MIE
MEUNIER : Receleur achetant le plomb volé. (Colombey.)
MEZIÈRE : Homme simple, bon à voler. (Grandval.) V. Regoui.
MÉZIÈRE : Acheteur. (Rabasse.)
MEZIÈRE, MEZIGUE : Moi.
(Idem.)
MEZZO TERMINE : Terme moyen, compromis. — Italianisme. — « Elle ne s’y refusa pas, et trouva même ce meqqo termine fort commode. » (De Villemessant.)
MICHE: Niais. — Du nom propre Michel, qui avait jadis ce sens proverbial. V. Mikel. — « Loupât : Le sergent, j’imagine, m’en voudra. La Ramée à part :
Le bon miche ! » (Vadé, les Racoleurs.) — « Miché se dit d’un sot qui s’est laissé duper. On le montre au doigt en disant : voilà lemiché.C’estunterme bas. Dans Cotgrave, il est défiguré sous le nom de Michon. » ( Dict . de Trévoux , 1771.)
MICHE : Homme fréquentant et payant les filles. Même étymologie que ci-dessus :
D'où vient qu'on appelle miché Quiconque va de nuit et se glisse en
cachette
Chez des filles d’amour, Barbe, Rose
ou Fanchette ?
(Mérard de Saint- Just, 1764.)
Dans une liste de fausses Protestations des filles de Paris contre la guerre (1790), on lit :
« Ce pourfendeur de Mars avait bien aftaire aussi de se présenter pour nous enlever nos michés.»
— « Les jeunes gens dont ces dames font leurs amantsdecœur, et que certaines susceptibilités des michés empêchent d’avoir un facile accès. » (Vermorel, Ces dames.)
MICHÉ DE CARTON : Amant peu généreux ou peu fortuné.
— V. Carton.
MICHÉ SÉRIEUX : Amant riche et généreux. — « Le miché sérieux équivaut à Y entreteneur... Les jeunes gens se disent souvent, comme un mot d’ordre:
Messieurs, ne parler pas à la petite une telle, elle est ici avec son miché sérieux. Le même individu se désigne aussi par ce mot : Ponteur. Ce dernier mot, pris dans le vocabulaire des jeux, vient du verbe ponter. ».(Cadol.) — « Les avant-scènes sont réservées aux michés sérieux. »
{Petits mystères de VEcole lyrique.) — « Et toute cette succession de michets sérieux défile sous les yeux de Claridon. »
(. Droits de l’homme, 3 avril 76.) V. Persiller.
MICHETON : Petit miché. — « AU’ me dit : « Mon fiston, « étrenne ma tirelire. » Je lui réponds : « Ma poule, tu m’ prends « pour un mich’ton. » ( Le Bàtonniste à la Halle, i3.)
MICHON : Argent. (Halbert.)
MIDI (il est) : Il n’est plus temps. Date du temps où midi était l’heure du repas, celle où cessait toute affaire.
MIE DE PAIN : Vermine. (Vidocq.) — Allusion à la démangeaison causée par une mie de pain égarée.