‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 169 sur 258 · DRE · texte numérisé non relu

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son entier, et bâtie des plus belleTpierres de taille. Des inscriptions bien conservées lui auraient fourni de précieux renscignemens «ur Brama , niais il ne put obtenir d'eu avoir communication. Il t a encore d'autres ruines qui prouvent qne ce dut être nnc ville considérable. On y voit d'antiques bassins pleins d'eau vive; deux d'entre eux sont tout revêtus de marbre. On entre dans de vieilles murailles où étoient des jardii de g,

jeux et des exercices

DRAPERIES, s. m. pl. Des étoffes suspendues, retroussées et attachées , soit pour séparer des pièces, soit pour former des retranchemens dans une seule pièce, soit pour tapisser des murs, paraissent avoir été fort en usage chez les anciens , si l'on en croit les lias-reliefs et les peintures antiques. Rien n'y est jjus commun que ces draperies ainsi disposées.

On use encore de ce motif dans la décoration des intérieurs, et la peinture s'en est souvent eniparee avec succès. Les draperies de la chapelle Sixtine à Rome sont en ce genre un chef -d'oeuvre de goût et d'exécution. Ce genre prête à la plus grao<~ Gomme on peut supposer que les étoffes à brodées en or et brillantes des plus le décorateur a le champ le plus libre magnificence et à toutes sortes de variées les unes que les autres.

Les draperies peintes sont d'un emploi anssi utile qu'agréable dans les décorations de théâtre. On s'en sert ingénieusement pour rétrécir la trop grande ouverture des avant-scènes , pour faire des pentes dans les plafonds, pour réunir les intervalles des coulisses, et raccorder ensemble beaucoup de parties qui sans cela resteroient toujours incohérentes.

On a quelquefois employé dans l'architecture des

trouve de ce genre aux deux colonnades de la place Louis XV, à Paris , au-dessous des appuis des croisées. Cet ornement n'a pas eu de succès ; il est d'un motif insipide , et ne fait point d'effet. On lui préférera toujours les festons et les guirlandes, qui, bien que fort surannés , tant on en a fait abus , prêtent i à la

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couleurs , a la

DRESSER, v. a. C'est

Dresser d'aligné* ex t. C'est cordeau.

Dresser de hiveac. C'est aplanir le

Dresser en charpexterie. C'est tringlcr au deau une pièce de bois pour l'cquarrir.

Dresser es mexuserie. C'est dégrossir et i nir le bois.

Dresser cse pierre. C'est l'équarrir et parallèles ses faces opposées.

DROIT, adj. m. C'est-à-dire, en architecture, perpendiculaire , opposé au biais. On dit un berceau droit , une porte droite , c'est-à-dire dont la direction est perpendiculaire à l'entrée.

DICA (Giaoosio del). Elève de Michel-Ange en sculpture et en architecture. Ce fut lui qui éleva au-dessns de la coupole de l'église de Notre-Damede Lorettc à Rome , dont S«u>Gallo avoit donne le plan , cette énorme et massive Lauterue qu'on cite comme un exemple de mauvais goût et de disproportion en ce genre. Il ne fut pas plus heureux dans le dessin qu'il donna des deux portes latérales de cette église. La grande fenêtre qui est au milieu de la façade du palais des Conservateurs au Capitole est encore de cet architecte , et l'on sait à quel point cette production bizarre en dépare l'ordonnance. Il n'v a pas beaucoup plus de bien à dire du palais Pamphili , situé près de la fontaine de Trevi : s'il y a du remarquable , c'est la lourdeur des modillons de la

cnmo del Duc a fut du nombre de ceux qui , comme on l'a dit à la vie de Michel- Ange, outrèrent les défauts de leur maître , et restèrent fort au-dessous de ses qualités. On approuve davantage le petit palais Strozzi , bâti près de la villa Negrnni. Le plan qu'il donna de la villa et des jardins Mathei est bien entendu.

Giacomo del Duca retourna à Païenne , sa patrie , après avoir construit tant à Rome qu'à Caprarola. Il v fut nommé ingénieur en chef; mais l'envie lui suscita de terribles ennemis. Il fut assassiné dans cette ville.

DYOSTYLE, s La

Edifice qui est à colonnes toit un dj ost rle.

ÉBAICHE , s. f. Se dit de la première forme qu'on donne à une pierre, a un marbre, etc. Ce mot, qui vient de l'italien abozzo, s'applique particulièrement aux ouvrages de sculpture. A l'égard de l'architecture, on se sert plus volontiers du mot esquisse, (foret Esquisse.)

ÉBAUCHER , v. a. On ébauche un chapiteau, un vase, uue frise, etc. En taille de pierre, ébaucher c'est dresser a pans une base, une colonne, avant de les arrondir. En charpenterie , c'est , après qu'une pièce de bois est tringlée au cordeau ou tracée suivant une cherche , la dresser avec la coignée ou la scie avant de la laver avec la bësaigoë. En menuiserie , ébaucher c'est dresser le bois «tcc le fermoir avant de l'aplanir avec la varlope.

ÉBOLZTNER, v. a. C'est ôter d'une pierre ou d'un moellon le bouziu et les moyes, et l'atteindre avec la pointe du marteau jusqu'au vif.

ÉCAILLES, s. f. pl. Petits ornemens qui se taillent sur des moulures rondes, en manière d'écaillés de poisson. On les adapte aussi sur des couvercles de vases, de trépieds , et on en décore quelquefois la convexité des coupoles.

La couverture du petit monument de Lrsistrate à Athènes, appelé vulgairement la lanterne de Démostliène , a son sommet ainsi sculpté. L'origine de ce genre d'ornement adapté à ce genre d'architecture , est facile à reconnoitrv. En bien des pays on taille ainsi les ardoises sur les toitures. Les tuiles de bois qu'on pratique ailleurs s'ajustent volontiers en forme À' écailles. Le dôme de la Sorboone à Paris est couvert d'ardoises ainsi façonnées, et cette pratique convient assez bien aux parties convexes.

Écailles ou Éclats de marbre. Ce sont les recoupes du marbre qu'on pile et qu'on réduit en poudre pour en faire du stuc.

Écailles de roche. Ce sont des fragtncns de roche délitées, dont on se sert pour bâtir, mais surtout pour couvrir les maisons. Cette sorte de couverture, solide mais rustique , est employée dans quelques villes de France, surtout en Bourgogne.

ECHAFALD, s. m. On désigne par ce mot des espèces de planchers provisoires dont on fait usage pour construire ou réparer les édifices , pour élever des fardeaux , et pour des opérations extraordinaires.

La construction des échajauds varie en raison des

objets auxquels ils sont destinés. On en distingue de cinq sortes :

i ° Les échafauds des maçons ;

a0 Les échafaiuls de charpente ;

3° Les échafauds de menuiserie ;

4" Les échafauds mobiles;

5° Les échajauds volans ou suspendus.

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