‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 129 sur 622 · CHEMISE DE CONSEILLER · texte numérisé non relu

CHEMISE DE CONSEILLER

Linge volé. (Colombey.)

CH E N ATR E : Très-bon.

(Grandval.) — Augmentatif de chenu.

CHÊNE : Homme bon à voler, riche, abréviation de chenu. — « Qu’as-tu donc morfillé? — J’ai fait suer un chêne, son auber j’ai enganté et ses attaches de cé. »

(Vidocq.)

CHENIQUE, CHNIC : Eau-devie. — Diminutif de chenu : bon.

— « Le perruquier de régiment rase sans rétribution, mais en avant le chnic. » (Bataille, 43.)

CHENIQUEUR : Buveur de chenique.

CHENOC : Mauvais, avarié, et par extension « vieil infirme.» — C’est l’antithèse de chenu. — «Vous êtes un vieux birbe... Comment?

un birbe... Oui! vous êtes un vieux ch’noc. » (rl Dernier jour d’un condamné.)

CHENU : Excellent. — Dès 1718, le Dictionnaire comique de Leroux dit dans ce sens : Voilà du vin chenu. Selon (08), chenu, signifiant au propre blanc de vieillesse, est appliqué au vin que la vieillesse améliore, et par extension à toute chose de première qualité. — « Ce doit être du chenu et du ficelé. » (Phys, du matelot, 43.) — « Il met sur son nez une chenue paire de lunettes. » (La Bédollière.) — cc Goujeon, une prise de tabac? — Oui-da, t’nez en v’ià qu’est ben chenu. » (Vadé, 1755.) — « As -tu fréquenté les marchandes de modes? c’est là du chenu! » (P. Lacroix, 32.)

Chenu sorgue : Bonsoir. — « Chenu sorgue, roupille sans taffe. » (Vidocq.)

Chenu reluit : Bonjour. Voir Fourgat.

CHE

CHE

CHENUMENT : Très-bien. — « Une ville a beau feindre de se défendre ch’ nument. » (Vadé, 1755'.) V. Artie.

CHER : Rude, élevé. (Colombey.) — La cherté est prise ici au figuré.

CHÉRANCE : Ivresse. (Idem.)

CHEVAL : Homme brutal, grossier.

Je voudrais être un grand cheval,

Un ours, pour laisser une fille.

A la merci de son cheval.

(Boufflers, o5.)

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