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chanter par lettres, (Michel.) — Ce mot, reproduit comme contemporain, est de 1787 et n’a eu jamais cours qu’en ce tempslà, non à Paris, mais en Auvergne, M. Fr. Michel le prouve
GENTLEMAN : « On ne dit plus de lui qu’il est un homme distingué, un homme du monde, un véritable gentilhomme, mais un gentleman. » — Cette anglomanie, — peu intelligente, — est si bien maîtresse de nous, que nous ne voyons plus de gentilshommes en France. En revanche, nous voyons des gentlemen partout. Je cite, d’après un journal : « On demandait à un Serbe s’il y avait des nobles dans son pays : « Tout Serbe est noble! » répondit-il. « Chaque Serbe est un gentleman! » (J.
Améro.)
L’auteur de VA nglomanie dans le Français, que je viens de citer, poursuit en ces termes :
« Notre gentleman français vit plus ou moins à l’anglaise, et on dit de lui ou bien il dit luimême qu’il a de « l’humour)), aime les « beefsteaks, » ne dédaigne pas un petit « lunch »
entre ses repas, fréquente la « high life, » se rend aux « meetings » de n’importe quoi, évite les « pickpockets , » redoute les « questions » politiques des « reporters, » et quand il prend le « railway, » ne manque pas de demander un « ticket. »
Ce sont là autant de termes anglais qui n’ont que faire dans le français, par cette raison bien simple, mais qui nous semble péremptoire malgré sa simpli¬
cité, que, pour chacun d’eux, nous avons au moins deux ou trois vocables correspondants. »