‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 160 sur 258 · DIO · texte numérisé non relu

DIO

lui rn procurèrent tour . lour la reconnoissancc cl la gratitude.

La république de Rhodes, selon le'récitdc notre historien architecte , faisoit à Diognètes une pension annuelle, en considération de son mérite et de se» •eniecs. Un autre architecte nommé Callias, venu d'Aradu» à Rhodes, proposa au peuple un modèle où étoit un rempart sur lequel il plaçoit une machine tournante qui prenoit et enlevoit une hélepole placée près de la muraille, et la Iransportoit en dedans du rempart. Les Hhodiens, enchantésde l'effet et du jeu de cette machine en modèle, ôtèrent à Diognètes la ■tension dont il jouissoit , pour la donner à Callias.

Quelque temps après, le roi Démétrius appelé Poliocertr , ou preneur de villes, déclara la guerre aux Rhodieus. Ce roi avoit dans son armée un excellent architecte athénien, nommé L'pimachus, qui lui bâtit uue hétépnte avec une dépense et un travail tout-à-fait extraordinaire. Elle avoit 125 pieds de haut et ck> de large ; elle étoit couverte de tissus, de poil et de cuir à l'épreuve de la plus forte baliste. Les Rhodicns sommèrent Callias de mettre sa machine en irtivre , d'enlever Yhélépole et de la transporter audelà du rempart, comme il avoit promis de le faire; mais le faiseur de projets n'eut d'autre ressource que de s'excuser sur la différence du modèle à l'exécution , et sur l'impossibilité de réaliser en grand ce que sa machine promettoit en petit.

Les Rhodicns comprirent qu'ils avoient eu tort d'offenser Diognètrs pour se livrera un théoricien dont les spéculations ne les tireraient pas d'affaire. Cependant l'ennemi faisoit des progrès, le» machines avançaient , et tout leur présageoit la ruine de leur ville, l - i peur les força de recourir à l'homme qu'ils avoient éloigné. Diognètes les refusa d'abord ; mai» lorsqu'il vit les instances des prêtres et des enfans de» plus nobles de la ville, il promit de se rendre, à condition que Yhèlénole seroit à lui s'il pouvoit la prendre , ce qui lui fut accordé.

Alors Diognètes fit percer le mur de la ville visà-vis le lieu où la marhine devoit s'avancer; il ordonna à chacun d'apporter en cet endroit ce qu'il pourrait d'eau , de fumier et de bouc, pour les faire couler dans les canaux au travers de celte ouverture et les répandre au-devant du mur; ce qui fut exécuté la nuil. Le lendemain, lorsqu'on voulut faire avancer Vhtlèpole, avant qu'elle fût approchée de la muraille, elle s'enfonça dans la terre, de manière qu'il fut impossible de la faire ni avancer ni reculer. l)émétrius, frustré dans sou attente par l'intelligence de Diognètes, leva le siège et remonta sur ses vaisseaux.

Les Rhodiens délivré» s'assemblèrent pour remercier leur libérateur, et lui accordèrent tous les priv ilégc» et tous le» honneurs par lesquels ils pouvoient lui témoigner leur reconnoissa-nce.

Diognètes fit entrer Yhitipolt dans la ville , et la mit dans la place publique avec cette inscription:

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