LIVRE DES QUATRE ROIS
Jeu de cartes. (Delvau.) — Jeu de mots sur la Bible et les rois des quatre couleurs.
LOCHER : Chanceler. (Id.)
LOFFARD, LOFFE : Même sens que Loffiat , p. 222.
LOU (faire un) : Manquer une pièce. — Lou est ici pour loup (sottise) — « Comment, c’est vous Auguste qui faites un lou aussi grossier. » (Le Sublime.) — D’une affaire mal conçue, on dit : « il y a un loup. »
LOU AVE : Soûl. Argot de boucher. (Rigaud.)
LOUCHER (faire) : Donner envie. (Id.)
LOUFFE : Pet étouffé. (Id.) — Onomatopée.
LOUFFIAT : Crapuleux. (Id.)
LOUPEL : Pouilleux. (Michel.) — Interversion.
LO U PI A U : Jeune. — Pour pouillau. L’enfant a des pous.
LOURDEAU : Diable. (A.
Pierre.) — Le répertoire d’Halbert dit Lousteau. Lequel croire ?
On pourrait lire ainsi le premier l'ourdeau , c’est-à-dire Ford:
le sale, le répugnant. — Vieux mot.
LOUSSE : Gendarmerie dé-
MAC
MAC
partementale , gendarme. (Rigaud.) — Pour pousse.
LOUSTAUD (envoyer à) : Envoyer promener. (A. Pierre.)
— C’est-à-dire envoyer au diable. V. p. 224.
LOUTER : Faire erreur. (Le Sublime.) — Mot à mot : faire un loup. On devrait dire louper , mais ce verbe voulant dire déjà flâner , on a fui l’amphibologie.
LOU VETI ER : Homme endetté. (Boutmy.) — V. Loup, p. 224.
LUCQUE : Faux passeport.
(Rigaud.) — Pour Luque. V. p.
LUISANT : Soulier verni.
— « Il a tout lâché : les luisants, le tuyau de poêle. » (Le Sublime.)
LUISARDE : Jour. ( Id .)
LUNCHER : Faire un lunch.
— « Avant dîner, ils lunchent et avalent un jambon et deux livres de beurre. ( Vie pari sienne, 78.)
LUNETTE (passer en) : Tromper, nuire. — Etre passé en lunette : avoir fait faillite. (Rigaud.) — - On disait jadis en ce sens faire un trou à la lune.
'LURON (avaler le) : Communier. — « Ça avale le luron tous les matins et le soir, ça fait des noces de bâtons de chaises. »
(Huysmans, 79.)
LUSIGNANTE : Amante. (Rigaud.)
LUSTUCRU : Niais. (Delvau.)
— Ce nom déjà ancien semble faire allusion à une interrogation niaisement ébahie (l’eussestu cru?)
MABILIEN, MABILLARD :
Habitué du bal Mabile. (Ri¬
MACABÉE : Cadavre de noyé, souteneur. (Id.) — Pour le premier sens, voyez Machabée (p.
228.) Dans le second sens, il ne s’agit évidemment que d’un dérivé de Mac( p. 227.)
MACABRE : Mort. (Boutmy.)
* MACAIRE : V. page 227. —
« C’est un macaire, je ne dis pas non, mais enfin il a toujours le mot pour rire. » (Huysmans, 79-)
MACARON : Huissier. (Delvau.)
* MACARON (p. 227) : Au lieu de Macaron : dénonciation, lisez Macaron : dénonciateur.
MACARONAGE : Dénonciation. (Rigaud.)