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une forme altérée. Et vice versa. Jusqu’à preuve du contraire, je crois que marque a produit l arque, car ce mot a plus de dérivés ( marque de cé, marque franche, marquise), et surtout il a son pendant dans marquant (souteneur).
MARQUÉ : Marqué par la petite vérole.
MARQUE-MAL : Margeur, ou plutôt receveur de feuilles à la machine. (Boutmy.) — Ironie.
MARQUÉ A LA FESSE : Maniaque, ennuyeux. (Delvau.)
MARQUER (ne plus) : Vieillir. (Id.) — Un vieillard ne marque plus, c’est-à-dire ne compte plus.
MARQUER BIEN : Faire bel et bon elfet. (Rigaud.)
MARQUER A LA FOUR¬ CHETTE : Voyez Fourchette.
MARQUER LE COUP : Trinquer. (Delvau.) — Allusion au choc des verres.
MARQUIS D’ARGENT- COURT, DE LA BOURSE PLATE : Vaniteux et misérable. (Id.)
MARQUISE : V. ci-dessus Marque.
MARRON : Brochure clandestine. (Id.) — Mot à mot : imprimée en contravention. Voyez Marron, p. 235.
MARRON : Procès-verbal des chefs de ronde. (Id.) — Ce mot vient de l’armée où il désignait non un procès-verbal, mais un marron jeté d’abord dans une
boîte de poste par le chef de ronde pour y constater son passage.
MARRON SCULPTÉ : Tête grotesque, comme celles qu’on s’amuse à sculpter dans la pulpe des marrons. — « Quand tu donnes ce que tu appelles une soirée à tes marrons sculptés d’amis. » (Durandeau, 78.)
MARSOUIN : Homme laid (Delvau); — Contrebandier (Rigaud). — On dit aussi vieux marsouin pour vieux matelot , par allusion au poisson.
MARTYR : Caporal. (Delvau.) — Le caporal de semaine fait le plus dur métier du régiment.
MASCOTTE : Fétiche de joueur. (Rigaud.)
MASSACRE : Gâcheur, gaspilleur. (Delvau.)
MASSAGE : Action de masser. — « Je ne travaille pas par tocades, ce qu’on appelle des coups de massage, pour tirer une loupe après. » {Le Sublime, 72.)
'MASSER : Travailler. Mot à mot: donner des coups de masse, faire de gros efforts. — « Il y a trop à masser pour y arriver. »
(Id.)
MASSE : Coup de queue donné perpendiculairement à une bille de billard. (Delvau.)
MASSEUR : « Un masseur est un ouvrier laborieux. » (Le Sublime.)
* MASTIC : Discours embrouillé. — Faire un mastic :
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s’embrouiller en voulant s’expliquer. (Boutmy.)
MASTIC : Désordre de mise en pages. ( Id .)
MASTIC : Homme. Argot de voleur. (Rigaud.)
MASTIQUER : Manger. Verbe régulier, car nous usons du substantif mastication. — « Si on ne parlait guère, on mastiquait ferme. » (Zola.)
MASTIQUER, MASTI- QUEUR : Mastiquer c’est masquer les avaries d’une chaussure, sans la rapiécer. (Rigaud.) — Le mastiqueur est à la cordonnerie ce que le pommadeur est à l’ébénisterie. V. p. 291.
MATA : Faiseur d’embarras.
Abrév. de matador. (Id.) — On sait que le matador est le toréador chargé de donner le coup de grâce à l’animal.
MATERNELLE : Mère. Argot des écoles.
S MATH : Mathématiques. (Id.)
MAUVIETTE : Décoration.
(Delvau.) — Ne doit se dire que d’une décoration accompagnée de plusieurs autres et formant avec elles une brochette. Allusion aux brochettes de mauviettes.
MAYER : homme qui paye les filles. De l’ail, meier : fermier.
MÈCHE (demander) : Offrir ses services dans une imprimerie. (Boutmy.) — Mot à mot :
, demander s’il y a mèche d’être employé.
MECQUE : Victime. (A.
Pierre.)
MÉDECINE : Plaidoyer. (Michel.) V. Alédecin, p. 238.
MÉLASSE, MÉLASSON :
Mélasse est un jeu de mots pour peindre une situation embrouillée, emmêlée. Mélasson veut dire englué, gauche. — « Faut-il que vous soyez mélasson pour vous être ainsi fourré la gueule dans le beurre. » (Huysmans, 79.) —
MÊLÉ-CASS : Mélange de cassis et d’eau-de-vie. — «Voyons!
un mêlé-cass, cela vous va-t-il. »
(Durandeau, 78.)
MÉNAGE A TROIS : Bonne intelligence du mari, de la femme et de l’amant. — « Les gens finissaient par trouver ce ménage à trois naturel. » (Zola.)
MENDIGOTER ; Mendier.
(Rigaud.) V. Mendigo , p. 238.
MENER PISSER : Forcer à un duel. Jargon de troupiers.
(Delvau.)
MENOUILLE : Monnaie. — C’est une déformation du mot.
— « Quand on déballe la menouille de la paie sur la table, elle calcule. » (Le Sublime, 72.)
MENUISIÈ RE : Redingote d’ouvrier endimanché. (Rigaud.
MERCANTI : Vivandier pillard suivant les armées. (D. Lacroix.) — Mot levantin passé dans l’argot militaire.
MÈRE ABBESSE : Directrice d’une maison de tolérance. (Delvau.)