EM B
beuf. — a Si l’étoile du mérite n’orne pas mon d'oeuf usé. »
(Festeau.)
ÉLÉMENTS: Argent dans l’argot de joueur. — «Y a-t-il des éléments": demande-t-ii à voix basse. Traduction : y a t-il de l’argent : » (Cavaillé.)
ÉMAILLAGE , ÉM AILLER , ÉMAILLÉ USE : a On parle beaucoup des femmes qui se font émailler. Ce mot est devenu à la mode... On croit que c’est un maquillage perfectionné.. .11 n’en est rien. Voici en quoi consiste l’é maillage : Les femmes, dont le visage se plisse, ont le courage de supporter l’opération suivante. On leur pratique des incisions à la peau, et on y injecte des liquides qui pénètrent les tissus, les gonflent et remplissent les vides... C’est charmant, n’est-ce pas: » ( Figaro , 24 décembre 75.) Longtemps avant cette date, une femme se faisait annoncer à la quatrième page des journaux comme émailleuse.
Vers 1869, elle eut même un procès retentissant avec une Anglaise qui ne se trouvait pas suffisamment émaillée.
EMBALLER: Arrêter, écrouer.
— «Tu vas nous suivre à la Préfecture. Je t’emballe.» (Chenu.)
EMBALLER : On dit d’un cheval emporté qu’il emballe son cavalier, sans doute parce que celui-ci est réduit au rôle passif d’un simple ballot. V. Là-bas. — « En attelage a tenté de s’emballer, avenue de l’Impératrice. »
(G. Yassy, y5.)
Emballer : Se prend aussi au
figuré pour dépeindre un emportement quelconque. — « M. Picard a dit tout ce qui lui passait par la tête dans le but très-politique d’empêcher M. G. de s’emballer et d’emballer ses amis.»
(A. Millaud.)
EMBALLER: Finir lestement.
— « Quant à la baronne Dudevant, ce fut bien lestement emballé, comme nous disions au quartier Latin. » (G. Sand.)
EMBALLES (faire des) : Faire des embarras. — Emballe semble une déformation d 'embarras. En ancien provençal, il est à noter cependantque b aile signiez train, embarras. On aura combiné les deux mots.
EMBALUCHONNER : Empaqueter. (Halbert.) V. Baluchon.
EMBARDER : Se tromper. —
— Terme de marine.
EMBARGUER : Rentrer. (Rabasse.)
EMBARRAS : Draps de lit.
(Halbert.)
EMBARRAS (faire des) : «Faire beaucoup d’étalage pour peu de chose. » (Dhautel,) V. Épate.
EM BERQUINÉ : Fadement moral. Mot à mot : aussi fade qu’un roman de Berquin. — « Cela flatte les instincts du bourgeois emberquiné et les prétentions du philistin à la poésie élégiaque. » (Th. Silvestre.)
EMBLEME : Mensonge, conte fait à plaisir. — Ironie à l’adresse du genre allégorique dont le peuple ne peut comprendre les finesses. — « Todore me répond :
Je suis malade... Des emblèmes ! » (Monselet.)