V. Ogre
1 — CAL
CALEUR : Garçon. (Colombey.)
CALICOT : Commis marchand. Mot à mot : vendeur de calicot. — « Triple escadron ! le calicot s’insurrectionne. » (P. Borel, 33.) — Dans le commerce même de la nouveauté, Calicot désigne les employés qui ne sont pas sérieux, qui s’amusent bruyamment. » (Naviaux.)
CALICOTE : Femme fréquentant les calicots. — « Clara Fontaine est une étudiante. Pomaré est une calicote. » Paris dansant 44.)
CALIFORNIEN : Riche. — Allusion aux découvertes aurifères de la Californie (49). — « La jeune fille regrettait de ne pouvoir garder pour elle-même cette bonne fortune californienne. »
(Montépin.)
CALINO : Homme ridiculement naïf. — Une pièce du Vaudeville a vulgarisé vers 1 858 le nom et le type. Calino n’est, d’ailleurs, qu’un diminutif du vieux mot câlin (niais). On le trouve dans Tallemant des Réaux (t. 4, p. 35 1). — « L’artiste était fort ennuyé par une espèce de calino. »
{Figaro.)
CALINTTES : Culottes. (. Petit Dictionnaire d'argot, 44.) — On a modifié les voyelles des deux premières syllabes de culottes.
CALLOT : Teigneux (Grandval.) Pour Calot.
CALME ET INODORE (être) :
Affecter une sévérité extrême de manières. — Ces deux mots ironiques ne vont jamais l’un sans l’au-
CAL
CAM
trc, et parodient sans doute quelque manuel de civilité puérile et honnête. — « Autrement, il restera calme et inodore. » (Monselet.)
CALOQUET : Chapeau. — Ce diminutif du vieux mot Cale : capuchon, désignait n’importe quelle coiffure de femme en 1808. (Dhautel.) Il s’estétendu ensuite aux chapeaux d’hommes.
— « V’ià Tonnelier! oh! c’ chapeau. Oh ! cecaloquet. »(Ourliac).
— «Achetez un caloquet plus méchant, le vôtre n’est pas trop rup. »
(De Neuville.)
CALOQUET : Couronne. Voir
Dab.
CALORGNE : Borgne. Vieux mot.
CALOT : Dé à coudre, coquille de noix (Vidocq.) — Comparaison de ces objets à la calotte, qui est de même forme.
CALOT, CALOTTE : Teigneux. (Halbert. ) Mot à mot, Ayant une calotte de teigne. — « Voyez donc c’te margot avec sa tête à calot. » ( Catéchisme poissard.)
CALOTTÉE : « Le père Salin recueille lesasticots dans des boîtes de fer-blanc qu’on nomme calottées, et il les vend jusqu’à quarante sous la calottée. » (Privât d’Anglemont.)
CALOTTER : Frapper de la main sur la tête. Mot à mot : fabriquer des calottes avec la main.
— « Calottez-moi , giflez-moi. »
(J. Arago, 38.) V. Escoffier.
CALOT TIN : Ecclésiastique.
Mot à mot : porteur de la calotte cléricale. — « Ils ont chacun un calottin. » (H. Monnier.)
Le mot est ancien. Dans le Déjeuner de la Râpée (pièce publiée vers 1750) nous voyons une poissarde repousser un abbé en disant : « Adieu, monsieur le calottin ! »
CALVIGNE, CALVINE :
Vigne. (Vidocq, Grandval.) Mot à mot : lieu qu’a V vigne, qui a la vigne, qui est planté de vignes.
CALVIN, CLAVIN : Raisin.
(Idem.) Mot à mot : qu’a V vin.