‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 94 sur 425 · BLANKENBOURG (BARONS DE · texte numérisé non relu

BLANKENBOURG (BARONS DE

maire du même lieu, et le devint officiellement au décès de sa mère. En 1285, il était vidame de Naters. En 1291, il revendiqua pour lui et son neveu Jean, la seigneurie de Simplon, achetée par l'évêque Boniface de Challant, mais qui lui revenait en droit par donation de son beaupère et héritage de ses frères ; la même année, il négocia la paix entre les gens de Saas, Stalden, Saint-Nicolas et Zermatt et les communes de Valansasca et Macugnaga. En 1296, l'évêque de Sion, la commune de Loèche et lui conclurent pour dix ans un traité de combourgeoisie avec Berne et un accord contre les Rarogne et leurs alliés : Rudolf von Weissenbourg, Arnold et Walter von Wàdenswil. En 1301, il fut témoin avec son neveu Jean de la paix signée entre l'évêque de Sion et Amédée V de Savoie et se porta caution en 1305 dans l'accord sur le règlement des dettes de l'évêque envers le comte, f peu après 1309. — 4. Thomas, fils du n° 3, chanoine de Sion 1291, chantre de la cathédrale 1298-f 1337, fut excommunié en 1311 avec d'autres membres du clergé par l'archevêque de Tarentaise et l'évêque de Sion pour avoir refusé de se soumettre aux statuts de 1302 ; l'évêque Aymon de Châtillon le releva de son excommunication en 1313. En 1314, il conclut avec Pierre de Rarogne, vidame de Sion, un accord délimitant leurs compétences sur le marché de Viège. Il remit en fief en 1315 la majorie de Viège à son neveu Anton, comte de Naters, et la reprit au décès de celui-ci, en 1331. En 1325, il bâtit à Sion l'église de Tous Saints. — 5. Johannes I, neveu du n° 3, reçut en 1300 une tour en fief de l'évêque ; comme vidame a Monte Dei superius (Conches, en amont du Deichsberg), il renonça en 1301 à poursuivre les gens de la vallée qui avaient molesté l'évêque. — 6. Johann II, troisième fils du n° 3, vidame de Conches, donna en 1304 à titre de comte de Naters, sa part sur la maison forte du défunt chevalier Pierre d'Aoste à l'hôpital fondé à Brigue par l'évêque. — 7. Anton I, fils du n° 6, comte de Naters et vidame de Conches, vendit en 1320 un fief à Bramois à Simon de Lens et prêta hommage en 1324 comme maire de Viège ; f vers 1331. Sa fille héritière — 8. Isabella, appelée parfois mairesse de Viège, épousa en 1334 le chevalier — 9. François de Compey, du Genevois, qui reprit pour lui et ses descendants le titre de comte de Blandrate. Il prêta hommage comme maire de Viège et vidame d'Ernen en 1333 ; châtelain de Martigny la même année ; remit en 1339 à la commune de Reckingen toutes ses servitudes et se reconnut vassal de l'évêque pour la paroisse et majorie de Viège ; il participa au Concile général de Sion où toute la juridiction du Valais fut discutée ; en 1343, il acheta la majorie d'^Ernen ; en 1348, il fut l'un des arbitres de l'évêque dans la paix entre ce dernier et Amédée VI de Savoie et en 1352 il participa à l'accord entre Amédée et les nobles, communes et personnes du Valais épiscopal depuis la Morge en amont, f peu après 1357. — 10. Anton II, fils du n° 9, céda en 1355 des biens à Viège à F. de Platea. Durant les guerres civiles qui éclatèrent après le départ d'Amédée VI, les Blandrate prirent le parti des de la Tour et des Rarogne contre les Tavelli. Isabelle, mère d'Anton V, qui avait cédé le 2 juillet 1365 avec le consentement de l'évêque le château de Viège, la majorie et la juridiction sur toute la paroisse à Petrus de Platea, fut assassinée avec son fils, le 2 nov. 1365 au pont de Naters. Le pape et les pouvoirs temporels intervinrent. Les biens confisqués aux Blandrate durent leur être restitués, et — 11. Johann III, frère du n° 10, fait prisonnier avec les enfants de celui-ci : Isabella et François, et remis en otage aux Supersaxo de Naters, dut être rendu à la liberté. Johann était en 1367 maire de Viège. Amédée VI de Savoie, négocia la paix entre l'évêque et les de la Tour, dans laquelle étaient compris les biens des Blandrate. Aucune réparation ne paraît cependant avoir été faite à ces derniers et l'état de choses d'avant le 2 novembre 1365 ne fut pas rétabli. Johann, alternativement nommé von Visp, Compey ou Blandrate, fut encore député des dizains supérieurs en 1410 dans un accord avec Amédée de Saint-Gall. Il laissa un bâtard — 12. Jean, procureur et sergent du chapitre de Sion en 1418. Avec lui s'éteignit la branche valaisanne. — Voir Gingins-

I La Sarraz : Documents pour servir à l'histoire des comtes de Blandrate. ■ — ■ Gremaud, dans MDR 29-33. — H. Dùbi : Saas-Fee und Umgebung. — Bianchetti : L'Ossola inferiore. — Durandi : Alpi Graie et Pennine. — BWG I 375. [Heinrich dùbi.]

Au même rameau que la famille valaisanne appartiennent des Blandrate de Saluées, venus à Genève au moment de la Réforme. Armoiries : de gueules au chevalier armé, l'épée à la main, le cheval au trot. — Georges, célèbre médecin, illustre arien et socinien, * vers 1520, f 1588. Échappé aux poursuites de l'inquisition romaine, il fut reçu habitant de Genève le 4 nov 1557. Dès 1558, il se vit forcé de se soustraire par la fuite à l'intolérance calviniste pour avoir, avec Alciat et Gentilis, professé et répandu dans l'Église italienne des opinions antitrinitaires. Il devint par la suite conseiller intime et médecin du roi de Pologne et des princes de Transylvanie. — Voir Calvin : Opéra IX, p. XXXI, XXXII, et col. 321. — Galiffe : Not. gen. IV. — Gautier : Hist. de Genève. — MIG XIV, p. 1, 102. — MGD XX, 419. — Gautier : Médecine. — Galiffe : Le refuge italien, 123. [Em. T.]

BLANK. Famille des cantons de Berne et de Schaffhouse.

A. Canton de Berne. Famille d'Anet et de Thoune, répandue aux XIVe et XVe s. à Sigriswil et à Steffisbourg, où elle est encore représentée, ainsi qu'à Anet et Cerlier. — Peter est, en 1502, président du tribunal libre de Steffisbourg. — Voir Schiffmann : Dorf und Landschaft Stefflsburg. [K.-R.]

B. Canton de Schaffhouse. Ancienne famille bourgeoise de la ville de Schaffhouse mentionnée au commencement du XVIes.

Armoiries : de gueules aux forces d'or sur trois monts de sinople. — 1 . Heinrich, *le 13 mai 1548, étudia à Strasbourg, fut pasteur dans le Palatinat, puis en 1574 à Malterdingen (Bade), en 1600, auf der Steig à Schaffhouse, t 1607. — 2.Alexander, * le 7 septembre 1606, proviseur à l'école allemande 1640, juge 1646, membre du

Grand Conseil 1652, juge-baillival 1666, t le 7 juillet 1680. — 3. Hans-Heinrich, * le 28 octobre 1658, capitaine de la ville. — 4. Johann- Conrad, * le 29 janvier 1711, peintre et vitrier, plus tard artiste-peintre, f le 5 juillet 1770. — ■ Voir Genealogische Register derStadt Schaffh. — S KL. — [Wanner- Keller.J — 5. Joseph-Bonavita, peintre, 1740-1827, né et mort à Wùrzburg. A 15 ans, il devint moine franciscain, en 1763 prêtre et fut pendant un certain temps prédicateur et confesseur au couvent de Paradis, près de Schaffhouse ; il fit de nombreux voyages en Suisse dans toutes les directions, afin de rassembler des motifs pour ses célèbres tableaux. — Voir SKL. [H. Tr.]

BLANKENBOURG (Bettelried) (C. Berne, D.

Obersimmental, Com. Zweisimmen. V. DGS). Vge mentionné pour la première fois en 1325. Sur le versant méridional du Schlossbùhl est situé le château ; probablement érigé par les barons de Weissenbourg, il appartint, de 1329 à 1386, aux seigneurs de Thùdingen. Il fut pris par les Bernois lors de la conquête du Simmental et devint le siège de la Chatellenie jusqu'en 1798. Un incendie le détruisit en 1767, mais il fut rebâti ensuite. — Voir Jahn : Kanton Bern. — Ib. Imobersteg : Simmenthal. — D. Gempeler : Heimatkunde des Simmenthals. — L. v. Tscharner : Die obers. Herrschaft Mannenberg (avec vues). [S. I.]

BLANKENBOURG (BARONS DE) (lat. de Albo Castro). Famille bernoise éteinte qui avait pour berceau soit Blankenbourg même, soit un château, aujourd'hui disparu, situé entre Thumen et Burgistein. Armoiries : de sable à un château d'argent. — 1. Richard, cité en 1316, était apparenté à la famille Weissenbourg. — FRB IV. — 2. Anton, fils du n° 1, cité de 1323 à 1352, chevalier, du Conseil de Berne 1327, bailli de Laupen 1339-1346, était en 1352 avec l'armée bernoise devant Zurich. — 3. Niklaus, frère du n° 2, collateur de Thumen 1336- 1359, du Conseil de Berne, fonda en 1349 plusieurs au-

BLANVALET

BLARER

tels dans l'église de Thurnen. — Voir SDH 111. — .Miilinen : Beitrâge III, 132 ; IV, 167-171. -- AHS 1895,

Château de Blankenbourg en 1840. D'après une lithographie de J. Wagner.

BLANVALET. Famille d'origine française fixée en Allemagne, dont Frédéric fut reçu habitant de Genève en 1779. — 1. Louis - Henri, 1811-1870, poète lyrique. Il fonda en 1833, avec quelques camarades, VAlbum littéraire, qui ne vécut qu'un an, et quelques années plus tard, la Société des Rapins. De cette époque datent ses meilleures poésies ainsi que des œuvres en prose.

En 1835, il obtint un prix de 500 fr. au concours ouvert par l'Église nationale à l'occasion du jubilé de la Réformation. Précepteur à Francfort chez Ch. de Rothschild, il créa avec quelques écrivains allemands et français le Magasin de la Jeunesse où parut pour la première fois son chef d'oeuvre, La petite sœur. En 1854, il se fixa définitivement à Genève. Principales œuvres :

Une lyre à la mer, 1844 ; Les femmes poètes en

Louis-Henri Blanvalet.

D après une photographie.

France, 1856 ; Album poétique, 1858 ; Poésies posthumes, 1871. — Voir A. Carteret, dans BIG XVI, 347. — Marc Monnier : Genève et ses poètes — JG 16 mars 1870. — Julliard : Petite bibliothèque helvétique : H. Blanvalet. — Montet : Dictionnaire. — Arch. d'État Genève. fEm. T.] BLANZ. Ancienne famille de la ville de Schaffhouse Armoiries: d'or à un faisceau de rubans de sable et d'argent sur trois monts de sinople. — 1. Hans-Ulrich, de Rastatt (Bade), acquit en 1639 le droit de bourgeoisie pour 50 fl. — 2. Stephan I, fils du n° 1, * le 26 décembre 1641, devint administrateur de l'hôpital 1684 — 3. Stephan II, * le 27 août 1737, secrétaire de l'hôpital 1764, proviseur dans la première classe de l'école allemande 1791 ; t le 22 octobre 1791. — 4. Hans-Jacob, * le 26 juin 1744, capitaine de la ville, f en 1819. — 5. Johannes,

* le 16 février 1847, directeur de musique et organiste à Zurich ; f le 27 décembre 1918. — Voir Genealogische Register der Stadt Schaffhausen. [Wanner-Keller.]

BLAPPERT. Voir Plappart.

BLARER, BLAURER, PLAWRER. Une des plus anciennes familles bourgeoises de Saint-Gall. Armoiries : d'argent au coq de gueules. Variantes : Blarer de Gyrsberg : le coq est membre de sable et becqué d'or ; Blarer de \\ artensee, coq membre et becqué d'or.

I. Blarer de Saint-Gall et de \\ 'artensee. — 1. Ulrich, un des fondateurs de l'hôpital du Saint-Esprit à Constance en 1225 et de l'hôpital du Saint-Esprit à Saint-Gall en 1227. — 2. Diethelm, bourgeois de Saint- Gall et aussi de Zurich en 1363. 11 épousa Elisabeth von Wartensee, qui lui apporta le château de Rorschacherberg. Il fut l'ancêtre des Blarer von Wartensee et le premier qui porta ce nom. — 3. Diethelm, fils de Hans- Jakob bailli de Rorschach, abbé du couvent de Saint- Gall 1530-1564 ; il fut élu à Mehrerau par les conventuels qui avaient été expulsés lors de la Réformation. Après la seconde paix de Cappel, il put rentrer à Wil, le 12 décembre 1531, et quelques jours après, la plupart des sujets du couvent lui prêtaient serment à la landsgemeinde de Gossau et à celle de Lômmiswil. Diethelm fît valoir à plusieurs reprises ses prétentions sur Saint- Gall, jusqu'à ce qu'en février 1532, des négociations commencèrent en présence des députés des quatre cantons ; on y décida la restitution du couvent et le paiement d'un dédommagement par la ville ; en outre, les deux parties conservèrent leurs confessions respectives. Avec la rentrée de l'Abbé à Saint-Gall commença la restauration du catholicisme sur les terres du couvent et des droits de souveraineté dans le Rheintal et le Toggenbourg. Diethelm s'employa avec succès à restaurer les finances du couvent, qui étaient en souffrance Sous son administration, le couvent de Saint-Jean, dont

Diethelm Blarer. D'après une enluminure de 1629, dans Sanct Gallischcr namhaffler Geschichte (1629).

la ruine était imminente, fut annexé à l'abbaye avec le concours des cantons catholiques, de sorte que l'abbé Diethelm porta le premier aussi le titre d'abbé de Saint- Jean. Pendant toute la durée de son administration.

BLARER

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Diethelm s'efforça de lutter contrejle relâchement des mœurs et de rétablir l'ordre légal. Le couvent lui décerna le titre de « troisième fondateur ». Il mourut le 18 décembre 1564, peu de temps après avoir renouvelé une alliance avec Charles IX, roi de France — [F.Willi.1 — 4. Ludwig II, 35e abbé d'Einsiedeln. Il était capitulaire et doyen de Saint-Gall lorsque Schwyz lui demanda, le 8 août 1526, de reprendre l'abbaye d'Einsiedeln dont le chef, l'abbé Konrad III von Hohenrechberg était alors âgé de 86 ans. Il prit possession de sa charge le 14 août, fut reconnu par le pape Clément VII en 1528 comme administrateur et en 1533 seulement comme abbé. f26 février 1544. — [R-r.l — 5. Michael-Ferdinand, à Kopfberg, conseiller et camérier de l'électeur Max, fut anobli en 1636 par l'empereur Ferdinand II. II. Blarer de Gyrsberg. — 6. Eglolf, frère du n° 2, fit des dotations à l'hôpital de Constance et acheta Gyrsberg. — 7. Albrecht, chanoine en 1389, doyen du chapitre de Constance en 1399, évêque en 1407. — 8. E(jlolf, abbé de Saint-Gall de 1426 à 1442, précédemment prieur de Saint-Biaise. Son premier soin fut de mettre fin aux hostilités avec les Appenzellois ; à la suite d'une sentence arbitrale des Confédérés, une paix définitive fut conclue avec l'évêque de Constance, la noblesse et l'abbé Eglolf, à qui un dédommagement fut accordé. Ce dernier s'occupa également de réformer l'administration du couvent et de reconstruire l'église et d'autres bâtiments, détruits par l'incendie de 1418. En 1437, il conclut une alliance avec Schwyz, dans laquelle furent compris le couvent, les sujets du Toggenbourg et Wil. Ce fut le point de départ de l'alliance de 1451 qui fit de l'abbaye une alliée des Confédérés. En 1429, il confirma les franchises de la ville de Saint- Gall. — 9. Johann, frère du n° 7, abbé de Weingarten de 1416 à 1437. — 10. Gerwig, f 1567, * à Constance, fit ses études à Fribourg, Paris et Bologne, abbé de

Weingarten. — 11. Ambrosius, * le 4 avril 1492, immatriculé à Tubingue en 1505, maître-ès-arts 1513 ; il continua ses études de théologie à Tubingue et se lia étroitement avec Mélanchthon.

Prédicateur en 1525 à Constance où la nouvelle croyance avait déjà gagné du terrain. Lors de la dispute de Baden, il eut une violente discussion avec Eck ; lors de la suivante, à Berne, il acquit par sa prédication une haute considération et se lia avec des réformateurs de la Suisse et du Sud de l'Allemagne. En 1534, il commença à réformer l'Université de Tubingue, et dans les dernières années de sa vie, se consacra à organiser l'église de Constance. De 1550 à 1559, il fut premier pasteur de Bienne, puis, par intérim, jusqu'en 1563 à Leutmerken, mais fut obligé de résigner ses fonctions à la demande des V cantons, t le 5 décembre 1563 à Winterthour. Sa correspondance avec son frère Thomas (publiée par Th. Schiess) contient une foule de détails sur les progrès de la Réformation et la politique des années 1540. — 12. Thomas, frère du n° 11, étudia de 1514 à 1519 le droit à Fribourg et se rendit en 1520 à Wittenberg, où il se voua à la théologie. A son retour, il devint conseiller et bourgmestre de Constance et, de concert avec son frère, un des principaux promoteurs de la Réformation. Lorsque Constance passa à l'Autriche, il perdit sa place, de même que son frère, et se vit contraint de se retirer à Kempten (Zurich). Après s'être fixé à Neu-Girsberg, 1562, il se voua entièrement à des travaux littéraires, et mourut le 19 mars 1567. — 13. Albert, fils du n° 12, * 1543, devint pasteur à Leutmerken de 1585 à 1592, après avoir été médecin de la cour à Deux-Ponts, mé-

Ambrosius Blarer.

D'après une gravure sur bois

tirée de la Gesch. der Famille

Ammann von Zurich.

decin de la ville à Landau, professeur à Heidelberg et médecin de la ville à Saint-Gall. [F.Willi.]

III. Blarer de Wartensee à JEsch (Bâle). Les membres laïques de la famille d'^Esch résidèrent, soit au château épiscopal de Pfeffingen, soit au château de la famille à ^Esch en qualité de grands-baillis ou de conseillers des princes-évêques de Bâle ; les ecclésiastiques firent en général partie du chapitre de la cathédrale de Bâle. Le fondateur de la famille est : — 14. Wolfgang- Dietrich, f 1612, fils de Wolfgang-Dietrich de Wartensee près Rorschach.

— 15. Jacques - Christophe, princeévêque de Bâle, frère du n° 14, * le 11 mai 1542, étudia à Fribourg-en-Brisgau et trouva de bonne heure accès aux chapitres de Constance et deBâle. Il succéda à Melchior de Lichtenfels comme évêque de Bâle le 22 juin 1575, alors que l'évêché était dans une situation critique.

Plein d'énergie, il entreprit de restaurer la principauté et le diocèse. En premier lieu, il chercha à se rapprocher des cantons catholiques ; le 28 septembre 1579, une alliance fut conclue à Lucerne et solennellement jurée à Porrentruy le 12 gura son programme

Jacques-Christophe Blarer.

D'après Yautrey : Hist. des évèques

de Bâle.

janvier 1580. L'évêque inaude restauration en publiant les décrets du Concile de Trente (1581) ; il convoqua ensuite à Delémont un synode du diocèse. En 1583, il fit imprimer les Statuta synodalia, en 1584 le Brevarium Basiliense, en 1585 le Martyrologium et le Directorium Basiliense, en 1586 le Missale Basiliense. Il établit, à l'usage de la cour, une imprimerie à Porrentruy en 1592. Fort de l'alliance avec les cantons catholiques, il organisa dans ses États un mouvement de contre-réformation, surtout dans le Birseck et la vallée de Laufon. Comme la population de ces contrées était unie à Bâle par un traité de combourgeoisie, il ne put éviter un conflit avec la ville. En vertu du traité conclu en 1559 avec Melchior de Lichtenfels, Bâle proposa un tribunal arbitral pour sauvegarder ses droits de combourgeoisie, mais l'évêque contesta à la ville le droit de recevoir des sujets de l'évêché comme combourgeois et prétendit pouvoir racheter les seigneuries et les droits que ses prédécesseurs lui avaient hypothéqués. La ville renonça en 1585, au cours du procès, à la combourgeoisie contestée contre abandon définitif des prétentions épiscopales sur elle ; elle s'engagea en outre à payer à l'évêque un dédommagement de 200 000 fl. En 1591, Jacques-Christophe fonda un collège de Jésuites à Porrentruy ; on lui doit aussi les fonderies de Courrendlin et de Ûndervelier. A sa mort, le 18 avril 1608, il laissa l'évêché de Bâle dans une situation prospère aux points de vue matériel et intellectuel. C'est avec raison qu'on le compare à Charles Borromée avec lequel il fut toujours étroitement lié. — Voir Bévue de la Suisse catholique X. — J. Burckhardt : Die Ge genre formation in den... Vogteien Zwingen, Pfeffingen und Birseck. — L. Vautrey : Hist. du Collège de Porrentruy. — L. Vautrey : Hist. des évèques de Bâle. — K. Gauss, dans BJ 1918 et 1919. — [F.Wilu.] — 16. Anton, 1798-1864, étudia à Karlsruhe, Fribourg et Berne. Devint avocat à Fribourg-en-Brisgau et auditeur d'un régiment au service de France. Lors de la séparation des deux Bâle il fut président du gouvernement provisoire de Bâle-Campagne, puis président du Grand Conseil et représenta son canton au Conseil des États

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