PANTIN , PANTRUCHE
« Pantin, c’est le Paris obscur, quelques-uns disaient le Paris canaille, mais ce dernier s’appelle, en argot, P autruche. » (G.
de Nerval.) — Cette définition manque de justesse. Pantin est aussi bien le Paris beau que le Paris laid. Et la preuve, c’est qu’on dit : dans le goût de Pantin, pour : élégant, à la mode de Paris. V. Pantinois. — Pant ruche est son seul péjoratif. Il est probable que le peuple a donné à Paris, par un caprice ironique, le nom d’un village de sa banlieue (Pantin). V. Pré. ■ —
« Là ! v’ià qu’est arrangé dans le goût de Pantin. » (Zombach.)
PANTINOIS : Parisien. (Halbert.) V. Pante.
PANTOUFLE (et cætera) :
Homme nul, sans valeur aucune. — « L’animal le traitait alors de fainéant, de poule mouillée et d’et cætera pantoufle. »
(L. Desnoyers.)
Et cætera pantoufle : « Quolibet dont on se sert lorsqu’un ouvrage pénible et ennuyeux vient à être terminé. » (Dhautel, 00.)
PANTRE : Dupe. Abréviation de Pantruchois. V. Pante et Pantin.
P antre argoté : Imbécile.
Pantre arnau : Volé s’apercevant du vol'. Mot à mot : pantre qui renaude.
Pantre désargotê : homme difficile à voler. (Halbert.)
PANTRUCHE : Paris. V. Pantin.
PANTRUCHOIS : Parisien. V.
Pante.
PANTURNE : Fille de mauvaises mœurs. (Grandval.)
PANUCHE : Femme élégamment mise.
PAPA (à la) : Bourgeoisement, sans éclat. — « Ce sont des enchères à la papa. Tout s’y passe à la douce. » (Champfleury.)
PAPA (à la) : Supérieurement.
— - Le père est maître au logis.
On nous aura r’quinqués à la papa...
Tu riras là, mais j’ dis à la papa...
Ou sinon d’ ça, j’ te brosse a la papa...
(Le Casse-Gueule, ch. 14.;
Il va nous juger ça à la papa.
(Désaugiers.)
PAPELARD: Papier. (Vidocq.) — Changement de finale.
PAPIER JOSEPH : Billet de Banque. (Rabasse.) — Allusion de consistance.
PAPILLON : Blanchisseur.
(Idem.) — Comme le papillon, il arrive de la campagne, et ses ailes blanches sont représentées par les paquets de linge qu’il porte sur l’épaule.
PAPILLON (vieux) : Vieil-