‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 606 sur 622 · SOUFFLER SON COPEAU · texte numérisé non relu

SOUFFLER SON COPEAU

Travailler. (Delvau.) — Allusion au sifflement du rabot de menuisier.

SOUFRANTE : Allumette. — Elle est soufrée. (D. Lacroix.)

SOULOTTEUR : Ivrogne. — « C’était peut-être un mauvais sujet, un soulotteur prompt aux disputes. » (Huysmans, 79.)

SOUPAPE (serrer la) : Chercher à étrangler. (Rigaud.) — Mot à mot : mettre obstacle à la respiration.

SOUPAPES (faire cracher ses) : S’enivrer. — Terme de mécanicien. ‘Comparaison de l’ivrogne à une machine bien chauffée. C’est par les soupapes que s’échappe le trop-plein de vapeur. — « Si ses soupapes ont craché le dimanche, le lundi il a mal aux cheveux. » (Le Sublime, 72.)

SOUPE DE TA TRANCHE (j’ai) : Tu m’ennuies. Argot de soldat. (Rigaud.) — Mot à mot :

j’en ai mangé assez pour aujourd’hui. Le souper est le dernier repas.

SOUPENTE : Ventre. Jeu de mots sur soupente, grenier et soupe. Le ventre est un grenier à soupe.

SOUPESER (se faire) : Se faire réprimander. (Rigaud.)

SPO

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