BINER
BINTHEMMKR
1919, institutrice et écrivain. Dès 1897, elle vécut à Augsbourg. — Voir NZZ 1919, n° 989. — Schweiz. Schriftstellerlex. — 5. RuDOLF-GoTTFRiED,*le9juil. 1883, docteur en droit, secrétaire du comité de l'Union suisse du commerce et de l'industrie 1906-1909, membre de la direction centrale du Crédit Suisse dès 1919, auteur de : Kirchlich.es Asylrecht und Freistàtten in der Schweiz.
III. Famille de Mânnedorf. — 6. Johann-Jacob, 1792-1860, député au Grand Conseil 1830-1832 et 1839- 1842, membre en 1839 du Glaubenskomitee (comité de la Foi), conseiller d'État 1839-1841. — 7. Rudolf, 1827-1899, instructeur cantonal en chef à Zurich 1872, colonel fédéral 1873, instructeur d'arrondissement de la IVe division 1877. Bourgeois d'honneur de Lucerne. — Voir NZZ 1899, n° 339. — ZP 1899, n° 289. — RMS 44.
— 8. Karl, * en 1862 à Mânnedorf, docteur en droit, président de commune de Mânnedorf 1898-1910, député au Grand Conseil 1902-1917, membre de la Cour de cassation 1905-1912, depuis 1912 juge cantonal. [D. F.]
BINER, BIENER (à l'origine : in der Biïnden, in der Btindt, in den Biiien et in den Bienen). Nom de deux familles valaisannes indépendantes l'une de l'autre, à Gluringen, Munster (Conches) et Zermatt dès le XIVe s. De Conches est originaire : — 1. P. Joseph, docteur en théologie,* le 16 juillet. 1697, f le 24 mars 1765 à Rottenbourg sur le Neckar, jésuite, prédicateur et professeur de philosophie à Lucerne 1739-1742, puis professeur de théologie et droit canon aux universités d'Ingoldstadt, Dillingen, Innsbruck et Fribourg-en-Brisgau, recteur du collège des jésuites en cette ville 1760-1764 ; théologien réputé, polémiste et écrivain en droit canon, il publia entre autres : Apparalus eruditionis ad jurisprudentiam, 8 vol. — Voir BWG. — Hurter : Nomenclator literarius. — 2. Ignaz, * le 8 janvier 1834 à Zermatt, se fit un renom de guide. [D. I.]
BIIMET. Trois familles de ce nom à Genève, dont deux éteintes, l'une venue de Bazoches, diocèse de Soissons au XVIe s., l'autre de Chêne en Savoie, à la fin du même siècle, la troisième, de Vyn en Savoie, actuellement florissante à Genève et en France, reçue à la bourgeoisie en 1624 ; elle compte plus de vingt maîtres orfèvres et plusieurs notaires. Armes : d'azur à deux mains jointes en foi d'argent, tenant un chandelier d'or, accompagné en chef de trois étoiles d'argent et en pointe d'un croissant de même. — ■ 1. Gabriel, 1757-1835, notaire, du Conseil des Deux-Cents 1792, procureur de l'Hôpital, membre de l'Assemblée nationale 1793, du Conseil législatif 1796, du Conseil représentatif à la Restauration.
— 2. Jean-Louis, 1810-1897, notaire, du Conseil représentatif 1838, puis du Grand Conseil, juge-suppléant au Tribunal civil et à la Cour de Justice, vice-président du Conseil administratif. — 3. Jean- Laurent-Alfred, 1829-1889, docteur en médecine, ancien chirurgien en chef de l'Hôpital de Genève, chevalier de la Légion d'honneur. — 4. Jean-Auguste- Gustave, * 3 juin 1875, littérateur connu sous le nom
"de Binet-Valmer. — Voir Galiffe : Not. gén. V, 269. — SKL. — Sordet : Dict. des familles genevoises. — ■ Armoriai genevois. — Rivoire : Bibliographie. [H.-A. D.] BINFA, BYNFA, BINFAUX. I. Une famille de ce nom, appelée primitivement Bona, figure parmi les vassaux de l'évêché à Sion au XIIe s. Elle disparaît deux siècles plus tard. — II. Famille de Bex (Vaud), apparentée peut-être à la première, éteinte au début du XVe s. — Aymon, curé de Savigny, chanoine de Sion, t vers 1390. — III. Famille de Randogneet de Mollens.
— Voir Gremaud I-V. — Hoppeler : bas Unter-Wallis
— Millioud : Hist. de Bexl.— IV. Familles de Lausanne au XIIIes. etdeChâteau-d'ŒxauxXIIIetXVIes. [Ta]
BING, Paul-Robert, de Bâle, médecin, * 1878 à Strasbourg, étudia à Francfort, Paris, Londres et Berlin, professeur de neurologie à Bâle et président de la Société suisse de neurologie dès 1918, éditeur de Schweiz. Archiv fur Neurologie und Psychiatrie. [C. Ro.]
BINIM (C. Valais, D. Conches. V. DGS). Corn, et paroisse Anciennes formes : Bundila, Bindula. On y a
découvert en 1887 et 1898, 24 tombeaux de l'âge du fer ; l'époque romaine est aussi représentée par de nombreuses trouvailles. Au moyen âge, Binn appartenait à la maison de Savoie, puis passa aux de La Tour et Falkon. En 1243, l'évêque Boson de Granges remit la vallée de Binn au chevalier Peter von Muhlebach, qui prit le nom de maire de Binn. Il devint un vassal en 1260. Binn fit retour à l'évêque en 1272. lorsque le fils de Peter von Muhlebach eut été expulsé. La paroisse fut érigée en 1296 par l'évêque Boniface de Challant, et séparée de Ernen. Le sol de la vallée de Binn recèle du minerai de fer ; une tentative d'exploitation en 1730 par l'anglais Mandel provoqua des troubles et ne fut pas suivie d'exécution. Population: 1802, 180 hab. ; 1910, 237. — Voir Gremaud. — Grenat : Hist. du Valais. — L. Desbuissons : La vallée de Binn. — ASA 1895, 1899. [L. Mr.]
BINN, Franz-Anton, signait comme premier imprimeur du couvent de Disentis, où parut en 1716 le premier ouvrage imprimé, une traduction de l'Imitation de Jésus-Christ (Cudisch de suondar Christum), de Gerson (Thomas a Kempis). De 1724 à 1771, il y eut à Disentis une imprimerie permanente. C'est à cause d'elle que les abbés furent parfois sévèrement réprimandés par la Diète. — Voir J.-A. Sprecher : Gesch. der Republik der III Blinde II, p. 505. [L. J]
BINNINGEN (C. Bâle-Campa-ne, D. Arlesheim. V. DGS). Vge et paroisse, ancien établissement alémannique qui s'élevait à l'endroit où l'antique route conduisant dans la vallée de Leimen passait le Birsig sur un pont de pierre. En 1004 Binningun (descendants de Binno) fut donné par l'empereur Henri II à l'évêque de Bâle, qui fit administrer le village par un maire. Au XIIIe s., le couvent d'Olsberg était en possession de Binningen qu'il inféoda en 1335 et 1359. Le village fit retour à l'évêque qui l'engagea à diverses personnes et en 1534 à la ville de Bâle. L'accord du 1er avril 1585 attribua définitivement Binningen et Bottmingen à Bâle. Le droit de patronage passa de l'église de Sainte-Marguerite au chapitre des chanoines de Bâle, puis à l'église de Saint-Ulrich vers la fin du XIIIe s. Binningen fut érigé en paroisse en 1604; l'église fut agrandie en 1673. Une église catholiqueromaine a été érigée en 1896. Le château, qui est mentionné en 1299, a toujours été la propriété de bourgeois, généralement de Bâle. En 1833, Binningen fut attribué à Bâle-Campagne. Registres de paroisse dès 1604. — Voir Merz : Burgen des Sisgaus I. — ■ L. Freivogel : Die Landschaft Basel. — C. Roth : Kirche und Landgut zu St. Margarethen. — BT 1920. — Arch. d'État Bâle : arch. de l'évêché. [K. Gauss.]
BINSWANGER, Ludwig, médecin, * 25 juin 1820 à Osterburg (Bavière), étudia à Augsburg, Érlangen, Munich, Heidelberg, fut appelé en 1850 à l'hôpital cantonal de Mùnsterlingen (Thurgovie) comme directeur de la section des aliénés. En 1857, il fonda à Kreuzlingen un asile privé pour les aliénés que dirige actuellement son petit-fils, f 1880. — Otto, fils du précécent, * 1852, médecin, professeur et directeur de l'asile d'aliénés d'Iéna 1879-1919. Il a publié de nombreux ouvrages de médecine, et, en collaboration avec Siemerling, un Lehrbuch der Psychiatrie. [Sch.]
BINTHEMMER. Famille bourgeoise éteinte de la ville de Berne. — 1. Michel, grand conseiller, châtelain de Frutigen 1461. — 2. Dietrich, grand conseiller 1518, préposé à l'entrepôt des marchandises 1528, surintendant des péages 1535, bailli de Mùnchenbuchsee 1536 de Schwarzenbourg 1546, percepteur du péage 1552, membre du Petit Conseil 1556, fie 7 décembre 1567. — 3. Michel, grand conseiller 1544, châtelain de Frutigen 1552, percepteur de l'ohmgeld 1562. — 4. Michel, * 1536, fils du n° 3, huissier 1571, huissier du Conseil 1575, administrateur de la maison d'Interlaken 1584. — ■ 5. Dietrich, 1551-1611, fils du n° 3, grand conseiller 1583, sous-greffier et greffier du trésorier allemand 1584, bailli d'Avenches 1589, de Gottstatt 1602, destitué 1606. — 6. Johann, grand conseiller 1617, châtelain de Frutigen 1621, t 1625. — 7. Dietrich, greffier de Trachselwald 1619. La famille s'éteignit dans la lignée masculine avec — 8. Rudolf, 1658-1722. — Voir Gruner : Genealogien (Bibl. de la ville, Berne). — LL. [E. B.]
MNZ
BIOLEY-OR.IULÀZ
BINZ. I. Famille de Bettingen (Bâle- Ville), bourgeoise de Bâle depuis 1835. — Gustav, * le 16 janvier 1865, privat-docent 1895 et professeur extraordinaire en 1900 de philologie anglaise à l'Université de Bâle, directeur de la bibliothèque, des archives de la ville et du musée Gutenbcrg à Mayence 1908-1920, vice-directeur de la Bibliothèque nationale à Berne dès 1920. A publié en 1888 : Zur Syntax der baselstàdtischen Mundart et de nombreux articles de revues.
II. Cajetan, de Nicdervvil, * 31 mars 1870 à Soleure, instituteur dans le canton de Schaffhouse. étudia ensuite à Sienne et à Florence, puis devint maître à l'École réale de Soleure. Il rédigea en outre le Fortschritt, de Soleure, et vers 1895 prit la rédaction du Zofinger Tagblatt ; en 1900 il s'établit à Bienne comme rédacteur du Schw. Handels-Courier, où il mourut le 11 sept. 1907. Il a laissé un recueil de poésies intitulé Junger Wein.
— Voir Schw. Handels-Courier 1907, n° 137. " [K.-R.] BINZ IKON (C. Zurich, D. et Corn. Grùningen.
V. DGS). Vge et commune civile jusqu'en 1892. En 854 Pinuzzinhovum, 897 Pinzinchhova, 1300 Bintzinkon. La haute et la basse juridiction appartenaient à la seigneurie de Grùningen, mais le plaid des hommes libres de la seigneurie se tenait à Binzikon (coutume de 1435). Auparavant la commune de Binzikon avait une école à elle (avec maison d'école depuis 1829) ; depuis le 1er janvier 1918, elle forme avec Grùningen et Itzikon une commune sco'aire. — Voir UStG. — UZ. — QSG XIV. — Grimm : Weisthûmer IV, p. 270. — SSR, 1. I, 2. — Fr. v. Wyss : Abhandlungen zur Gesch. des schweiz. ôffentl. Rec'hts, 182. [C. B.]
BIOGGIO (C. Tessin, D. Lugano. Y. DGS). Com. et vge mentionné pour la première fois en 1022 et où l'on a découvert des tombes romaines. Anciennes formes : Biogio, Biegio (XIIe s.). Bioggio dépendait de la paroisse d'Agno, mais fut érigé en sous-paroisse autonome en 1708. L'église de Saint-Maurice, mentionnée en 1261, fut démolie après la construction de l'église paroissiale actuelle, qui fut construite par l'architecte Gerolamo Grossi, et consacrée le 7 juil. 1791. La chapelle de Saint- Hilaire remonte probablement au XIIIe s; elle fut presque entièrement rebâtie vers 1680. Population : 1591, 35 ménages ; 1858, 501 hab. ; 1900, 568 ; 1910, 603. — Registres de paroisse dès 1708. — Voir Maspoli : La pieve d Agno. — BStor. 1890. — Galli-Tamburini : Guida del Malcantone. [C. Trezzini.]
BIOGNO (G. Tessin, D. Lugano. V.DGS). Com. et vge dont la première mention remonte à 1022. La paroisse fut érigée en 1773 après séparation d'avec Lugano; elle comprend aussi Breganzona. L'église fut consacrée en 1489 et subit différentes restaurations, la dernière en 1881. Une chapelle existait à Breganzona en 1643, restaurée en 1719 Biogno fut ravagé par la peste en 1498. Les registres paroissiaux remontent à 1680, la confrérie du Saint-Rosaire à 1673. Population : 1858, 196 hab. ; 1900, 169 ; 1910, 209. — Voir Monitore écoles, délia diocesi di .Lugano 1921. • — BStor. 1890. — Vegezzi : Esposizione Slorica. [C. T.]
BIOGNO-BERIDE (G. Tessin, D. Lugano. V.
DGS). Com. et vge mentionné en 1301. En 1419, la vicinanza envoie ses représentants prêter serment de fidélité aux comtes Busca, seigneurs du val de Lugano. Biogno et Beride formaient deux communes administrées par une seule municipalité ; une fusion intervint le 26 février 1907. Beride possède la chapelle de San Fermo, qui remonte à la fin du XVIIe s. ; Biogno celle de SS. Charles et Sébastien, mentionnée en 1626. Population : 1858, 243 hab. ; 1900, 149 ; 1910, 112. — Voir BStor. 1890. — Monitore eccles. délia diocesi di Lugano, 1921.
— Galli-Tamburini : Guida del Malcantone. — Maspoli : La pieve d'Agno. [C T.]
BIOLEY (C. Vaud, D. Nyon). Ancien château situé au-dessus du village de Begnins. Les seigneurs de Prangins, qui le possédaient au XIIIe s., l'engagèrent en 1281 aux comtes de Genevois desquels ils déclaraient en 1289 le tenir en fief, alors qu'ils en avaient prêté hommage à Rodolphe de Habsbourg en 1284. Ils luttaient à ce moment contre Amédée et Louis de Savoie, et cherchaient des protecteurs. Ce fut en vain. En 1291, Aymon de Prangins dut abandonner à ses ennemis vain-
queurs la ville de Nyon, le château de Bioley et ses autres biens. Le château revint à Louis de Savoie, et resta dans les mains de la maison de Savoie. Mais il était ruiné, et il ne joua dès lors plus aucun rôle dans l'histoire. Ses vestiges ne disparurent toutefois entièrement (m'en 1868. — DHV. [M. R.]
BIOLEY-MAGNOUX (C. Vaud, D. Yverdon.
V. DGS). Biolai en 1228. La seigneurie de Bioley comprenait à l'origine les villages de Bioley, d'Orzens, Correvon, Oppens et Gossens. Elle appartenait au XIIIe s. à une branche des seigneurs de Saint-Martin du Chêne. Guillaume de Saint-Martin, seigneur de Bioley, la vendit le 2 février 1247, pour 1600 livres, à Pierre de Savoie, qui l'inféoda à son fils Henri de Bioley, moyennant paiement de la rente de 80 livres. Durant tout ce siècle, les seigneurs de Bioley se débattent au milieu de difficultés financières, d'où ventes successives du château à Richard de Saint-Martin en 1267, à Philippe de Savoie en 1275, à Louis de Savoie en 1298, ventes qui ne sont en réalité, suivant le droit de l'époque, que des engagements hypothécaires. En réalité, le domaine reste dans la famille. Une fille, Perrette, le transfère à son mari, Mermet de Corbières, qui le possède de 1323 à 1363. La fille de Mermet, Agnès, transmet à son tour la seigneurie de Bioley à son époux Jaques de Goumoëns, et leurs
Château de Bioley vers 1840. D'après une lithographie de J.-F. Wagner.
descendants la conservent jusqu'au XVIIe s. Elle passa alors aux d'Erlach, aux Guy d'Audanger en 1646, aux Osterwald en 1676, aux Comte en 1770. Mais dès le XVe s., la seigneurie avait été mutilée, notamment par la constitution de seigneuries distinctes pour Ogens et Correvon.
Le château de Bioley, où Charles-le-Téméraire logea en 1476, fut reconstruit au XVIIe s. Le colonel Blanchenay l'acheta en 1802. Son fils, Louis Blanchenay, conseiller d'État 1833-1862, y naquit. L'édifice est maintenant, propriété de la commune. Le bâtiment d'habitation est encore utilisé, mais le donjon est en ruines. L'église paroissiale de Bioley-Magnoux, dédiée à saint Etienne, dépendait en 1168 de l'évêque de Lausanne, qui la donna à l'abbaye de Saint-Maurice, laquelle la céda en 1203 au prieuré de Sainte-Marie, puis en 1263 au prieuré de Lutry. Après la Réforme, la paroisse de Bioley-Magnoux a été rattachée à celle de Donneloye. [M. R.]
BIOLEY -ORJULAZ (C. Vaud, D. Échallens.
V. D GS).Vge dont l'origine semble remonter au XIIe s., époque à laquelle Richard de Montfaucon, seigneur d'Échallens, donna aux moines du lac de Joux l'usage du bois d'Orjulaz, droit dont l'exercice aurait déterminé un défrichement et la fondation d'une agglomération nouvelle. Le bois d'Orjulaz était une vaste forêt s'étendant sur plusieurs communes, jusque près d'Échallens ; les seigneurs de Goumoëns, forestiers du Jorat, en avaient aussi la garde. Sous le régime bernois, Bioley- Orjulaz fit partie de la châtellenie d'Échallens et de la paroisse d'Assens. — DHV. [M. R.]
BIOLLEY
BIPP (BAILLIAGE)
BIOLLEY, BIOLEY. Nom de famille répandu dans la Suisse romande.
A. Canton de Genève. Bioley, nom de deux familles bourgeoises de Genève. L'une venait de Scionzier en Faucigny (bourgeoise, 30 octobre 1459 en la personne de Guillaume) ; l'autre, de Vandœuvres (bourgeoise, 26 septembre 1480 en la personne de Pierre). Armoiries de la seconde : de sable au lion d'or. Plusieurs magistrats ont appartenu à ces deux familles. A la première : — 1. Pierre, du Conseil des Cinquante 1502. — 2. Pierre, du Conseil des Deux-Cents de 1533 à 1549.
— 3. Pierre, pasteur 1578. A la seconde : — 4. Bioley, le monnayeur, du Conseil des Soixante 1502. — 5.
Etienne, conseiller 1511, syndic 1514, secrétaire d'État de 1519 à 1526, partisan du duc de Savoie, il fut obligé de quitter Genève, 1526. A Vandœuvres même : Claude, officier de Vandœuvres 1555. Le SKL cite trois Bioley, orfèvres genevois de père en fils, fin XVIIe, XVIIIe s. et deux Biollay, orfèvres genevois d'origine vaudoise. — Voir Covelle : LB. — Gautier. — Galiffe et Gautier : Armoriai. - — Heyer. — Arch. d'État Genève : Mns. [M.-L. G.]
B. Cantons de Fribourg et de Neuchâtei : BIOLLEY, famille de Lugnorre (Fribourg). — 1. AuGUSTE-Samuel,
* 1836 à Lugnorre, naturalisé neuchâtelois 1869, instituteur dans le canton de Neuchâtei, aux Brenets, au Locle et à Neuchâtei dès 1861, professeur au gymnase et à l'école normale de Neuchâtei, membre du Conseil général dont il remplit pendant plusieurs années les fonctions de secrétaire, t 22 octobre 1891. — 2. Paul, fils du n° 1, * 1862 à Neuchâtei, naturaliste, conservateur du musée de San José de Costa Rica où il avait été appelé en 1885 pour organiser l'École normale nouvellement créée, t à. Costa Rica 1908. ■ — 3. Walter, fils du n° 1, * 1866 à Neuchâtei, f 1905, s'établit comme agent d'affaire à La Chaux-de-Fonds où il devint l'âme du parti socialiste et le rédacteur de La Sentinelle. Député au Grand Conseil 1892-1901. Auteur de Trop tard, Misère, Le grand coupable, etc. Dans les dernières années de sa vie, il se sépara de ses coreligionnaires politiques et devint un des grands apôtres de l'abstinence. — Voir Mess, boiteux de Neuchâtei, 1893, 1906, 1909. — Quotidiens neuchâtelois. — Étrennes frib. 1893. [L. M. et P. A.]
C. Canton du Valais. Bioley, Bioleti, Biolla, Biolay, famille venue, dit-on, du Faucigny sous les princes de Savoie. On la rencontre dès le XIVe s. à Ollon, Saint-Triphon, Aigle, et surtout à Massongex-Daviaz et à Saint-Maurice où elle acquit le droit de bourgeoisie. — 1. Jean, notaire à Massongex vers 1400. ■ — 2. Guillaume, dernier curé d'Ollon en 1528. — 3. Pierre, chanoine de la cathédrale de Leitmeritz (Tchécoslovaquie), f 1719. — 4. Pierre, 1783-1851, grand châtelain de Saint-Maurice et juge d'appel. — 5. Henri, 1841-1913. conseiller d'État 1871-1883, chef du Département de l'Instruction publique, réorganisa l'école primaire en 1873 et institua l'école normale en 1875. Il fut en outre membre du Grand Conseil dès 1883 et de la Cour d'appel dès 1901, conseiller national. A publié une Anthologie des poètes valaisans 1904. — Voir J. Bertrand : Le Valais. — Millioud : Le vieux Bex. — de Rivaz : Topographie. [Ta.]
BION. Famille de Saint-Gall, répandue aussi dans les cantons de Berne et de Zurich ainsi qu'en Amérique et aux Indes. Armoiries : d'azur à deux colombes affrontées tenant un rameau d'olivier dans le bec. — 1. Peter, d'une famille de Strasbourg fixée à Heidelberg, s'établit à Saint-Gall en 1707, où il fut reçu bourgeois en 1717 ; promoteur de l'industrie cotonnière de Saint-Gall-Appenzell. f 1732. — 2. Peter, 1758-1808, petit-fils du n° 1, précepteur et catéchète à Saint-Gall 1789. pasteur à Bùrglen (Thurgovie). — 3. "Wilhelm-Friedrich, fils du n° 2,
* 1797, pasteur à Henau et Niederglatt 1818, à Affeltrangen 1823, à Rehetobel 1837, à Schônholzerswilen de 1843 à sa mort 1862. Membre de la Constituante de 1849. Avec Thomas Bornhauser, il fut un précurseur
de la régénération politique du canton de Thurgovie, fonda en 1831 le Wâchter, qu'il rédigea jusqu'en 1834, et en 1846, avec son frère, à Bùrglen, le Volksmann (1847-1850). C'était un orateur et un écrivain populaire. — 4. Johann-Jakob, 1803-1858, frère du n° 3, pasteur à Marbach (Rheintal) 1828, à Bùrglen de 1841 à sa mort, publia avec son frère le Volksmann et rédigea le Thurg. Neujahrsblatt de 1848. Auteur de Weckende Worte an Vater Wehrli's Totengruft, 1855. — 5. Gottlieb, 1804-1876, frère du n° 4, maître de dessin, peintre paysagiste et lithographe, étudia à Munich, exerça son activité à Saint-Gall où il fonda en 1848 la Société des Arts qu'il présida jusqu'à sa mort. — Voir SKL. — Buff : Gottlieb Bion von St. Gallen. — [Bt.] — 6. Hermann-Walter, fils du n° 3, 1830-1909, pasteur à Rehetobel, Trogen et Zurich, fondateur des colonies de vacances des sœurs de la Croix-Rouge à Zurich, président central du Schweiz. Verein fur freies Chrislentum, rédacteur du Schweiz. Protestantenblatt, bourgeois d'honneur de Zurich 1878. A publié entre autres : Die Ferienkolonien. — Voir W. Wuhrmann : Das freie Christentum in der Schweiz, 49. — Schweiz. Protestantenblatt 1909, 37. — NZZ 1909, 248. — [W.-L. w.] — 7. Marie-Louise, fille du n° 5, * 1858, portraitiste et peintre de genre. ■ — SKL. [Bt.]
BIONDETTI, Bernardo, de Porza, capitaine et ingénieur civil et militaire. A la suite d'un vœu, il se fit religieux augustin à Malte où il dirigea la restauration des fortifications. En récompense, il aurait reçu de l'Ordre de Malte la commanderie de Contone. Il mourut en 1569 en laissant sa fortune à l'hôpital de Lugano, ce qui souleva un procès entre l'ordre et l'hôpital. — Voir BStor. 1879 et 1895. — SKL. — Oldelli : Dizionario. — Bianchi : Artisti ticinesi. [Airoldi.]
BIONNENS (C. Fribourg, D. Glane. V.DGS).Vge et Com. On y a découvert en 1834 et 1861 des objets romains et une hache gauloise en bronze. Bionnens formait autrefois une seigneurie qui fut possédée par la famille du même nom de 1362 au début du XVIe s. Vers 1531, elle était en mains de Aymo Gonel, donzel de Rue, dont la fille Françoise l'apporta en dot, en 1574, à Guillaume Techtermann. Cette famille conserva la seigneurie jusqu'au rachat des droits féodaux en 1838. [A. d'A.[
BIONNENS, de. Famille noble qui posséda la seigneurie du même nom. Les premiers membres connus sont Rodolphe et son fils Pierre, qui obtint en 1362, du comte Amédée de Savoie, l'investiture de la seigneurie. La famille s'éteignit au commencement du XVIe s. Armoiries : d'argent à l'aigle de sinople.[A.d'A.J BIOUX (LES) (C. Vaud, D. La Vallée, Com. L'Abbaye. V. DGS). Hameau qui n'a été colonisé qu'au XVIe s. La chapelle, qui ressemble aux églises norvégiennes, a été construite en 1698. Une abbaye de grenadiers y a été fondée en 1750. — DHV. [M. R.] BIPP (BAILLIAGE). Ancienne seigneurie et bailliage bernois jusqu'en 1798. Armoiries :
d'argent à une bande ondée d'azur.
Territoire habité à l'époque préhistorique (tumulus), avec de nombreuses stations, la plupart romaines, encore inexplorées en partie. Les maisons de Frobourg, de Neuchâtel-Nidau, de Tierstein, de Kibourg, d'Autriche y avaient des propriétés et des droits. En vertu d'un traité avec les comtes Berchtold et Egon de Kibourg, du 27 août 1406 et de la sentence des Confédérés du 2 avril 1413, la seigneurie fut achetée, en même temps qu'Erlinsbourg, par Berne et Soleure comme propriété commune. En 1463, Berne eut pour sa part Bipp avec Wiedlisbach, tandis que Bechbourg échut à Soleure. En 1470, on fit le tracé frontière. Le bailliage de Bipp se composa dès lors des deux paroisses d'Oberbipp (avec Wiedlisbach) et de Niederbipp, mais le bailli résidait au èhâteau de Bipp. Au spirituel, le bailliage faisait partie avant la Réformation du décanat du Buchsgau dans l'évêché de Bâle, depuis 1532 du chapitre de Langenthal. — Voir les art. Oberbipp, Niederbipp, Wiedlisbach. — AHVB 17. — Kasser : Aarwangen. — Tillier : Bern. — Stettler :
BIPPERT
BIRCHER
Topogr. I (Mns). — v. Mulinen : Heimatkunde — Lcuenberger : Chronik des Amies Bipp. — Freudiger : Die polit, wirtsch. Entwicklung des Amtes Bipp.
Le château de Bipp a probablement été construit au
Château de Bipp en 1780. D'après une aquatinte de J. Wolff.
XIIe ou au XIIIe s. par les landgraves du Buchsgau ; il en est fait mention pour la première fois en 1268. Des seigneurs de Frobourg, le château passa aux comtes de Neuchâtel, puis, en 1375, aux comtes de Thierstein, aux Kibourg et, en 1413, à Berne et à Soleure. Jusqu'en 1463 des baillis bernois et soleurois alternèrent ; de 1463 à 1798 on en compte 63 de Berne. En 1798, le château fut pillé par les habitants et fort endommagé. En 1806, l'Etat vendit la ruine avec le domaine ; le colonel Stehlin, de Bâle fit construire après 1852 un bâtiment moderne sur l'emplacement de l'ancien grenier à blé. — Voir BT II, 1922. [H. M.]
BIPPERT. Famille d'origine alsacienne qui obtint le 21 nov. 1771 la bourgeoisie de Tolochenaz (Vaud). Elle a donné — 1. Louis, 1801-1875, agronome réputé. — 2. Henri, 1824-1896, juge cantonal, auteur d'un répertoire très usité des lois vaudoises. — 3. Auguste, dit Henri, 1841-1916, qui fut suffragant à Champvent, puis pasteur à Bolle, neveu du n° 2. — 4. Auguste, * 1875, Français par option, rédacteur à la Suisse libérale, à la Tribune de Vevey, au Journal du Locle, à la Feuille d'Avis des Montagnes (Ghaux-de-Fonds), tué dans une chute d'avion le 15 oct. 1912 à La Chaux-de- Fonds. — V. Mess, boiteux de Neuchâtel 1914. [M. R.] BIPSCHAL (franc. Bévesier) (G. Berne, D. Nidau, Com. Gléresse. V. DGS). Ancien village réduit aujourd'hui à trois maisons entre Gléresse et Douanne. Station palafittique de l'âge de la pierre. La localité est mentionnée en 1311 ; en 1480 l'hôpital de Berne y possédait une vigne, ainsi que le couvent de Saint- Jean. Il eut à plusieurs reprises à souffrir des hautes eaux, ainsi en août 1851 et en novembre 1875 où une maison s'effondra dans le lac. — Voir Mulinen : Seeland 77. [E. B.] BIRCH, von (primitivement Meyer von Birch, rarement Birchmeyer). Famille éteinte de Zurich. Armoiries : d'argent à un rameau de bouleau au naturel à trois ou quatre feuilles. — 1. Uli (Meyer von Birch), issu d'une famille de maire (Meyer) de Birch (Birri) près Mûri (Argovie), reçu bourgeois de Zurich le 21 août 1428, dès 1463 membre du Grand Conseil Une tradition posté-
rieure lui attribue à tort la perte de la bannière à la bataille de Saint-Jacques sur la Sihl. — 2. Félix, probablement petit-fils du n° 1, chanoine du Grossmunster, adversaire actif de Zwingli, f 26 octobre 1526
(voir SSt G X 1 , 1 ) . Ses deux frères apparaissent comme membres des Constables et portèrent alors le titre de gentilhomme ; plusieurs descendants firent partie du Grand Conseil, ainsi — 3. Friedrich, prévôt des boulangers 1589, f 1599.
- 4. Rudolf, 1582-1636, greffier à Knonau 1608, fondateur de la première société de musique de Zurich 1613. — 5. Salomon, 1803-1894, de 1834 à 1865 pasteur dans différentes communes du canton de Zurich, publia dès 1832 le Manuel d'instruction religieuse. Ayant été reçu bourgeois de Bâle, il abandonna la bourgeoisie de Zurich après 1870 ; il est le dernier de son nom.
— Voir Promptuarien de Dûrsteler, Meiss, Keller- Escher. — MonatHche Nachrichten 1814. — TBG 1895. - - SKL. — Brennwald : Kurze Biogr. des Salomon von Birch. [W. U.] BIRCHEIM,BÙRCHEN (lat. Betula) (C. Valais, D. Rarogne. V. DGS). Com. et paroisse. Armoiries : d'azur à trois étoiles. Le plus ancien règlement de la Corporation des paysans date de 1345. La dîme fut partagée au XIVe s. par le chapitre de Sion entre les familles Ekkart et Esperlin ; le curé de Rarogne n'avait que la dîme de Novale. Cette situation fut confirmée en 1477 par l'évêque Walter Supersaxo. Les droits des Ekkart furent rachetés en 1576 pour 400 lb. ; la grande dîme en 1650. Birchen appartenait avec Unterbâch à la paroisse de Rarogne. En 1504, le pape Jules II autorisa l'érection d'une paroisse pour ces deux communes ; l'église, bâtie à Unterbâch, fut consacrée en 1508 et agrandie en 1674 et 1675 Le rachat définitif des droits de l'église de Rarogne n'eut lieu qu'en 1860 ; en 1879, Birchen forma une paroisse autonome. Population : 1798, 302 hab. ; 1910, 457. [L. Mr.]
BIRCHER. Familles des cantons d'Argovie, de Lucerne et d'Unterwald.
A. Canton d'Argovie. Famille bourgeoise de Kùttigen, venue du canton de Lucerne par l'intermédiaire du couvent de Beromunster, qui possédait le village de Kûttigen depuis 1036. Armoiries: d'or au dextrochère portant une feuille de bouleau au naturel sur trois monts de sinople. — 1. Andréas, * 9 septembre 1822, maître aux écoles de district à Laufenbourg, Kulm et Reinach, secrétaire de préfecture à Laufenbourg 1869-1874, publia : Das Fricktal in seinen historischen und sagenhaftenErinnerungen (ASG V).
— 2. Heinrirh, médecin, * 6 avril 1850, étudia à Heidelberg et à Berne, et, quoique étudiant, servit comme chirurgien dans la guerre franco-allemande ; de 1887 à 1917, il fut directeur et médecin-chef de la division de chirurgie de l'hôpital cantonal d'Aarau, dont il fut un des principaux fondateurs. Colonel et médecin de corps d'armée dans l'armée suisse. Il publia une quantité de travaux de médecine et de science militaire : Handbuch der Krie gsheilkunde ; Bevision der Genfer Konvention ; Untersuchungen iiber die Wirkungen der Handfeuerwaffen und der Artilleriegeschosse. Il confectionna tous les reliefs et dressa la plupart des cartes du Musée de la Guerre et de la Paix à Lucerne. Un atlas historique dont il est l'auteur est sous presse.
— 3. Eugen, médecin, fils du n° 2, * 1882, étudia à Bâle
BIRGHER