‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 460 sur 622 · BER · texte numérisé non relu

BER

— « Il dit que c’est vexant de conduire une bécane. » (Le Sublime.)

BECQUANT : Poulet. Jargon de voleur. (Rigaud.)

BECQUETANCE : Nourriture. — u Quand il y en a pour le marchand de béquetance, il y en a pour le marchand de sommeil. » (A. de Lafaille.)

BÉDOUIN : Grec, voleur au jeu. « Les sept mille Grecs de France se divisent en cinq catégories dont les noms font tous moins allusion à la Grèce (ou graisse). Voici ces néologismes de l’équivoque. i. suiffards; 2. graisseurs ; 3. bédouins; 4.

grecs; 5. philosophes. » (Figaro, 70.)

BÈGUE : Bezigue. (Rigaud.) — Abréviation.

BEIGNE ? coup. — Vieux mot.

« Oui, ma chère, plus de beignes et des pépètes. » (Huysmans, 79.)

BÊLANT : Mouton. (Delvau.)

BELGE : Pipe en terre de Belgique. (Rigaud.)

BELLE PETITE. Mot à mot :

« belle petite dame. » C’est la lorette de 1878-1879. — « Il y a peut-être une ou deux belles petites qui se sont glissées en fraude. » { Vie paris. 79.).

BENI-MOUFFETARD : Parisien du quartier Mouffetard, spirituellement canaille. — « Le nez est franchement beni-mouffetard, camard, aux narines ouvertes, point bridé mais spirituel. » (C. des Derrières, j'5.) — Le

néologisme date du temps où les guerres d’Afrique ramenaient continuellement dans les journaux des noms de tribus arabes commençant par Béni.

BÉNIR BAS : Donner un coup de pied quelque part. — Ce mot me semble rentrer dans la classe des mots faux que j’ai signalée page 14. Delvau l’a donné le premier pour faire plaisir à Babou qui l’avait inventé, et depuis ce temps les glossaires le répètent.

BÉNIR DES PIEDS : Être pendu. (Delvau.) — Allusion aux derniers gigottements du suicidé.

BENOIT : Souteneur. — a Les Benoits toujours lichent et s’ graissent les balots. » (Richepin, 77.)

BEQ : Portion de bois à graver. Argot d’artiste. (Delvau.) — Abréviation de béquet.

BÉQUILLARDE : Guillotine. (Rigaud.) — Augmentatif de béquille (V. p. 36) qui signifiait potence.

BERDOUILLE : Ventre. (A.

Pierre). — Allusion aux murmures intestinaux ou bredouillements de ventre. — Un roman de M. Huysmans (Les sœurs F<3tard)décritlaberdouilled’une femme géante en exhibition à la foire de Saint-Cloud.

BERGE : Année. (Delvau.)

BERGÈRE : « Dans la langue typographique comme dans les autres argots, ce mot désigne une femme. » (Boutmy, 78.) —

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