CAP
CAR
sa part. — Du nom de Capahut, malfaiteur coutumier de ce procédé. (Vidocq.)
CAPE : Écriture. (Halbert.)
CAPET : Chapeau. — Vieux mot. Capel (chapeau), se prononçait capè au moyen âge.
CAPINE : Écritoire. (Halbert.)
CAPIR : Écrire. (Id.)
CAPITAINAGE : Agiotage.
(Vidocq.)
CAP1TAINER : Agioter. Mot à mot manœuvrer son capital.
CAPITULARD : Homme qui capitule. — Cette sotte injure fut d’abord adressée en 1871 à une armée irresponsable qu’on ne pouvait accuserde nos malheurs.
— « Lâche , capitulard, soldat à Badin guet , et autres aménités .
allèrent leur train. » ( Eclair , 72.)
Le terme s’est ensuite généralisé. « Tous ces trembleurs, ces capitulards, qui ne peuvent se passer du cadenas de l’état de siège. » (Saint-Genest, 75.)
CAPON : Filou. (Idem.)
CAPONS : Écrivains. (Grandval.) Il s’agit ici de ceux qui écrivent des lettres pour les autres.
On trouve capous dans Halbert.
CAPORAL : Tabac à fumer.
— Il est plus fin que celui dit de soldat, ou de cantine, vendu à un prix moindre. — «Un fumeur très-ordinaire brûle à lui seul son kilogramme de tabac par mois. »
(A. Luchet.)
CAPRICE : Vive et subite affection. — « Tu es mon caprice, et puisque qu’il faut sauter le
pas, que du moins j’y trouve du plaisir. » (Rétif, 1776.) — Le caprice ne dure pas longtemps, mais il est désintéressé. — « Plus capable de capriceque la femme entretenue, moins capable d’amour que la grisette, la lorette a compris son temps, et l’amuse comme il veut l’être. » (Th. Gautier.)
Faire des caprices : Séduire à première vue, inspirer des caprices. — «J’en fais t’y des caprices ! Aussi, avec une balle comme ça, on peut tout se permettre. »
(Lamiral, i838.) V. Boule.
CAPSULE : Chapeau d’homme affectant les petits bords et la forme cylindrique d’une capsule de fusil. V. Carreau.
CAPUCINE (jusqu’à la troisième ) : Complètement ivre, c’està-dire en ayant jusqu’au menton.
La troisième capucine est près de la bouche du fusil. — « Veuillez excuser notre ami, il est gris jusqu’à la troisième capucine. »
(Murger.)
CARABINE : Maîtresse d’un carabin ou étudiant en médecine.
Carabin signifiait garçon barbier au temps où les barbiers pratiquaient la chirurgie et s’armaient de la seringue, comparée dérisoirement à une carabine. « Sois tant que tu pourras étudiante en droit, Carabine. » ( Almanach du Diable amoureux, 49.)
Son petit air mutin Plaît fort au quartier Latin,
C’est Flora la Carabine. (J. Choux.)
CARABINE : Fouet du conducteur du train. — Comparaison ironique de son claquement à la détonation d’une carabine.