‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 265 sur 622 · LETTRE DE JÉRUSALEM · texte numérisé non relu

LETTRE DE JÉRUSALEM

Lettre écrite par un détenu pour demander de l’argent. (Vidocq.) Elle partait du dépôt de la Préfecture de police, autrefois rue de Jérusalem.

LEVAGE : Opération consistant de la part d’un homme, à conquérir ou lever la première femme venue. De la part d’une femme, c’est amener un homme à lui faire des propositions. —

« Pas de levage, pas d’entrain. »

(Mané, 61 .)

LEVEE : Arrestation. — « Si la levée a lieu dans un café, on en fait part au patron. » (Stamir, 67.)

LÈVE-PIEDS : Escalier, échelle. (Vidocq.) — Effet pris pour la cause.

LEVER : Voler. — Abréviation de Enlever. — « Robert dit :

« Je suis levé, » et il nous appelle filous. » (Monselet.) — « Tiens, dit le voleur, voici un pantre bon à lever. » (Canler.)

LEVER : Faire un levage. — « Tiens, Xavier qui vient d’être levé par Henriette. » (Monselet.) — « J’irai ce soir à Bullier, et si je ne lève rien... (Lynol.) V. Flanelle.

LEVER : Capter. — « Il lève un petit jeune homme. Vous verrez qu’il en fera quelque chose. »

(De Goncourt.)

LEVER : Arrêter.

J’ lui dis qu’ j’aimerais mieux m’ pendre,

Ayant trop peur d’être levé.

(A. Meigne, Ch.)

Etre levé : « Dans l’argot des débiteurs et des créanciers, avoir à ses trousses un recors, qui vous a vu dans la rue ou déterré quelque part. » (Montépin.)

LEVER DE RIDEAU : Pièce en un acte jouée au commencement d’une soirée. — « La petite pièce, celle qu’on nomme vulgairement lever de rideau , celle qui fait vivre les vaudevillistes intimes et tricoteurs. »

{Phys, du théâtre, 41.)

LÎG

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