‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 162 sur 622 · DANSER, DANSER DE · texte numérisé non relu

DANSER, DANSER DE

Payer, faire danser ses écus. — « C’étaient d’assez bons pantres.

Enfin ils savaient danser. » (De Lynol.) — « Et je me mets à faire danser mes 3oo francs. C’a été mon grand tort. » (Idem). — « Je dansais pour c’te reine d’un joli châle tartan. » (A. Cahen.) V. Lansq.

Danser (faire) : Battre. — « Tu vas me payer l’eau d’aff, ou je te fais danser sans violons. » (E.

Sue.)

Danser (la) : Être battu. — « Ah! je te tiens et tu vas la danser. » (Idem.)

Danser (la): Mourir. — «Ruffard la dansera. C’est un raille à démolir. » (Balzac.)

Danser (la) : Être maltraité en paroles. — « Quiconque poussait les enchères était empoigné, témoin une jeune fringante qui la dansa tout du long. » (Vadé, 1788 .)

Danser devant le buffet : N’avoir rien à manger. — « Nous faudra danser sans musique de¬

vant le buffet, aux heures des repas. » ( Chansons , Clermont, 33.) — Se prend au figuré : « Je me suis lassé de danser devant le buffet de la gloire. » (Gaboriau.)

DANSER TOUT SEUL : Infecter de la bouche. (Grandval.) — On abrège maintenant en disant danser.

DANTESQUE : Taillé comme l’œuvre ou comme les héros du Dante. — « Diable! douze vers dantesques et une ébauche de passion perdus, on regarde à cela. » (Th. Gautier.) — « O fortune! pouvais-tu jouer un tour plus cruel à un jeune homme dantesque et passionné. — (Id.) V. Pifferari.

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