V. Absorption
GLUTOUSE (la) : La figure.
(Rabasse.)
GNAN-GNAN : Mais, maise.
— Redoublement du vieux mot
niant : rien. Talma écrit à madame Bourgoin, le ig septembre e 5 : « Vous avez prouve au public et à vos camarades que vous êtes en état de jouer autre chose que des gnans-gnans. »
GNIAF, GNIAFFE : Savetier, et par extension : homme grossier, mal élevé. — cc C’est le cordonnier gniaffe que nous nous sommes proposé surtout de peindre. » (P. Borel.) — « Je dis, monsieur le baron, que vous êtes un gniaf, et que vous me prenez pour un autre. » (E. Villars.)
GNIOL, GNIOLLE, GNOLLE:
Sans valeur intellectuelle, niais.
— Vient de gnan-gnan avec changement de finale. On a écrit ce mot de toutes les façons. La plus ancienne, celle de i8o5, doit être préférée. — « Des journalistes très-ignorants se servent du mot césarisme dans une trèsmauvaise acception. Il faut avoir été de l’hôtel de ville pour être aussi gniol que cela. » (J. Richard.) — «Mais il est si gniol le, ce gouvernement! il est si feignant ! si propre à rien. » (Montépin.) — « Pas si gnolle, c’est des gosses, ça. » (Rousseliana, g5.)
GNOGNOTE : Chose sans valeur. — Même étymologie que gnan-gnan. — « Josepha... c’est de la gnognote. » (Balzac.)
GNOLE : Tape. — Abréviation de Torgnole. — a Quoi! tu n’ peux ly riche une gnole dessus la tronche. » ( Dialogues
poissards, xvme siècle.)
GOBANTE (femme) : Femme très-séduisante. Mot à mot : vous