SON — 333 — SOR
de l’Église sont le déshonneur de la gendarmerie.
SOLEIL (avoir un coup de) :
S’enivrer. (Dhautel.) V. Coup.
Piquer un ou son soleil : Rougir.
Recevoir un coup de soleil :
Tomber amoureux. — « Mesdemoiselles, nous avons reçu un coup de soleil soigné. » (Villars.)
SOLIR. — Vendre : « J’ai rencontré marcandière qui dupivois solisait. » (Vidocq.)
SOLITAIRE : Spectateur qui, pour payer moins cher sa place, entre au théâtre dans les rangs de la claque. Son nom indique qu’il ne se croit pas obligé de faire chorus avec ses bruyants compagnons. — « Grâce à une piècede cinquante centimes, j’entrai en qualité de solitaire. »
(A. Second.)
SOLLIGEUR : Marchand.
(Vidocq.) — De Solir.
SOLLICEUR DE LACEfS :
Gendarme, mot à mot : marchand de menottes.
SOLLIGEUR DE ZIF : Escroc vendant sur faux échantillons.
(Idem.)
SOLLICEUR A LA POGNE :
Marchand ambulant. (Colombey.) — Il lui faut de la pogne pour pousser sa petite voiture.
SOLLISAGE : Vente. (Colombey.) V. Solir.
SOMMEIL (marchand de) :
Logeur à la nuit, (Rabasse.)
SONDE : Médecin. (Vidocq.)
SONDER : Espionner, chercher à savoir.
SONDEUR : Commis d’octroi.
(Rabasse.) — Il sonde les voitures.
SONDEUR : Espion. (Vidocq.)
SONDEUR : Observateur, chercheur.
SONNETTE : Pièce d’argent.
Elle sonne dans la poche. — « J’accours à l’Opéra et les sonnet’s en poche. » (Désaugiers.)
SONNETTE DE BOIS (déménager à la) : Emporter ses effets sans avoir payé sa chambre, en tamponnant la sonnette d’éveil qui signale la sortie d’un hôtel garni. — « Car il était réduit à déménager à la sonnette de bois. » (Chenu.)
SON NIAIRE : Moi, lui, eux.
(Rabasse.) C’est à son niaire :
c’est à moi, c’est à lui. (Idem.)
SOPHIE (faire sa) : Se donner des airs de sagesse. Jeu de mots sur le nom propre et le mot grec. — «Aquoi ça m’aurait avancé de faire ma Sophie ? » (Monselet.)
SORBONNE : Cerveau. — « La sorbonne est la tête de l’homme vivant, son conseil, sa pensée. »
(Balzac.) — Date du temps où les décisions de la Sorbonne pesaient d’un grand poids.
SORBONNER : Penser. (Halbert.) Raisonner. (Rabasse.)
SORGE, SORGUE : Soirée, nuit. (Vidocq, Halbert.) — Au moyen âge, on disait sortie.
B dite y Sortie.
SORGUER : Passer la nuit. -- « Content de sorguer sur la dure, va, de la bride (chaîne) je n’ai pas peur. » (Vidocq.)
sou
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SORGUEUR : Voleur de nuit.
SORNE : Noir. (Halbert.)
SORT (il me) : Il m’est insupportable.
SORTIR LES PIEDS DE¬ VANT : Être mort. Mot à mot :
sortir dans un cercueil. — « Le bruit courut que la jolie fille était séquestrée dans un cabinet noir et qu’elle n’en sortirait que les pieds devant. » (About.)
SOTONNADE : Bastonnade.
(Rabasse.)Formealtérée de satonnade. V. Satou.
SOUDRILLARD : Libertin.
(Vidocq.)
SOUFFLANT: Pistolet. — Allusion à la décharge. V. Bayafe.
SOUFFLÉ : Pris, arrêté par la police.
SOUFFLET (voler au) :
Entrer brusquement dans un magasin où une dame solde des objets de luxe, la souffleter en jouant au mari indigné et disparaître avec son porte-monnaie.
(Rabasse.)
SOULASSE : Traître, trompeur. (Colombey.)
SOULASSE (grande) : Assassinat. (Idem.) — « Qu’est-ce que vous faites maintenant, père Salambier ? Toujours la grande soûlasse , mes enfants. » (Du Boisgobey.)
SOULEVER : Voler.
SOULOGRAPHE : Vieil ivrogne.
SOULOGRAPHIE : Ivrognerie.
(Vidocq, 37.) — « Ils feront delà soulographie , et adieu votre ty- {
pographie, plus de journal ! »
(Balzac.)
SOUPÇON : Quantité si minime, qu’on se demande si elle existe. De là le terme d e, soupçon.
— « Rien que de l’eau chaude avec un soupçon de thé et un nuage de lait. » (A. de Musset.)
SOUPE (tremper une) : Battre. Mot à mot : faire avaler une correction. — « Où qu’ tu vas, Polyte ? — Je vas tremper une soupe à ma femme qu’est une feignante qu’a pas travaillé, »
fait dire Gavarni à un souteneur allant rouer de coups la malheureuse qui n’a pas trouvé d’argent.
SOUPE AU LAIT : Homme colère. — Le lait bouillant déborde avec rapidité.
SOUPEUR : Viveur, passant les nuits à souper. — « Est-ce que les soupeurs savent jamais ce qu’ils boivent et ce qu’ils mangent ? » (Frémy.)
SOUPEUSE : Fille raccrochant dans les restaurants où on soupe.
— «Survintune autre soupeuse...
pour lui souffler son adorateur. »
(Vassy, 75.)
SOUPLE : Bleu. (Halbert.)
SOURICIÈRE : Piège tendu par la police. — « Tendre une souricière pour le faire pincer par la police. » (E. Sue.)
SOURICIÈRE : Dépôt des prévenus, à la préfecture de police.
(Halbert.)
SOURICIÈRE : Giberne d’infanterie d’ancien modèle. « Tout en ayant soin de placer ma giberne ou, comme on dit, ma souricière. » (Vidal, 33.)