‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 234 sur 622 · V. Absorption · texte numérisé non relu

V. Absorption

GLUTOUSE (la) : La figure.

(Rabasse.)

GNAN-GNAN : Mais, maise.

— Redoublement du vieux mot

niant : rien. Talma écrit à madame Bourgoin, le ig septembre e 5 : « Vous avez prouve au public et à vos camarades que vous êtes en état de jouer autre chose que des gnans-gnans. »

GNIAF, GNIAFFE : Savetier, et par extension : homme grossier, mal élevé. — cc C’est le cordonnier gniaffe que nous nous sommes proposé surtout de peindre. » (P. Borel.) — « Je dis, monsieur le baron, que vous êtes un gniaf, et que vous me prenez pour un autre. » (E. Villars.)

GNIOL, GNIOLLE, GNOLLE:

Sans valeur intellectuelle, niais.

— Vient de gnan-gnan avec changement de finale. On a écrit ce mot de toutes les façons. La plus ancienne, celle de i8o5, doit être préférée. — « Des journalistes très-ignorants se servent du mot césarisme dans une trèsmauvaise acception. Il faut avoir été de l’hôtel de ville pour être aussi gniol que cela. » (J. Richard.) — «Mais il est si gniol le, ce gouvernement! il est si feignant ! si propre à rien. » (Montépin.) — « Pas si gnolle, c’est des gosses, ça. » (Rousseliana, g5.)

GNOGNOTE : Chose sans valeur. — Même étymologie que gnan-gnan. — « Josepha... c’est de la gnognote. » (Balzac.)

GNOLE : Tape. — Abréviation de Torgnole. — a Quoi! tu n’ peux ly riche une gnole dessus la tronche. » ( Dialogues

poissards, xvme siècle.)

GOBANTE (femme) : Femme très-séduisante. Mot à mot : vous

Page 1