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I nomie, soit par beaucoup d'autres -raisons , on aura préféré, en restaurant l'enceinte de ces villes, la construction en petites pierres liées par le ciment. La «obstruction intérieure aura été conservée , ainsi que cela arrive en tout pays et en tout temps, comme un massif de fondation et de soubassement tout fait. La destruction des muraille* de ville entroit jadis si souvent dans les vue* de la politique, qu'il ne faut pas
I toujours attribuer ces démolitions aux machines de guerre ; mais les cause* politique* changée* , on se trouvoit obligé de relever à la hâte les mars démoli* , et l'on ne prenoit pas toujours dans ce* constructions les soins que l'art eût exigé*. C'est ce qui nous explique, dans beaucoup de ville* antiques, l'incohérence et le* disparate* des construction* dont oa parle.
Du cote de la porte del Vejwo, et presque attenant à celte porte, on trouve en sortant de Fundi deux inscriptions antiques, eucadrée* dès l'origine dans la construction su|sérieurc du mur. Elles sont rédigées dan* le st) le et selon l'ortbographe du temps d'Auguste. Ou y lit les noms des édiles et des censeurs qui ont présidé à l'exécution du travail. Quelques autres renseiguemens porteroient à présumer que U partie du mur restaurée l'auroitélé par Auguste.
FUSA ROLE, s. f. On donne ce nom à l'astragale, raillé en forme de rollier ou de chapelet, qui est sous fove des chapiteaux dorique et ionique.
FUSELER, v. a. Ce root, qui vient de fuseau, s'applique a beaucoup de travaux, et signifie donner à un corps la forme d'un fuseau.
On s'en sert, par la même analogie, en architecture à l'égard des colonnes, et il veut dire travailler, façonner, dresser le fût d'une colonue, d'un candélabre. On dit d'une colonne qu'elle est bien ou mal fuselée, selon qu'elle offre un contour bien ou mal uni, plus ou moins régulier, un fond dressé avec plus ou moins de netteté , et une forme plus ou moins élégante. [Voyez Fit.)
FUT, *. m. Vient du latin fustis , bâton, et signifie , en architecture , cette partie de la colonne qui, comprise eutre la base et le chapiteau, offre l'idée d'un corps a longé et continu , semblable à un bâton. On l'appelle aussi tige, et le mot est alors emprunté des arbres, dout la colonne a pu prendre sou origine. {Voyez Arme, Charpente.)
En traitant de la colonue, de l'architecture, des ordres, et d'autres objets semblables, on a déjà parcouru ou l'on parcourra quelques-unes des notion» principles qui regardent le fût ou la tige. C'est pourquoi on ne fera mention ici que de ce qui se rapporte directement à l'objet de cet article.
Le* fats des colonnes diffèrent par leur forme, par leur proportion , par leur décoration.
La différence de forme la plus sensible est celle qui a lieu entre la colonne ordinaire et la colonne appelée torse , et dont le fdt est contourné en spi-
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raie. {Voytx Colonne.) Mais on observe entre les II fûts des colonne* des variétés de forme qui tiennent D au caractère de chaque ordre. Ainsi , dans l'ordre I dorique grec la forme du fût est souvent pyramidale, c'est-à-dire qu'elle éprouve du bas en haut une diminution remarquable. Aux autres ordres, le fût éprouve un renflement vers le tiers de sa hauteur. Ces sortes de modifications, qui font sortir plus ou moins le fût de la ligne perpendiculaire , n'ont point de régies positives; elles dépendent du goût de l'architecte , et leur autorité est dans les modèles de l'antique ou les exemples des grands maîtres modernes.
Les différences de proportion qu'éprouvent les fûts des colonnes sont frappantes , puisque , selon le caractère de l'ordre, et d'après les autorités existantes , on peut assurer qu'il se trouve des fûts qui ont à peine trois diamètres et demi , et d'autres qui ont plus de dix diamètres, (fo/ei les mot» Ordre, Dorique, etc.)
Les fûts des colonnes sont soumis à des diversités non moins sensibles pour ce qui regarde la décoration. Dans le système moderne on avoit cherché à établir , en ce genre , une progression depuis le prétendu ordre toscan , qui devoit avoir son fût lisse , jusqu'à l'ordre appelé composite} mais il faut dire que cette échelle est à peu près aussi imaginaire que celle des cinq ordres. Quand on réduit , selon le système antique , les ordres au nombre de trois , on I