‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 353 sur 622 · PRUNE DE MONSIEUR · texte numérisé non relu

PRUNE DE MONSIEUR

Evêque. (Vidocq.) — Il est habillé de violet comme une prune.

PRUSSE (Pour le roi de) : Gratis. — Vient de ce que cetÉtat ne payait point le 3i du mois à ses employés. — « S’ils viennent, ce sera pour le roi de Prusse. »

(Cogniard, 3i.)

PRUSSIEN : Derrière. — Allusion aux dyssenteries qui décimèrent l’armée prussienne, pendant l’invasion de 1792. On a pris le tout pour la partie. — « Et puis après, la Prusse est entrée en France d’où la gourmandise l’a forcée de sortir, car elle tachait toutes ses chemises. »(Reys, i5.)

— En 1825 on apublié le Manuel du Prussien ou guide de l’artilleur sournois.

PUANT : Homme qu’on ne peut sentir, qui vous pue au nez.

— A commencé par se dire des élégants par trop parfumés. — a Ce petit puant... un petitmaître, toujours sans conséquence. » ( Parodie de Zaïre, xviii® siècle.)

PUCES (Trouver des), Chercher des puces : chercher querelle.

Mot à mot : sauter sur le moindre motif comme si on cherchait à prendre une puce au bond. — « Et pourtant la Giraudeau a trouvé moyen de me trouver des puces. » (La Correctionnelle.)

PUDIBARD : Faussement pudibond.

PUDIBARDERIE : « Leur pudeur est de la pudibonderie, je dirai même de la pudibarderie. »

(Mmc Rattazzi.)

PUER, PUER AU NEZ : Être

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