‹ Dictionnaire historique d'architectureChapitre 258 sur 258 · H UT · texte numérisé non relu

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de toutes les pièces nécessaires aux besoins des voyageurs ou des personnes qui auraient à y faire quelque «('•jour-

HOTTE DE CHEMINÉE, s. f. C'est le haut ou le manteau d'une cheminée de cuisine, fait en forme de pyramide et en manière de trémie; c'est aussi le glacis en dedans par où le manteau se joint au tuyau par enchevêtrure. On nomme fausse hotte la hotte d'un tuyau dévoyé.

HOUE , s. f. Espèce de rabot qui sert à corroyer le mortier, et dont les pionicr» usent eucore |x>ur remuer la terre.

HOUILLE, f. Espèce de terre grasse et noire, ou de charbon de terre, dont on se sert dans les foyers, etc.

HOURDER , HOL RDIR , v. a. Faire un

hnurdis.

HOURDI, HOURDIS, s. m. Ouvrage de maçounerie en plâtre ou en mortier, grossièrement fait avec moellons et plâtras. C'est aussi la première couche de gros plâtre qu'on met sur un lattis pour former l'aire d'un plancher.

III. LS , s. m. Vieux mot français qui signifie porte, et dout on a fait le mot suivant.

III 1SSERIE, s. f. C'est l'assemblage du linteau et des poteaux d'une porte de charpente. On entend aussi par ce mot b menuiserie de la porte.

HUTTE, ». f. Petite habitatioii grossièrement faite , soit avec des branches d'arbres , soit avec de la terre et de la paille , ou de toute autre façon également légère et privée d'art.

On se sert surtout de ce mot pour désigner les habitations dont usent les peuplades plus ou moins sauvages, et les peuples étrangers à tous les arts comme à toutes les commodités de b vie civile.

Dans les pavs qui ont aboudauce de bois, les habitai!* durent naturellement chercher leurs premiers abris sous les arbres des forêts. Daus la suite , ils imaginèrent de réunir des branches en forme de berceau. Enfui, pour se ménager une retraite plus assurée, fermée de tous cotes, et propre à les garantir des animaux , ils coupèrent des branches qu'ils appuvèrent dans une situation oblique, à |ieu près comme lus lentes d'un camp. Quelques peuples, privés Je bois et habitant les bords îles rivières ou des lacs, construisirent des huttes ou cabanes de roseaux, de terre ou d'argile

Vitruvc rapporte comment les Colchidiens et les Phrygiens construisoieut leurs grossières et primitives habitations. Les premiers occupoielit une plaine sur les bords du Pont-Euxin , dans un pays riche en bois. Ils placèrent à égale distance des arbres d'une

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n certaine longueur, et en posoient d'autres en travers | sur l'extrémité de ceux-ci, remplissant les rides de terre grasse. Les Phrygiens, habitant un pavs dépourvu de bois, choisissaient des collines qu'ils creusoient par le sommet aussi profondément que le besoin l'exigeoit, et y pereoient ensuite une entrée. (forez Casajce.)

On couvrait alors ces habitations de paille, de roseaux et de terre. Une telle demeure tennit de la grotte et de la cabane.

Cette grossière origine de l'art de bâtir se trouve encore aujourd'hui conservée chez plusieurs peuple* civilisés, et les voyageur» en citent plus d'un exemple

Ainsi, dans les villes de Loheïa et Trhama en Arabie , à coté de bâtimens en pierre habités par les gens ■ riches, les pauvres occupent de misérables hutte . dont la carcasse et la char|ientc sont composées de bois mince, de petits arbres, d'arbustes et de buissons récemment coupés. Les murs ou parois sont remplis de terre grasse mèlee de bouse de vache . ef l'intérieur est enduit avec de la chaux délayée.

A Machsa en Arabie, les huttes sont encore plus simples; elles n'ont |ioint de mur : on se contente d'établir quelques barres couvertes de roseaux.

Les Tunguses , peuple de la Sibérie , qui n'ont poiut d'habitations fixes et mènent une vie errante dans les bois et le long des fleuves, se fout «les huttes de la manière suivante. On place de longues perches dans un cercle, on lie ensemble leur extrémité superieure, de sorte qu'elles forment un conc. L'extérieur de cette construction conique est recomert d'ecorces d'arbres fixées aux perches. Au sommet , on bisse une omerture pour que b fumée puisse s'éj rhapper; car toute b journée le feu brûle au milieu de b hutte. La porte a environ 4 pieds de haut, et se ferme moyennant un grand morceau d'écorec.

Les cabanes des Tartares du royaume d'Astracan ont une disposition plus recherchée; elles sont construites de manière à pouvoir être placées sur des chariots, et à pouvoir suivre ces peu|>les nomade» lorsqu'ib quitteut une contrée pour s'établir dan» une autre.

Le célèbre voyageur Cook décrit ainsi les huttes des Hottentots.

« Quelques-unes de ces huttes sont d'une forme circulaire, d'autres sont oblongues; elles ressemlilcnt à des ruches d'abeilles ou à une voûte : elles ont de iH à ?4 P>eds de diamètre. Les plus hautes sont si 9 basses , qu'il est rarement posssiblc à un homme I d'une moyenne taille de s'y tenir droit, même en étant au rentre de b voûte. Mais le défaut de hauteur de ces huttes et de leurs portes, qui n'ont guère que 3 pieds d'élévation , n'est jamais une incommodité pour un Hottentot , qui sait se baisser, ramper à quatre jattes, et qui d'ailleurs se pbît à être couché plutôt qu'assis.

.. L'âtre ou le foyer est au milieu de chaque hutte.

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Par ce moyen, les mur. ne sont pas en danger d'être I incendiés. Cette disposition de Titre a encore cet avantage, que, lorsque la famille est assise ou couchée autour du feu , chacun en jouit également. La porte, toute basse qu'elle soit , est la seule ouverture de la huile.

HYDRAULIQUE. Mot formé du grec, qui signifie ce qui appartient à l'eau, ce qui concerne les eaux.

On donne cette épithète à la partie de l'art de l'architecture et de la construction qui regarde les édifices qu'on bâtit dans les eaux et sur pilotis, et tous les genres de travaux , tels que ports , ponts , digues, jetées, murs de quai, canaux de navigation, etc. que l'on établit ou dans la mer ou sur les rivières, ou qui ont pour objet , tantôt de conduire des eaux , tantôt de se défendre contre leurs excès ou leur irruption. On appelle donc architecture hydraulique cette par^ lie de l'art de bâtir. Autrefois toutes les prties de cet art étoient comprises sous le nom A' architecture , et exercées par celui qu'on appeloit architecte. Depuis que l'esprit d'anal) se moderne s'est introduit dans le règne des arts pour les isoler, et faire autant d'arts, dans un art, que celui-ci comporte de genres, {'hydraulique est devenue une profession séparée et distincte dans l'architecture.

Le nom d'hydraulique se donne encore a la science qui enseigne à mesurer, conduire et élever les eaux. L'architecte a besoin d'être instruit dans cette science, I afin de connoilre les moyens de procurer les eaux , soit aux villes, soit aux édifices publics, soit aux maisons particulière*) qu'il est chargé de construire , soit aux jardins dont il a la direction.

La construction, la disposition et la décoration des fonta i nés, tiennent particulière mentaux connoissa nces hydrauliques. On a pu se convaincre, à l'article Fontaine (voyez ce mot), de toutes les ressources qu'exige II cette partie, soit pour tirer des effets variés du volume d'eau qu'on peut mettre en œuvre, soit pour l'économiser ou le multiplier par des moyens ingénieux . Il faut que l'architecte soit versé aussi dans la connoissance des machines hydrauliques (voyet Machine), qui sont les principaux instruraens dont il doit user pour procurer aux fontaines qu'il construit les eaux sans lesquelles la plus belle fontaine est sans valeur.

De la science hydraulique dont on vient de prier sont nés différens jeux , dont peut-être il est permis de ne pas trop regretter qu'ils soient tombés dans l'oubli , depuis que l'ou cherche moins dans les jardins le goût des compositions artificielles : je veux parler de ces orgues hydrauliques (voyeiOtavt.) dont les anciens jardins de l'Italie nous offrent encore des modèles.

Il parolt que l'antiquité avoit connu à peu près tous les secrets de la science et de l'art hydraulique. et qu'aucune des invention» modernes eu ce genre ne

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lui fut tout-a-fait étrangère, comme on peut le conclure de l'article suivant.

HYDRALLOS, HYDRAL L1C0>' , orgue d'eau.

Cet instrument , dont Yitruve dans son dixième livre d'Architecture donne une description , qui toutefois n'en explique pas bien clairement la disposition, a beaucoup exercé la sagacité des antiquaires.

La plupart d'entre eux pensent que c'éloit un orgue qui différait de nos orgues pneumatiques seulement en ce que c'étoit l'eau qui mettoil en mouvement les soumets. Cette idée est inexacte. Vitruvc a emprunté la description de Héron d'Alexandrie ; et, faute peut-être d'avoir bien compris cet écrivain , il est devenu lui-même très -difficile à comprendre.

La description de Héron , qui se trouve dans le Recueil des ouvrages des Mathématiciens grecs, est bien plus claire, et non -seulement nous fait voir la véritable disposition de l'orgue d'eau, mais prouve encore que précédemment on devoit avoir eu connoissance d'une espèce d'orgue à vent.

Ctésibius (dit M. Fockel dans son Histoire de la Musique), célèbre mathématicien d'Alexandrie, qui a vécu an temps de Ptolémée-Evergète et qui fut le maître d'Héron , est communément regardé comme l'inventeur de cet orgue (voyez Ctésiwcs) ; mais on ne lui doit au fond qu'une amélioration de l'orgue à vent déjà connu alors , en y appliquant l'action de l'eau , qui dans les anciennes orgues hydrauliques (ainsi qu'on le voit dans la description d'Héron) ne servoit réellement qu'a balancer la trop grande force du vent. L'eau n'ayant donc rien de commun dans ces orgues avec la production du son, il paroit que le nom d'orgue d'eau leur serait assez improprement affecté. Le nombre de tuyaux dans ces orgues étoit fort borné, et tout porte a croire qu'elles étoient loin d'avoir la perfection des orgues modernes telles qu'on les admet dans nos églises , quoi qu'en puissent dire plusieurs auteurs qui se sont laissé sur ce sujet entraîner a plus d'une sorte d'exagération.

HYPjETHRE. Ce mot, qui vient du grec wiutfu, signifie découvert.

Vitruve a appliqué celte épithèle à une espèce de temple dont il dit que la cella étoit découverte , qui avoit dans son intérieur deux rangs de colonnes l'un au-dessus de l'autre le long des murs, dont chaque façade devoit avoir dix colonnes de front , qui devoit être diptère et avoir ses deux portes dégageant immédiatement sur le pronaos et le posticum. Telles sont, selon Yitruve, les cinq conditions du temple hypathre. Hypathros vero decastylos est in pronao et poslico. Rcliqua omnia habet qua dipteros , sed mteriore parte columnas in alliludine duplices remet as à parictibus ad circuitionem , ut particus perislyliorum. Médium autem sub divo est sine tecto, aditusqite vatvarum ex ut raque parte in pronao et posUco. (Vilruve,lib. m, c. I.)

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Le mot hypathre, c'est-à-dire découvert , employé |«r Vitruvc dans le passage qu'on vient de rapporter, peut donner lieu à plus d'une discussion dout nous ne ferons qu'effleurer ici les principaux points.

Et d'almid n'y avoit-il A'hypathrrs , c'est-à-dire découverts ou sans comble ni toiture, que les temples décastyles , c'est-à-dire ceux de la première grandeur et de la plus grande richesse d'ordonnance?

Nous voyous cependant, mèmesaus parler du Panthéon de Home , que beaucoup d'autres rotoudes semblables éloient percées à jour, et par conséquent découvertes ou hypathres dans le centre de leur voûte. C'étoit le propre du culte affecté à certaines diviuilés d'avoir l'intérieur de leurs temples découvert. Yitruve nous apprend que de ce nombre étoient Jupiter Foudroyant, le Ciel, le Soleil, la Lune , et cela , dit-il , parce que les apparences el les effets de ces divinités se manifestent dans l'espacé et le ■vide des deux, ( Vitr. I. t , c. n.) Les dieux cités par Yitruve avoient des temples à Rome, par conséquent on doit présumer qne ces édifices étoient hypeelnres.

Comment donc concilier cette notion de Vitruvc, appuyée de celles de Yarron sur le même sujet , avec le passage où le même Yitruve, après sa description du temple hypathre rapportée plus haut, dit qu'il ne s'en trouve aucun exemple à Rome? Hujus alitent exemplar Roma non est. (Yitruv. ibid.) Yoici comment cela nous paroît pouvoir s'expliquer.

Dans le passage dont il s'agit , Yitruve assignant les rangs aux différens genres de temples, selon la progression architecturale d'ordonnance, de richesse et de grandeur, place eu premier le temple in antis, puis le prash le, ensuite l'amphiprostyle, le |iériptère, le pseudodiptère, le diptère, et enfin Yhyphœtre. Ce dernier n'est ainsi placé dans son échelle progressive que comme réunissant le plus des propriétés assignées à chacune des autres catégories. Mais lorsqu'il en a voulu citer un exemple, il s'est trouvé fort en peine d'eu citer un seul à Rome , et nous allons voir qu'il n'a pu en citer non plus ailleurs.

Qu'on réunisse en effet les cinq conditions de son hypathre , savoir d'Are déeastyle , diptère, à deux nkgi l'un au-dessus de C autre de colonnes intérieures , d'avoir le milieu de la celfa découvert , et ses deux portes dégageant immédiatement sur le pmnaos et le posticum. Eh bien ! si cet ensemble de données étoit nécessaire pour former Vhypathre de Yitruve, dont selon lui Rome ne fburnissoit point d'exemple {liujus exemplar Roma non est), voyons si les deux autres citations répondent à sa règle. Sed AtUenis octnslylos in (suivant d'autres et in) templo Jovis Olympii.

Il v a sans doute plus d'une interprétation de ce passage. Si l'on veut qu'il s'agisse du temple de Jupiter Olympien à Athènes, commencé sous Pisistrate, il est certain qu'il ne fut achevé qne très-long-temps après , sons Adrien , et que dès- lors il dut rester long-temps sans couverture. Alors la notion de Yi-

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truve serait sans application. S'il s'agit du temple de Jupiter à Ulympic , on sait aujourd'hui qu'il étoit simplement exastyle, et beaucoup de raisons veulent qu'il ait eu une couverture. Si on affecte les mots Athenis octostylos au temple de Minerve , cette notion contredit le système de Vhypathre, qui selon \ itruve devoit être déeastyle.

Dans tous les cas , on doit dire qu'entre tous les temples connus (et l'on eu connoît aujourd'hui un très-grand nombre) , il n'en est pas nu seul qui réunisse les cinq conditions que \ itruve exige de son temple hrpathre. 11 y a en outre beaucoup de preuves et d'autorités puisées dans les récits mêmes des écrivains antiques, et dans leurs descriptions des temples les plus célèbres, qui établissent que les plus renommés de ces temples avoient des plafonds, des couvertures et des toitures. Mais la discussion de tous ces détails serait ou trop longue pour un article de dictionnaire , si l'on vouloit s'y livrer , ou incomplète si l'on vouloit l'abréger. [On la tronvera dans toute son étendue , t. III , p. îGt», des Mémoires de l'Institut (Académie des Inscript, et Belles -Lettres) , où nous avons traité la totalité de ce sujet en développant ce qui regarde la manière dont étoient éclairés les temples des anciens.]

Pour revenir au passage de Yitruve , nous pensons qu'on ne doit regarder ce qu'il dit du temple hypathre que comme une notion systématique , sel'ou laquelle il se sera plu à ranger dans un ordre progressif d'étendue et de disposition architecturale tous les temples et toutes leurs ordonnances.

Reste encore à érlaircir dans ce passage les mots médium autem sub divoesl sine tecto. (Le milieu est découvert et sans toit. ) Comme la partie intérieure de la cella constitue naturellement dans les temples périptères leur partie moyenne, c'est-à-dire qu'elle y est le plus souvent disposée de manière que son propre milieu est le point de milieu de tout l'édiGcc, on a cru que ce médium devoit comprendre la totalité de la cella. De là l'opinion que Vhypathre de Yitruve, ainsi que tous les temples qui lui sont analogues, étoient totalement sub divo ou en plein air dans leur intérieur, et entièrement sine tecto, sans toiture.

Mais est-il vrai que le mot médium du texte du \ itruve désigne nécessairement l'étendue totale de cette région mitoyenne du temple ou de la cella intérieure? Il nous semble incontestable que, si à toute rigueur on peut l'entendre ainsi, il est tout aussi permis et peut-être plus naturel de restreindre le root de médium à un point milieu quelconque de l'étendue de cet intérieur. Or, il faut avouer que les paroles de \ itruve , loin de repousser cette interprétation , paraîtraient devoir l'indiquer. Si en effet il avoit voulu faire entendre que toute la cella intérieure étoit sans couverture , il n'y avoit d'autre manière que de le dire expressément. Si au contraire il a voulu dire que simplement le milieu du temple étoit percé par une ouverture, il ne pouvoit guère

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mieux l'exprimer que par ces mois : Médium suù divo est sine lecto. C'est bi< a ainsi, par exemple, que l'on parlerait du Panthéon de Rome.

Si l'on veut d'ailleurs rapprocher cette particularité de l'espèce de» temples auxquels Vitruve, dans sa classification systématique, donne le nom d'/y-pathre, on aperçoit aisément la raison qui lui fit attribuer cette désignation a. son cinquième genre. Kn effet, il étoit diptère et decastyte, c'est-à-dire qu'il devoit avoir un douhle rang de colonnes dans ses flancs, et dix colonnes de face dans ses fronts. Or, c'est la plus grande des dimensions dont on ait connoissance dans les ordonnances de temples. Qu'on se figure donc ce qu'aurait été un aussi vaste intérieur de temple sans aucune fenêtre, et ne pouvant recevoir quelque clarté que par les ouvertures de portes renfoncées elles-mêmes sous les colonnades des pronaos et du postteum. Va pareil intérieur n'eût été qu'un antre obscur.

Trop d'autres misons et considérations puissantes, développées daus la Dissertation citée plus haut, s'opposent à ce qu'on puisse croire ces intérieurs ténébreux d'une part, et exposés de l'autre a toutes les injures des saisons. Mais il est visible que ces deux doubles rangs de colonnes en hauteur, que nous retrouvons toutefois à plus d'un temple périptère , n'y auront été ainsi élevés que pour servir d'appui à la toiture , dont les bois, sans ce support intérieur, auraient eu trop de portée. Si quelque chose est probable , c'est que les temples qui eurent ces rangs de colonnes purent et durent recevoir , avec la plus grande facilité, une ouverture plus ou tuoius considérable. Foramen in fasligio templi, comme celui dont Xénoclès avoit ordonné la construction dans le faîtage du temple d'Eleusis. Or, ce temple d'Eleusis avoit dans l'intérieur de sa cella les deux rangs de colonnes l'un au-dessus de l'autre, et dont l'ordre supérieur avoit été élevé par Métagènes , qui , selon Plutarque, stiperiores columnas adjecit.

L'importance de cette question nous engage à mettre ici sous les veux du lecteur le passage entier de Plutarque en latin :

Telesterium Eleusinte eepit Carabus edificare. Hic columnas in pavimento posuit elepistiliis junxit ; quo defuncto Melagenes Xipetius pracinetionem et supertores columnas adjecit. Sed foramen («rem») in fastigio templi Xenocks Cholargensis extruxit

(«HSt*SM).

« Gorcebns commença la construction du temple » d'Eleusis; il y éleva les colonnes inférieures et les

réunit par des architrave». Après sa mort, Méta- » gènes de Xipète y ajouta la frise et le* colonnes su- » périeures; mais ce fut Xénoclès de Cholargue qui » éleva au sommet du temple la fenêtre de comble » (ou Yopaion). »

Voilà bien clairement désignés les deux rangs de colonnes l'un au-dessus de l'autre , qui caractérisent Vhjrpathre de Vitruve ; donc le temple d'Eleusis étoit

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hypa>thre. Etoit-il pour cela découvert dans tout son intérieur?

La seule destination de ce temple suffirait pour repousser celte opinion ; il est en efTet contre toute vraisemblance que les cérémonies des mystères se soient célébrées au milieu d'un grand concours d'aasistans dans un local tout-à-fait découvert. Mais Plutarque, en citant l'architecte qui avoit construit la fenêtre de comble, on Vopaion, l'œil du temple, ne permet plus de doute à cet égard.

Reprenons les parole» de Plutarque ■ -■. ,u treutr 171 TV uoxTtft' Âi'ixAsr iftv ytKafftVf iKiftsÇart. Xénoclès Cholargensis foramen in Jastigio adytt extruxit.

Amyot a traduit : Fit la lanterne en cul de lampe qui couvre le sanctuaire.

M . Dacier : Acheva le dôme et la lanterne qui est au-dessus du sanctuaire.

M. Milizia : Indi Zenocle v'inalzo la cupola chc copriva tl santuario.

Y» inckelmann , dans ses observations sur l'architecture des anciens, s'exprime ainsi : Non puo affer— marsi cfie il tempio fatto aliare da Pericle in Eleusi, abbia avuto una forma circolare. Ma quando anche fosse stato <f una forma quadrata, non e mena certo che fosse coperto con una cupola e con una specie di lanterna.

Malgré ces interprétations , on doit dire qne le texte de Plutarque n'exprime point une forme assez

[ précise pour comporter l'interprétation de celle qui est attachée aujourd'hui au mot coupole. Nous avons vu quel nom les Orccs donnèrent à ce nue nous appelons coupole. {Voyez ce mot, et aussi I'holos). Le mot employé par Plutarque , sans i m lin e quelque accompagnement, ne signifie réellement dans son sens le plus restreint qu'une ouverture. Si le mot ftn s'applique parfois à l'œil , c'est parce que l'œil est l'ouverture, et en quelque sorte la fenêtre par où nous recevons l'impression visuelle des objets. Opaion en conséquence pourrait se traduire ici par le mot

' ail, que l'on emploie assez souvent pour désigner des ouvertures ordinairement circulaires, et qui ne si-

I gnific que fenêtre, percé, jour, sans désignation de forme.

D'après cela, Plutarque aurait dit simplement que Xénoclès pratiqua dans le haut du temple l'ouverture qu'on y voy oit.

P Si cette discussion a eu pour objet principal de montrer que le temple appelé hypathre ou découvert n'emporte pas la nécessité de regarder l'intérieur de son naos comme une cour exposée à toutes les intempéries du temps et des saisons, dès - lors les mots de Vitruve, médium suit divo sinè tecto peuvent bien ne signifier que le milieu de la cella, et non la cella toute entière , sous prétexte qu'elle occupe entre les pronaos et le postteum la région qu'on peut regarder, quoique improprement, comme intermédiaire dans tout l'ensemble de la construction.

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Disons encore qu'on se feroit une idée trop rapetissee de l'ouvrage de Xénoclès dans le plafond du temple d'Eleusis, si on le réduisoit à n'être qu'une «impie ouverture. La chose n'eût pas mérité une mention particulière ; il n'y a en effet aucun mérite i supprimer quelques chev rons et quelques culrâits tlans une charpente : disons même qu'il n'y a réellement rien ià faire. Il faut donc supposer que Vopaion de Xénoclès était quelque chose autre qu'un vide.

idePlutarque:

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Et d'ahord remarquons que

indiquent une superposition . e qui la démontre , c'est le mot i«.f <.?.** (fastigiavil). Cela ne pourrait pas s'appliquer à une ouverture dans un fronton; il faut absolument quelque chose qui pyramide au-dessus du comble de 1 édifice. Or, comment ne pas voir que la chose du monde la plus naturelle, quand on pratique dans la charpente d'un comble, ce qui a lieu très-souvent , un jour d'eu-haut, est d'y élever ce que l'on appelle une lanterne ?

Mais ce qu'on appelle ainsi comporte toutes sortes de formes et de dimensions ; il doit donc paraître vraisemblable que sur l'immense couverture en charisme du temple d'Eleusis , Xénoclès aura élevé également en charpente une construction élégamment dé* corée , dont l'objet était et de transmettre la lumière du jour dans ce vaste intérieur, et de le défendre des intempéries de l'air extérieur.

Pourquoi donc dans les temples du Parthénon à Athènes, de Jupiter à Olympic, et le grand temple de Pcestum , ou nous trouvons deux rangs de colonnes l'un au-dessus de l'autre, ces deux rangs n'auraient-ils pas servi , comme à Eleusis, à supporter la charpente d'une toiture, au centre et au haut de laquelle ou aurait ménagé , selon les termes de Plularque, une ouverture, rt ti «Tau- impc^t'i.

En rendant compte , dans cet article , de la notion du mot hypathre , cnqjové par Vitruvc, pour désigner sa cinquième es|iècc de temple, nous avous prétendu faire voir d'abord que sa classification n'est jutre chose qu'un système théorique fondé par lui sur une sorte d'éclielle progressive de grandeur, d'ordonnance et de magnilicence architecturale : ensuite • pic la théorie de sou hyparthre, non-seulemeut ne repose, dans rc qu'il en rapporte, sur aucune autorité de faits ou d'exemples à l'appui,

mi'iitie par « eux de ces exemples qu'il cite.

.Notre intention enfin a été de faire sortir de cette discussion la nécessité de reconnoitre, par les mots mêmes de Vitruvc, que le milieu delà cella des grands temples devoit recevoir une ouverture, une Icnctrc pratiquée daus la char|>cnte du toit. Que si Vitruvc appela hrpathre. le temple titrait) le, parce que vu la dimension extraordinaired'un iutéricurdont U s murs, comme ceux de tous les périplèrcs n'avoient |ioint de fenêtres, il fallut lui ménagrr un jour d'en Ii.hu pratiqué dans le comble, le même besoin dut se faire sentir a beaucoup de temples periptères ,

exast) les ou octostyles , et nous autorisent a croire qu'ils furent également hypathres. (Voyez la Dissertation citée plus haut.)

HYPOCAl STLM. Local souterrain voûté, où l'on faisoit du 1 au-dessus.

Nous avons parlé de i'hypocauslum à l'article Bain, et nous avous fait voir de quelle manière il était disposé pour fournir l'eau chaude au service public. À l'article cheminée {voyez ce root) nous avous montré l'emploi qu'on en faisoit dans les nuisons particulières où il répandoit la chaleur, et où il tenoit lieu de nos poêles et de no* cheminées.

Nous nous contenterons dans cet article de rapporter la description donnée par Piranesi , d'un hypocauslc trouvé à Albano près de Home.

Il fut découvert daus les ruines d'une ville antique, sur le terrain qu'on appelle les Fratochic , et au-dessous d'une cliambrc qu'il échauffait. La chambre est carrelée en briques dans la manière que l'on appeloit opus spicatum. Ce plancher est supporte par plusieurs petits piliers composés de briques et maçonnés avec de la chaux et de l'argile ; il se trouve ainsi suspendu , et le vide entre les piliers étoit l'endroit où l'on faisoit le feu. Ce qu'il a de particulier, c'est qu'il se trouve posé sur un massif de maçonnerie , dans la conslructiou duquel on a placé des hydria, ou rases de terre, la pointe en l'air et l'ouverture en bas. Au-dessous est un autre souterrain avec des conduits en terre , d'où l'on devoit tirer un air frais, peut-être pour rafraîchir la température pendant l'été , peut-être aussi pour modérer dans U chambre la chaleur de ['hrpocauJtt. (Piranesi, Anltq. d'Jlbano.)

HYPOGEE. Mot formé de deux et >«, et qui signilic sous terre.

On peut ainsi , dans un sens tout— à-fait général , donner ce nom, ou, en français, celui de souterrain, à un très-grand nombre de travaux et d'ouvrages que l'architecture a de tout temps multipliés pour C'est

t ainsi que Vitruve (liv. vi, ch. xi) applique le mot hypogée , dans la bâtisse, à toutes les parties des édifices construites audessous du niveau de leur sol , comme les caves , les celliers. Sin autan hypogea concamerationcsquc instituuntur, fundationes enrum fieri debent cras— siores; et il prescrit de donner à ces constructions souterraines une épaisseur de murs plus grande qu'aux constructions hors de terre, (t'oyez Fondations.)

Lit genre de travaux qui partout et de tout temps a donne lieu de pratiquer des excavations plus ou moins souterraines , fut celui des carrières ou des extractions de pierres et d'autres matériaux propres à la construction. C'est ce que, plus particulièrement dans le langage de l'art, on appelle des hypogées. Ce mot étant appliqué aux sépultures , il faut toutefois se gar-

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dcr de croire qu'on ait jamais entrepris le travail de leur excavation dans la seule intention de creuser des demeures aux morts. Partout le soin des vivans dut précéder celui des morts. Pour qu'on ait eu le besoin de ménager aux sépultures des emplacemens spacieux et publics, il a fallu que des villes aient été bâties, que des populations assez nombreuses aient fait sentir, d'une part , la nécessité d'en éloigner l'inconvénient des inhumations particulières, et de l'autre que des idées politiques ou religieuses aient lait naître les soins de la conservation des corps.

Or un tel état de civilisation force de supposer un ordre de choses qui , dicté par la religion et par une police établie, ne peut se développer qu'avec l'accroissement ou la grandeur des villes. Mais partout les maisons et les édifices des villes durent demander a la terre et au sol qui les environnoient les matériaux propres à la construction. Voila l'origine de ce qu'on appelle des carrières.

Si l'on en veut la preuve , on la trouvera écrite j avec la plus grande évidence en Egypte , ce pays qui est pour nous celui où nous trouvons imprimés en I caractères éternels les premiers docutnens de la civilisation, des arts et des institutions civiles. Lorsqu'on efTet , après y avoir admiré les restes encore prodi- | gieux de ses constructions, on cherche d'où furent tirés ces innombrables matériaux, que découvre-t-ou? c'est dans les montagnes de la Thébaïde , les nombreux et immenses souterrains auxquels on donne le nom A'hypogées. Mais que vous présentent-ils f des j excavations infinies dans des bancs de pierre, quiTouN" I uircnt pendant des siècles les matériaux dont furent J construits ses temples, ses quais, ses digues, etc.

C'est dans le tome I,r de la Description de l' Egypte i qu'il faut lire les détails de ses souterrains inuom- f brables, qui, après avoir pendant une suite de siècles { lourui les pierres que l'architecture ne cessoit d'arracher à ces carrières, offrirent a la succession des générations qui allèrent s'y engloutir d'immenses dépôts de sépultures. C'est avec ceux qui ont visité ces labyrinthes inextricables de conduits à plusieurs étages, et communiquant entre eux par des puits ou I des issues perpendiculaires, qu'il faut se faire une idée J de tous ces dépôts de morts conservés sous leurs en— I. veloppes de momies , brillantes encore des plus vives couleurs. C'est encore là qu'on ne saurait se lasser i d'admirer ce soin extraordinaire d'embellir de caractères et de figures hiéroglyphiques peintes des lieux que ne devoit jamais éclairer la lumière du jour.

Ce n'est pas que ces soins et ces travaux d'hypogée* et de sépultures souterraines se soient trouvés propres à la seule Egypte. Plus les recherches d'antiquité vont se mulpliaut dans tous les pays de l'an- | rien monde , plus on voit qu'à quelques différences près le même système d'idées et les mêmes pratiques d'inhumation appelèrent les mêmes travaux.

Il y a peu de grandes villes antiques parmi celles dont les recherches modernes ont pu explorer les

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restes et les terrains environnant, qui ne présentent sous des formes plusou moins variées de remarquables hypogées , ou , ce que l'on appelle pour les caractériser encore mieux des nécropoles , car ce nom île ville des morts est celui qui semble le mieux convenir à de tels emplacemens. De ce genre sont les catacombes de Syracuse, d'Agrigente, de ISaptes, formées par les excavations des carrières de pierre. Tout le monde commit celles de pouzzolane autour de Rome, qui devinrent des sépultures publiques. Ronur peut compter encore de uombreux hypogées partiticuliers qui, comme ceux que renferme le golfe de Pouzzol et de Baies, présentent, sous les formes les plus variées, des bâtisses souterraines où se trouvent «les suites de chambre* , et comme des appartenu-us décorés intérieurement de toutes les richesses d'art

palais.

Autour d'un grand nombre d'antiques ulles de la Campanie, on découvre tous les jours des sépulture*.

ment sons le nom de sepulchretum , que leur donnent les antiquaires (voyez ce mot); véritables hypogées , où des sarcophages, formés de grandes dalles de pierres, se trouvent rangés à plusieurs étages les uns sur les autres , et d'où l'on exhume journellement de ces vases de terre cuite , ornés de peintures et de dessins qu'on a d'abord appelés étrusques , parce que les premières découvertes se firent en Btrnrie, ou peut-être à cause d'une certaine conformité de style avec le goût des anciens ouvrages de cette contrée de l'Italie.

Depuis quelques années de nouvelles découvertes se sont multipliées dans le pays même de l'ancienne Kl curie, et d'immenses recueils de ces vases, ensevelis avec les morts que recevoient les hypogées de ces antiques villes , ont constaté , par les inscriptions et les noms en caractères grecs qui s'y voient lisiblement tracés, qu'il dut y avoir de fort anciennes el nombreuses communications entre l'Etrurie et la Grèce. Les principales découvertes ont eu heu depuis quelques années, et se continuent toujours avec un prodigieux succès dans les villes étrusques de Volcium, de Clusium, de Tarquinia, aujourd'hui Cor net o.

Les hypogées de Tarquinia ont été long-tcmjts célèbres par leur magnificence ; Buonarotti a décrit et fait graver les peintures d'un tombeau ouvert en ><»i'( Depuis cette époque, on y a toujours fait denouvelles découvertes. James Byres , en 1780, y ouvrit une tombe dont il dessina les peintures , qui ne furent point publiées, et qui depuis ont entièrement disparu. Mais en iHouf on y a entrepris une excavation qui a mis au jour plusieurs beaux vases peints, et d'autres objets d'antiquité. Les recherches se continuent et procurent de temps en temps d'importantes découvertes.

C'est sur le sommet d'une montagne contigué à la

,36 HYP ville moderne de Corneto, que se trouve la AVcropolis , ou ville des morts des anciens Tarquiniens. Toute la surface de cette montagne est couverte de tombeaux creusés dans toutes sortes de directions. ( Voyez T.vrqi i.nia. )

L'état de la Umv moderne n'a pas pu permettre

iuvju'i présent d'y dire de semblables explorations. I est à croire toutefois que , s'il était possible d'y fouiller les terrains qui environnèrent les anciennes villes grecques, on y découvrirait de semblables hypogées , tant il dut y avoir de similitude en ce genre entre des pays qu'on trouve, sur tant d'autres points, reunis par une communauté de croyances, de pratiques et d'usages civils et religieux.

Le mot hypogée exprimant, comme on l'a vu , l'idée la plus générale de toutes les pratiques funéraires, qui consistent surtout à rendre à la terre ce qui vient de la terre , et le» formes d'inhumation ayant été du reste extrêmement multipliées par l'intervention des arts en chaque pays , nous alongerans d'autant moins cet article , qu'un grand nombre d'autres mots propres de l'architecture nous ce Dictionnaire, qui les

, dans

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de faire connoitre ce qui est du ressort de cet art. {Voyez les mots Cimetière Mumuh, Ptramiii» , Sarcophage , Sépulcre , Sepclchretcm , Tox-

rtc. etc. )

HÏPOSCEN1UM. Ce mot signifie i ou partie inférieure de la scène.

Selon Pollux , c'étoit le mur antérieur de la et faisant face a l'orchestre; il était i décore de colonnes et de statues.

On croit que ce qu'on appelle Vhypoicenium au théâtre d'Herculanum , étoit occupé par des niches où l'on a trouvé les statues en bronze des Muscs, dont il a été fait mention à l'article Hereutatium . {Voyez ce mot.)

Vitruve toutefois ne fait pas mention de Vhrposcenium.

HYPOTRACHELIUM. C'est, selon Vitruve, cette partie la plus mi ace du fût d'une colonne qui est entre le listel et le chapiteau , et que l'on nomme en français Frije de chapiteau, Collier, Gorgcnn. {Voyez ces mots.)

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