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gobetage , consiste à jeter sur le mur ou la cloison <lu plitre gâché clair. On use pour cet effet d'un balai an moyen duquel on couvre toute la superficie d'une couche mal unie. I<a seconde couche se fait avec du plâtre moins clair, jeté avec la truelle ou la main , et râclé avec l'épaisseur de la truelle. Enfin , la troisième couche se fait avec du plâtre plus ou moins fin , qu'on étend avec un instrument fait exprès pour effacer les ondulations de la truelle.
ENFA1TEMENT, s. m.C'eit une table de plomb qui couvre le laite d'un comble d'ardoises.
EftMfratSMT a jota. C'est un enfaîtement qui a encore des ornemens de plomb évidés, dont la continuité sur le faite du comble forme une balustrade; comme au château de Versailles.
ENFAITER , v. a. C'est couvrir de plomb le faite des combles d'ardoises , ou arrêter des tuile* faitières avec des crêtes sur ceux qui ne sont couverts que de tuiles
ENFILADE, s. f. On donne ce nom aux appartemens dout toutes les pièces sont disposées a la suite l'une de l'autre sur une ligne droite , de manière que les portes de ces pièces soient en alignement.
L'usage des appartemens en enfilade est assez général dans toute l'ilalie. Soit que ce genre de disposition, le plus simple et le plus naturel de tous, se soit conservé plus facilement dans un pa y s où la solidité des constructions donne moins d'essor aux variations do la mode; soit qu'il convienne à un climat chaud; soit qu'il se trouve d'accord avec la pompe et l'ostentation , qui forment assex volontiers le goût dominant des Italiens en fait d'appartement et de bâtisse, on le trouve dans les palais des grands comme dans les maisons des particuliers.
On ne saurait disconvenir que la disposition des pièces en enfilade ne donne aux appartemens un air de grandeur et de magnificence. Dans les palais elle est presque d'étiquette , et elle convient sans réserve aux appartemens de parade, où chaque pièce a une sorte de destination publique. Cette suite de pièces que La vue parcourt d'un coup-d'ceil quand les portes sont ouvertes, forme une perspective qui en impose aux spectateurs et donne une grande idée de l'opulence du propriétaire.
Cet usage a long- temps régné en France dans toutes les habitations. On n'en retrouve plus guère aujourd'hui d'exemples que dans les palais et dans les anciens châteaux. L'inconvénient des dispositions en enfilade est surtout sensible pour les appartemens d'une modique étendue. C'en est un que d'être obligé de faire traverser les pièces d'un appartement à ceux qu'on doit recevoir. Cette sujétion rend presque " inutiles les pièces qui sont condamnées a servir de passage.
Plus la commodité des distributions intérieures a
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fait de progrès dans les maisons particulières , plus on s'est déshabitué des enfilades. Ajoutons aussi que ce genre de distribution est monotone , et se prête peu aux ressources que le génie de la décoration sait tirer de la variété même des formes dont chaque pièce peut être susceptible.
ENFONCEMENT, s. m. Se dit de la profondeur des fondations d'un bâtiment. Par exemple , on mettra dans un devis que les fondations auront tant A" enfoncement.
On se sert aussi du terme enfoncement pour exprimer la profondeur d'un puits, dont la fouille doit se faire jusqu'à plus de ?. pieds au-dessous de la superficie des plus basses eaux.
ENFOLRCHEMENT, s. m. C'est l'angle solide formé par la rencontre de deux douelles de voûte. Le vouisoir qui forme ces deux douelles a deux branches comme une fourche.
ENGIN , s. m. Machine dont on se sert pour élever des fardeaux et qui est composée d'une sole avec sa fourchette , d'un poinçon , de quatre moises , de deux contrcfichcs , d'un rocher, d'un treuil avec tes bras, d'une jainbette, d'une Sellette, de deux liens, et d'un fauconneau ayant une poulie à chaque extrémité.
Le mot engin a été et est encore un mot générique , a le prendre dans le sens de son étymologie , qui est le mot ingenium, génie , esprit. Ainsi , il y * un vieux proverbe qui dit : Mieux vaut engin qut force.
Il paroît qu'on a appliqué à l'effet le nom de la cause , et le mot engin a été affecté, surtout en mécanique , aux inventions du génie de l'homme. L'art militaire s'en est d'abord emparé. Avant l'usage des canons , on appeloit du nom d'engins de guerre les machines dont on se servoit à la guerre. De là les mots génie militaire, ingénieur.
ENGORGEMENT, s. m. Se dit d'an tuyau de conduite ou de descente qui est obstrué par qud-
ENGRAISSEMENT, s. m. On dit en charpenterie assembler par engraissement, c'est-à-dire joindre si juste les pièces de bois, que, pour ne Laisser aucun vide dans les mortaises, les tenons y entrent à force; ce qui est essentiel dans les machines, dont quelques pièces éprouvent un mouvement continuel , pour empêcher le hiement.
ENLIER, v. a. C'est, dans la construction, engager ensemble les pierres ou les briques , en élevant un mur, de sorte que les unes soient posées sur leur largeur, comme on pose des carreaux , et les autres sur leur longueur, ainsi que les houtisses, et cela pour faire liaison avec le remplissage.
ENNLSURE ou ANNLSLRE, s. f. Morceaux
de plomb cd et aux pied» de»
comble.