‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 489 sur 622 · CLO · texte numérisé non relu

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gaud.) — Allusion au bruit de la mastication.

CLAQUE (en avoir sa) : En être repu, las. — Mot à mot :

plein à claquer, à éclater. — « Toujours la même rengaine...

Je finis par en avoir une claque.»

(Durandeau, 78.)

CLAQUE-DENTS : c II fut introduit par quelques amis dans les cercles appelés vulgairement claque-dents. » ( National , janv.

79.) — Est ce parce qu’on y claque (mange) son argent, ou parce que la fièvre du jeu vous y ruine. Avoir la fièvre c’était jadis aller au pays de claquedent. Allusion au frisson qui commence l’accès.

CLAQUER : Vendre. (Delvau.) — Acception figurée de manger.

'CLARINETTE : Fusil. On a dit d’abord clarinette de cinq pieds. La baïonnette figurait le bec, et la crosse s’évasant figule pavillon.

'CLÉ : — € Il y a des femmes à la clé, il y a des côtelettes à la clé : Il y aura des femmes à la réunion, il y aura des côtelettes au repas. » (Delvau.)

CLICHE : Diarrhée. (Rigaud.)

CLIENT : Individu volé ou à voler. A remplacé pante. ( Ii.\ — Ironie. Les voleurs ont suivi la mode des boutiquiers qui appellent clients tous ceux qui leur font gagner de l’argent.

CLOQUE : Pet. (Rigaud.) — Onomatopée.

CLOQUER : Péter. (IJ.)

CLOl : oc Le soldat appelle clou sa baïonnette. (D. Lacroix.)

— Allusion de forme.

CLOU : Ouvrier travaillant mal. (Rigaud.) — Le clou accroche et déchire.

CLOUS : Outils de graveur sur bois. (Id.) — Allusion de forme.

COCARDE : Excès de boisson. Il rougit et bleuit le visage comme une cocarde. — c On était bien venu à lui reprocher une cocarde prise de temps à autre. » (Zola.)

COCARDER : Avoir sa cocarde. \ . ce mot. — < On était gai. Il ne fallait pas maintenant se cocarder. » (Zola.)

* COCHONNERIE : • L’amour 1 L’amour 1 ne me parlez jamais de cette cochonnerie-là. » (Hennique.)

COCO : Mauvaise eau-de-vie.

— Marchand de coco : Mauvais marchand de vin. (Rigaud.) — Ironie. Le coco est une boisson d’eau et de réglisse.

COCO : Soulier. Argot du peuple. (Delvau.) — Se trouve déjà au dernier siècle dans le Monsieur Nicolas, de Rétif.

'COCO (monter le) : Monter la tète, exciter. — c Ça te chatouille les belles frusques. Ça te monte le coco. » (Zola.) V. Coco.

* COCODETTE : c La cocodette est un type féminin du second empire, comme la merveilleuse le fut du Directoire, et

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la lionne , de la monarchie de juillet. Semblable à la courtisane par son faste et ses allures, elle en diffère par la régularité de sa position sociale. Son existence est une pose incessante. » ( Souvenirs d’une cocodette , 78.)

CŒUR (par) : Pour mémoire.

Ironie. — « Dîner par cœur, c’est dîner en esprit, immatériellement, c’est-à-dire négativement. V. Danse devant le buffet.

COFFIN : Table volante pour le travail, en souvenir du général Coffinières qui a donné ce meuble aux polytechniciens. (Rigaud.)

COLLARDÉ : Prisonnier. (Id.) — Augmentatif de Collé : emprisonné.

* COLLER : Punir. (Argot des écoles.)

‘COLLER (se) : Avaler. (Rigaud.) — Pour se couler.

COLLEUR : Homme qui se lie trop facilement. (Delvau.) — Mot à mot : qui colle volontiers.

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