. Elle a fourni à l'Église un grand nombre de dignitaires ecclésiastiques et à la maison de Savoie une quantité de fonctionnaires ; a possédé les seigneuries de Billens, Palézieux, Bourjod,

La Tour de Trême, Macconnens, ainsi que des droits seigneuriaux à Farvagny, Saint-Martin le Chêne, Orsonnens, Pont et Corserey. Elle s'est éteinte dans la ligne légitime en 1478 et dans une branche illégitime au début du XVIe s. Armoiries : de gueules à la bande d'or accompagnée de deux cotices d'argent. — 1. Nantelme, 1233-1271, auteur de la famille, abandonna avant 1249 à Pierre II de Savoie des droits sur Romont dépendant du vidamat. — 2. Rodolphe, fils du n° 1, 1260-1297, seigneur de Billens, vidame de Romont, bailli de Vaud 1277 et 1287-1288. — 3. Nicolas, 1272-1304, fils du n° 1, Dr es lois, acquit en 1302 la seigneurie de Palézieux. — 4. Jacques, petit-fils du n° 1, 1301-1350, doyen de Sion 1319, vicaire général de Sion 1333, de Lausanne 1344-1346. — 5. Humbert, 1309-1357, fils du n° 3, seigneur de Palézieux, châtelain de Romont 1336, bailli épiscopal de Lausanne 1357. — 6. Pierre, 1330-1360, petit-fils du n° 2, seigneur de Billens, de Palézieux et Bourjod. — 7. Rodolphe, 1330-1359, prieur des chanoines réguliers de Saint-Maire à Lausanne 1344- 1356, chanoine de Lausanne 1344-1359, prévôt de Montjoux 1356-1359. — 8. Humbert, 1375-1396, prévôt de Bâle, fut nommé évêque de Sion grâce à l'intervention de Louis de Savoie auprès du pape Clément VII à Avignon ; il ne fut reconnu que par Sion et le Bas-Valais et peu à peu évincé par son concurrent, Guillaume IV de Rarogne, désigné par Rome. — 9, François, 1445-1480, d'une branche illégitime ; bailli de Vaud 1476-1478. — Pierre de Zurich : Hist. et gênêal. de la famille de Billens, dans AF 1921. [P. de Zurich.] BILLETER. — I. Famille de la commune de Mânnedorf, mentionnée pour la première fois à Œtikon en 1382. — II. Famille de la ville de Zurich, citée en 1357, éteinte en 1774. Ce nom dérive de la localité glaronnaise Bilten. Armoiries: d'or à une marque de maison de sable sur trois monts de sinople. [J. Frick et D. F.] .

I. Billeter de Mânnedorf. — ■ 1. ,7akob, chroniqueur, * 28 octobre 1630 d'une famille qui avait émigré, à l'époque de la Réformation, des bords du lac de Zurich à ^-Egeri (Zoug)- Prêtre 1654, maître d'école à /Egeri, maître principal à Altdorf depuis 1671, où il est chapelain en 1676, puis curé d'/Egeri de 1691 à sa mort, 19 octobre 1712 A Altdorf et à Mgeri, il fit représenter avec ses élèves des pièces religieuses pour lesquelles il composa la musique. Mais son principal mérite réside dans sa Chronique qui s'étend de 1619 à 1701 avec des lacunes pour les années 1674-1684 et 1689-1690. C'est une bonne source pour l'histoire locale et pour l'histoire nationale suisse, particulièrement en ce qui concerne la première guerre de Villmergen à laquelle il prit part comme aumônier. En 1662, il entreprit à Mgeri une réorganisation du cadastre et il y avait déjà commencé en 1660 un recensement. Il était le dernier de sa famille. Armoiries : d'azur à un chien rampant et aboyant sur trois monts de sinople. — Voir Hist. Nbl. von Uri 1916. — ZSK 1915 p. 155, 219, 1916, p. 146 (avec bibliographie), 1917 p. 142. — [W.-J. Meyer.1 — 2.

Johann-Heinrich, 1737-1822, greffier à Stâfa, juge de district sous la République helvétique ; en 1795, les autorités lui exprimèrent leur mécontentement parce qu'il était censé avoir favorisé les désordres de Stâfa. — 3. Johann-Kaspar, 1765-1844, fils du n° 2, patriote, passe pour être l'auteur du Mémorial de Stâfa. Réfugié en France, il travailla en faveur des patriotes et contre Zurich. L'amnistie du 29 janvier 1798 le ramena dans sa patrie, et déjà le 22 mars il était un des quatre délégués auprès du général Brune ; membre du Grand Conseil helvétique, 1798-1800; comme commissaire du gouverne-

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