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Appci allégé. Appui ap\\ est diminué delà fondeur de l'embrasure, autant pour der plus facilement au-dehors , que poi
dessous.
Appci de ckoisée a jni h , ou appui de fer. Espèce de balustre sans saillie ou avec peu de saillie , entre les deux tableaux d'une croisée , pour voir plus facilement au-dehors. On le fait d'un panneau d'entrelas , ou coin) et feuillages
Appui de puits, ou devanture de puits. C'est le mur circulaire qui est hors de terre, couvert de sa mardeUe, avec saillie en forme de plinthe. Les petits appuis se font ordinairement d'une seule pierre qui comprend ta ma nid le ; on en fait aussi de serrurerie à jour pour une plus grande propreté , ou pour gagner de la place. Il y a encore, dans des endroits resserrés ou de sujétion, des puits sans appui' avec un couvercle de bois percé de trous a fleur de pavés.
Appu d'escalie». Pièce de bois, de pierre ou de fer qui suit la rampe de l'escalier. {Voyez Rampe.)
évidé. On doit entendre par ce mot nonies ba lustres et les entrelas a jour de dii, mais aussi les appuis, où il y a sous e un grand abajour carré, a
APR ETE. Ce mot, qui est la traduction simple et naturelle du mot latin asperitas, employé par Vitruve, pour peindre a l'esprit l'effet que produit aux yeux la densité des colonnes dans certaines ordonnances, nous paroît également propre à traduire en français, pour l'esprit, la qualité qui repose sur le caractère signifié par ce terme.
son application a l'architecture^ il suffit de se rendre compte de l'idée représentée par âpre, ou dpreti, Ains leur acception naturelle. Par exemple on dit d'un goût, au physique, qu'il est âpre, par .
tion à la sensation que produit toute saveur douce. On dit âpre au toucher, tout objet qui offre une impression opposée à celle de poli. On appellera de i ' âpreté de style ou de langage , ce goût de < de serrer les idées, ou d'e
traire de la
, m .m qui ou de la prolixité.
Apreté exprime de la même façon métaphorique , en architecture , et relativement surtout à la manière d'espacer les colonnes entre elles , l'effet de celte impression qui, produite sur la vue , et transmise à l'esprit par les yeux , est le contraire de celle qu'on exprime dans cet art, par les mots mollesse, lâcheté, diffusion. Il est sensible que des colonnes très-écartées les unes des autres, de façon que les rides l'emportent beaucoup sur les pleins, feront d'abord naitre, par leur grand espacement, une impression semblable à celle de la diffusion dans le discours. Il n'est pas moins sensible que les effets de la lumière entre de grands espacemens de colonnes seront bien moins multipliés, dès-lors beaucoup moins vifs, que s'ils se répètent plus fréquemment entre un plus grand nombre de colonnes dans le même espace. On peut a jouter que les larges entre-colonnemcns produisent encore l'idée de foiblesse dans la construction.
Vitruve s'est donc servi du mot âpreté {asperitas) pour faire l'éloge de l'effet produit par ces brillantes colonnades qui environnoient les temples ar riptères.
Perrault, qui trouve l'emploi du mot asperitas très-significatif, nous semblerait cependant ou n'en avoir pas bien défini le sens, ou en avoir fait une explication un peu trop a côté de celle qui nous paroît la véritable. Cette expression (dit-il) représente bien r inégalité de superficie qu'un grand nombre de colonnes donne aux câtés d" un temple, quand on le regarde par les angles. Mais il ne paroît pas que ce soit un semblable effet que Vitruve ait eu l'intention d'exprimer. Il loue Hermogènes d'avoir supprimé, dans son pseudodiptère, le rang de colonnes intermédiaires des galeries a deux fdes que comportoit le diptère, et cela , sans diminuer le nombre des colonnes qui font l'aspect du dehors. « Car, dit-il , on a inventé «ces ailes de colonnes, ainsi disposées autour des «temples, pour leur donner plus de majesté par \'â- » prêté des entre-colonnemens. » Ainsi on voit que le mot âpreté ne signifie , chez Vitruve , autre chose que cet effet piquant et fortement prononcé , que la fréquente répétition de l'ombre et du clair, ou du vide entre le plein, produit dans une colonnade par la densité des colonnes.
âpre et serrée d'entre-colonnemens. On trouve dans leur architecture plus de pienostytes et de sistyles, que de diastyles et A'eustytes . C'est surtout aux monumens les plus anciens et les pins originaux des Grecs qu'on
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temples doriques de U Grèce, les entee-colonnement ont tout au plus un diamètre et demi , et quelquesuns ou n'ont que le diamètre, ou uu peu plus. Les Romains s'éloignèrent insensiblement de la méthode grecque, et généralement adoptèrent, toutefois selon la nature différente des ordres, de beaucoup plus larges entre— colonnemens. Les modernes ont eocore été plus loin en ce genre. On s'est par trop autorisé de l'exemple des bas-temps de l'architecture , et surtout des mouumens de Spalatro en Dalmatie, ou d'autres édifices des derniers âges de Rome, qui fournissent effectivement des modèles de relâchement en ce genre, et qui sont les plus propres, par la raison des contraires, à bien faire comprendre et ce que signifie le mot dprelé, en fait d'entrc-colounenicns, et
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APS1S (Apside) , du mot grec m-^u , qui veut dire voûte. On en use plus particulièrement, pour signifier cette demi-voûte en hémicycle, qu'on appelle aussi cul de four, qui fait le chevet d'une église, et qui termine toutes les anciennes basiliques chrétiennes. C'est ce qui , dans ces nionumens , constitua ce qu'on appelle aujourd'hui le choeur, r'est-a-dire , le local où le clergé étoit assis , et où s'élcvoit l'autel. (fo)ci Basilique.)
V Apside étoit donc bâtie en figure hémisphérique , et comprenoit deux choses , l'autel , et le presbyterium on le sanctuaire. Au milieu de ce demicercle étoit placé le trône de l'evèque. L'autel étoit en face a l'autre bout vers la nef, dont il étoit séparé jnr une grille ou balustrade à jour. H s'élevoit sur une estrade , et étoit couronné par le aborium , ap- |<elé depuis baldaquin. (Poj et ces mots.)
Le trône de l'evèque porta anssi anciennement le nom d'Apsis , d'où quelques-uns crurent qu'il avoit donné ce nom à la partie de la basilique dans laquelle il étoit situé. Mais il est évident, au contraire, qu'il l'avoit emprunté de ce local. L' apside de l'evèque fut appelée apsts graduata, parce que son trône étoit élevé de quelques degrés au-dessus de* sièges des
tribune, etc.
APT , ville de France en Provence , sur la rivière île Calaron. Pline a placé cette ville dans la province ftarbonaisc, et il en fait le chef-lieu des y ulgientes, Apta , Jutia y \ilgitntinm.
Les murailles d'Api sont un ouvrage des Romains. Elles subsistent encore , et l'on voit aussi dans la ville quelques monumens d'antiquité.
AQl'iE SEXTLE. Cette ville de France, dans la Provence occidentale, fut fondée par le général Romain Scxtius Calvinus , qui , après avoir passé I. - Alpes , et ayant hiverné dans le pays des Salies , en un lieu où il y avoit des eaux chaudes, y ht bâtir une f , où comme le dit Strabon ) il mit Rami-
fions; des Gaulois. Cette forteresse, devenue depuis la ville qu'où appelle Aix, avoit encore , en 1 786 , un monuiucut d'antiquité qu'on a détruit, mais qui mérite qu'on eu conserve le souvenir.
11 existoit dans l'enceinte du palais de Justice. C'étoit une tour circulaire environnée de 1 o colonnes engagées dans son mur, et surmontée de 1 o autres colonues de granit, destinées vraisemblablement à supporter une couverture en forme de coupole, que le temps avoit détruite. Le tout s'élevoit sur un soubassement carré, dont chaque face avoit 27 pieds en tout sens. Le monument entier avoit 72 pieds d'élévation. Le célèbre Peircse avoit présumé que cette masse avoit été celle d'un tombeau. Sa démolition a justifié cette conjecture. On a trouvé, à différentes hauteurs , en le détruisant , denx urnes de marbre blanc remplies de cendres. Dans la partie inférieure, on a découvert une urne de porphire, d'une forme élégante , et d'un beau travail , où se sont trouvées mêlées, avec de* cendres et des ossemen* , 1 noie de Trajan en argent , une en bronze de ] Vérus, et deux bagues d'or enrichies, l'une 1 éméraude, l'antre d'une agathe onix, sur étoit gravée la figure d'un lion. Les médailles dont on a parlé font conjecturer que ce monument a été élevé vers le milieu du second siècle de notre ère. L ne inscription en l'honneur des trois patrons de la colonie romaine, établie a Aix, inscription dont on a découvert un fragment comiidérable assez près du tombeau, et qui a paru en avoir été détaché, a donné lieu de conjecturer que les urnes a voient renferme les cendres de ces trois patron*, et que l'édifice cuber avoit été un monument de la recounoi*sancc de ki
AQIEDLC, s. m. Mot composé, et dérivé de deux autres latins, aquet dut tus , conduit d'eau.
C'est un canal construit en pierres ou en maçonnerie , destiné a conduire une certaine quantité d'eau au travers d'un pays inégal, suivant une pente réglée, l se trouve quelquefois sous terre, lédiatement au-dessus , et quelquelois élevé sur un ou plusieurs rangs d'i distinu
les apparenj et les souterrains. Les premiers «ont construits à travers les plaines , les vallées et les fondrières, et composes de trumeaux et d'arcades. Comme ceux qu'on voit dans la campagne de Rome. Tels sont encore les aqueducs du Gard , de Marly et de Bucq . près Versailles. Le* souterrains sont percé* a travers le* montagnes et couverts , en dessus , de voûtes ou de pierres plates qu'on appelle dalles. Tels sont ceux de Roqucncourt, de UelU-v ille et du Pré Saint-Gervais, près Paris. Ce* deux sortes de conduits ont été employé* et s'emploient souvent dans un seul aqueduc : elles le furent presque toujours par les anciens, qui les réunirent toutes les deux à chaque conduite d'eau.
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On distingue encore les aqueducs en nn^m , doubles et triples. Le* simplet sont ceux qui ne sont composés que d'un rang d'arcades , tels que les aqueducs de Vaqua Mania , à Home ; de Bucq , près de Versailles. Les doubles ont deux rangs, comme on en voit dans la campagne de Rome. Les aqueducs triples sont portés sur trois rangs d'arcades, tels que ceux du Gard , de Case rte. Tel étoit encore celui que Procope dit avoir été construit par Cosroës , roi de Perse , pour la ville de Petra, en Mingrclic. Il avoit trois conduits sur une même ligne , les uns élevés au-
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