CHEMISE DE CONSEILLER
Linge volé. (Colombey.)
CH E N ATR E : Très-bon.
(Grandval.) — Augmentatif de chenu.
CHÊNE : Homme bon à voler, riche, abréviation de chenu. — « Qu’as-tu donc morfillé? — J’ai fait suer un chêne, son auber j’ai enganté et ses attaches de cé. »
(Vidocq.)
CHENIQUE, CHNIC : Eau-devie. — Diminutif de chenu : bon.
— « Le perruquier de régiment rase sans rétribution, mais en avant le chnic. » (Bataille, 43.)
CHENIQUEUR : Buveur de chenique.
CHENOC : Mauvais, avarié, et par extension « vieil infirme.» — C’est l’antithèse de chenu. — «Vous êtes un vieux birbe... Comment?
un birbe... Oui! vous êtes un vieux ch’noc. » (rl Dernier jour d’un condamné.)
CHENU : Excellent. — Dès 1718, le Dictionnaire comique de Leroux dit dans ce sens : Voilà du vin chenu. Selon (08), chenu, signifiant au propre blanc de vieillesse, est appliqué au vin que la vieillesse améliore, et par extension à toute chose de première qualité. — « Ce doit être du chenu et du ficelé. » (Phys, du matelot, 43.) — « Il met sur son nez une chenue paire de lunettes. » (La Bédollière.) — cc Goujeon, une prise de tabac? — Oui-da, t’nez en v’ià qu’est ben chenu. » (Vadé, 1755.) — « As -tu fréquenté les marchandes de modes? c’est là du chenu! » (P. Lacroix, 32.)
Chenu sorgue : Bonsoir. — « Chenu sorgue, roupille sans taffe. » (Vidocq.)
Chenu reluit : Bonjour. Voir Fourgat.
CHE
CHE
CHENUMENT : Très-bien. — « Une ville a beau feindre de se défendre ch’ nument. » (Vadé, 1755'.) V. Artie.
CHER : Rude, élevé. (Colombey.) — La cherté est prise ici au figuré.
CHÉRANCE : Ivresse. (Idem.)
CHEVAL : Homme brutal, grossier.
Je voudrais être un grand cheval,
Un ours, pour laisser une fille.
A la merci de son cheval.
(Boufflers, o5.)