V. ce mot
MOUSSER (se faire) : Se faire valoir. (Rabasse.) — Mot à mot :
Se faire monter plus haut.
MOUSSERIE : Latrine. (Halbert.)
MOUSSEUX : Redondant. — « J’estime celui qui est un peu mousseux dans sa façon de parler. » (La Bédollière.)
MOUSSUE : Châtaigne. (Halbert.)
MOUSTIQUE : Mauvais. Mot à mot : malfaisant, irritant
I comme un moustique. — « Je j bonnirai qu’ils nous ont embroqués d’une chasse moustique. »
(Rabasse.)
MOUZU : Mamelle. (Halbert.)
MUETTE : Conscience. (Rabasse.) — Le mot nous paraît trop ingénieux. Ce doit être (comme pour arche de Noé) une invention de Saint-Edme qui a rédigé l’œuvre de Vidocq, où muette a paru pour la première fois.
MUETTE : Exercice dans lequel, par espièglerie ou par antipathie pour un chef, les élèves deSaint-Cyr ne font pas résonner leurs fusils. — « Lorsque vient le tour de commandement d’un gradé ou d’un chef détesté, on convientde lui donner une muette. » (Delà Barre.) — Muette se faufile en ce moment dans la langue politique. — • « Dès qu’on a vu M. G. établir autour de M. N.
une sorte de muette... » ( Igno tus, 75.)
MUFFETON, MUFFLE : Homme bête et grossier. — «Eh! dis donc, la belle blonde, tu vas quitter ces deux muffles et t’en venir avec moi. » (E. Sue.) — « Vois-tu, muffeton, lui disait la dame. » (G. de Nerval.)
MUFLE : Maçon. (Rabasse.)
MURON, MURONNER, MU- RONNIÈRE : Sel, saler, salière.
(Halbert.) Vieux mots.
MUSARDINE: Habitué femelle des Concerts-Musards, de i858 à 1860. — « On dit une musardine, comme jadis on disait une lorette.» (A. Second.) — C’était du temps de l’hôtel d’Osmond; le