‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 103 sur 622 · V. Ogre · texte numérisé non relu

V. Ogre

1 — CAL

CALEUR : Garçon. (Colombey.)

CALICOT : Commis marchand. Mot à mot : vendeur de calicot. — « Triple escadron ! le calicot s’insurrectionne. » (P. Borel, 33.) — Dans le commerce même de la nouveauté, Calicot désigne les employés qui ne sont pas sérieux, qui s’amusent bruyamment. » (Naviaux.)

CALICOTE : Femme fréquentant les calicots. — « Clara Fontaine est une étudiante. Pomaré est une calicote. » Paris dansant 44.)

CALIFORNIEN : Riche. — Allusion aux découvertes aurifères de la Californie (49). — « La jeune fille regrettait de ne pouvoir garder pour elle-même cette bonne fortune californienne. »

(Montépin.)

CALINO : Homme ridiculement naïf. — Une pièce du Vaudeville a vulgarisé vers 1 858 le nom et le type. Calino n’est, d’ailleurs, qu’un diminutif du vieux mot câlin (niais). On le trouve dans Tallemant des Réaux (t. 4, p. 35 1). — « L’artiste était fort ennuyé par une espèce de calino. »

{Figaro.)

CALINTTES : Culottes. (. Petit Dictionnaire d'argot, 44.) — On a modifié les voyelles des deux premières syllabes de culottes.

CALLOT : Teigneux (Grandval.) Pour Calot.

CALME ET INODORE (être) :

Affecter une sévérité extrême de manières. — Ces deux mots ironiques ne vont jamais l’un sans l’au-

CAL

CAM

trc, et parodient sans doute quelque manuel de civilité puérile et honnête. — « Autrement, il restera calme et inodore. » (Monselet.)

CALOQUET : Chapeau. — Ce diminutif du vieux mot Cale : capuchon, désignait n’importe quelle coiffure de femme en 1808. (Dhautel.) Il s’estétendu ensuite aux chapeaux d’hommes.

— « V’ià Tonnelier! oh! c’ chapeau. Oh ! cecaloquet. »(Ourliac).

— «Achetez un caloquet plus méchant, le vôtre n’est pas trop rup. »

(De Neuville.)

CALOQUET : Couronne. Voir

Dab.

CALORGNE : Borgne. Vieux mot.

CALOT : Dé à coudre, coquille de noix (Vidocq.) — Comparaison de ces objets à la calotte, qui est de même forme.

CALOT, CALOTTE : Teigneux. (Halbert. ) Mot à mot, Ayant une calotte de teigne. — « Voyez donc c’te margot avec sa tête à calot. » ( Catéchisme poissard.)

CALOTTÉE : « Le père Salin recueille lesasticots dans des boîtes de fer-blanc qu’on nomme calottées, et il les vend jusqu’à quarante sous la calottée. » (Privât d’Anglemont.)

CALOTTER : Frapper de la main sur la tête. Mot à mot : fabriquer des calottes avec la main.

— « Calottez-moi , giflez-moi. »

(J. Arago, 38.) V. Escoffier.

CALOT TIN : Ecclésiastique.

Mot à mot : porteur de la calotte cléricale. — « Ils ont chacun un calottin. » (H. Monnier.)

Le mot est ancien. Dans le Déjeuner de la Râpée (pièce publiée vers 1750) nous voyons une poissarde repousser un abbé en disant : « Adieu, monsieur le calottin ! »

CALVIGNE, CALVINE :

Vigne. (Vidocq, Grandval.) Mot à mot : lieu qu’a V vigne, qui a la vigne, qui est planté de vignes.

CALVIN, CLAVIN : Raisin.

(Idem.) Mot à mot : qu’a V vin.

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