‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 361 sur 622 · R AL · texte numérisé non relu

R AL

«Tous les hommes sont des raffalés, des pingres. » (Lynol.)

RAFFURER : Regagner. V.

A Jfurer.

RAFIAU : Bâtiment léger. — « J’ vas joliment gréer notre rafiau, tu verras. » (Phys, du matelot.)

RAFILÉR : Donner. V. Manquasse. — Forme de refiler.

RA-FLA : Notes rudimentaires de la batterie du tambour. — « Le tambour-major bat la mesure des ra et des fia. » (M. Saint- Hilaire.)

RAFRAICHIR D’UN COUP DE SABRE (se) : Se battre. — Allusion à la sensation du froid qu’on éprouve en sentant la lame pénétrer dans les chairs.— « Tu caponnes... D’un coup de sabre avec moi t’as peur de te rafraîchir. » (Rien fi, 26.)

RAGOT : Conte absurde. — « La Bourse particulièrement se laisse influencer par des ragots qui ne mériteraient pas cinq centimes de baisse. » (Le Temps, 67.)

R AGOUTER: Éveiller les soupçons. (Rabasse.) C’est-àdire : exciter le désir de la police.

RAIDE : Difficile à croire ou à supporter. — « Des choses qu’on ne saurait répéter devant vous, mademoiselle... — C’est donc bien raide, répliqua l’ingénue. »

Figaro, juin 72.) — « Un gros volume, sept francs. C’est raide, x (Al. Dumas fils.)

RAIDE, RUDE : Eau-de-vie.— Elle gratte le gosier. — « Comm.

dit le proverbe, un peu de raide fait grand bien. » (Bardas.)

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