‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 237 sur 622 · GOS — 196 — GOU · texte numérisé non relu

GOS — 196 — GOU

ramollis aux ongles roses. » (A.

Brun, 67.)

GOMME (haute) : Fashion ridicule de l’un ou l’autre sexe.

Allusion à ce que certaines toilettes ont de trop empesé et de trop brillant. « Quelques renseignements sur les bas de la haute gomme féminine... Il y en a de toutes les nuances... » (F. Magnard, 75.) — « Anna est trèsconnue dans toute la haute et demi-gomme. » (Vassy, 1875.)

GOMMEUX : C’est le petit crevé de 1 8y5. « La haute et basse bicherie, les purs gommeux et même des journalistes. » (A.

d’Aunay, j5.) — « Dans notre ignorance parisienne, nous appelons boyard ce qu’à Saint-Pétersbourg on désigne sous le nom générique de g ommeux. » (A.

Wolff, 75.)

GONCE, GONCESSE : homme, femme. (Rabasse.)

GONZE, GONZESSE : Niais, niaise. — « Mais votre orange est fichée. Elle n’a point de queue?

— Allez donc, gonze. » (Vadé, 1788.) V. Aplomb, Regout , Râleur.

GOSSE : Jeune enfant. (Rabasse.) Abr. de gosselin.

Gosse : mensonge. — On disait autrefois gausse. — « Conter des gausses, faire des mensonges badins. » (Dhautel, 8.) V.

Gnolle.

GOSSELIN , GOSSELINE :

Jeune homme, jeune tille. (Rabasse.)

GOSSELIN : V. Être (en).

GOTEUR : Paillard. (Hal-

bert.)

GOTON : Fille de mauvaise vie. — Abréviation de Margoton. — « Est-ce que tu nous prends pour ta goton, avec ta familiarité? » ( Catéchisme poissard, 40.)

GOUALANTE : Chanson.

(Halbert.) Mot à mot : chantante.

GOUALER : Chanter. (Halbert.) Mot à mot : faire sortir du gosier. Du vieux mot goule :

gosier.

GOUALEUR, GOUALEUSE :

Chanteur, chanteuse. (Halbert.) — Eugène Sue a donné ce nom à l’un des types de son roman :

les Mystères de Paris.

GOUAPE : Vie de gouapeur, — «J’aime mieux jouer la poule...

Parce que t’es un gouapeur, mais ceux qui préfèrent le sentiment à la gouape, c’est pas ça. » (Monselet ) — « Mes amis, unissons nos voix pour le triomphe de la gouape. » (C. Reybaud.)

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