‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 201 sur 258 · FAL · texte numérisé non relu

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cette partie de l'architecture que nous appelons fronton, et à laquelle on ne donne le nom de faîtage qu'en parlant le langage du charpentier plutôt que ivlui de l'architecte, {royez Fastigilm.)

Faîtage signifie donc particulièrement cette partie des bàtimens qu'on appelle aussi le comble; c'est l'assemblage de toutes les parties de la charpente qui servent à la couverture des maisons.

On donne aussi le nom de faîtage à la pièce de bois qui fait le haut de b charpente d'un bâtiment , et oi'i les chevrons sont arrêtés par en haut.

Les plombiers appellent faîtage un ais de plomb creux que les couvreurs mettent en haut des maisons.

FA Y Y Y. , s. m. A la même étymologie que le mot précédent, dont il est l'abréviation. Comme fattigium se prend au figuré dans le latin pour exprimer le plus haut point de l'idée qu'on veut rendre sensible, de même ou se sert dans un sens métaphorique du mot faîte, comme lorsqu'on dit «m faite de ta fortune, de* grandeurs, etc.

Faite siguifle au sens simple la partie la plus élevée du comble d'une maison, la pièce de bois qui porte le sommet d'un comble et où vont se terminer les chevrons.

Le tout-faite est une autre pièce de bois au-dessous du faite, liée par des entretoises , des bernes et des croix de saint Audré.

FAITIERE , adj. Formé de faîte. Ce nom ne se donne qu'à des objets placés au faite des combles. Ainsi l'on dit lucarne faîtière, tuile faîtière. {F~aycz ces mots.)

FALCONETTO (Jsun-Masie), de Vérone, ne en i jr>S, mort en i > ) \ , fat (ils et petit— fils do peintres peu célèbres dans leur temps. Lui-même ne fut d'abord qu'un peintre médiocre ; mais bientôt il donna la préférence à l'architecture, et s'y livra avec une ardeur qui devoit lui promettre des succès. Il commença par dessiner tout ce qu'il y avoit d'antiquités dans son pays ; puis il fit le voyage de Rome, où il mesura les ruines des édifices, et copia les beaux restes de la sculpture que le temps y avoit conservés. Il poussa ses recherches et ses études jusque dans le royaume de Naples.

De retour a Vérone, il fut accueilli par l'emperenr Maximilien, qui en étoit le maître. Maltraité ensuite par la fortune, il trouva asile et protection à Padoue ches le cardinal Bembo et Louis Cornaro , célèbre par la sobriété de sa vie et par sa Théorie tur l'art de vivre long-tempt. Ce sénateur avoit formé le projet de bâtir un palais près l'église de Saint-Antoine de Padoue ; il en confia l'exécution à Falconetto. On cite comme un ebef-d'eeuvre dans ce palais U galerie (loggia) construite en avant de la cour ; elle consiste en deux étages, chacun de cinq arcades décorées d'un ordre dorique en bas, d'un ioniqne en haut.

Falconetto bâtit dans la même ville , au palais du

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