V. Camarade
BON PREMIER, Bon dernier:
— oc Arrivé bon dernier est une expression ironique employée aux courses. C’est le contraire du arrivé bon premier, qui se dit du cheval vainqueur quand il a devancé de beaucoup ses concurrents. » (A. d’Aunay, 1875.) Se prend souvent au figuré.
BONHOMME : Saint. (Vidocq.) — ■ Allusion aux statuettes chargées de le représenter.
BONHOMME (mon) : Mot d’amitié. — Il est souvent protecteur. — « Oui, mon bonhomme, s’écria le loup de mer, j’ai fait une fois le tour du monde. »
(A. Marx.)
BONHOMME : Personnage sans conséquence et bon pour une petite spécialité. — Allusion aux petits bonshommes de bois que l’enfance tripote à son gré.
— « Son directeur était enchanté... Il avait enfin trouvé un bonhomme. » (Claretie.)
BONICARD, BONICARDE Vieux, vieille. (Halbert.) — De Bonique.
BONIMENT : Discours per suasif, destiné à bonir l’auditeur ou l’auditoire. — « Vous vous arrêtez devant un magasin lorsqu’un commis s’avance et vous débite son petit boniment. Vous filez aussitôt. » (Figaro.)
BONIMENT : Annonce de saltimbanque. V. Postiche .
BONIQ.UE : Vieillard. (Colombey.)
BONIR, BONNIR : Avertir, affirmer, dire. V. Servir , Parrain , Criblage , Girofle.
BONJOUR (voleur au), B O N J O U R I EN, BONJOU- R I E R : « Voleur s’introduisant de grand matin dans les maisons où les bonnes laissent les portes entr’ouvertes et dans les hôtels garnis dont les locataires ne ferment pas leurs chambres. » (Canler.) — Allusion à l’heure matinale choisie par le voleur; il vous souhaite en quelque sorte le bonjour. — « Le bonjourien qui s’introduit le matin chez vous pour voler votre montre. » (Ph. Chasles.) — « Des voleurs au bonjour ou bonjouriers, dits aussi chevaliers grimpants, se divisent en plusieurs classes..., celle des donneurs de bonjour exploite spécialement les hôtels garnis. » (Le Paravoleur , 1826.) — Le bonjourier exploite aussi les loges de concierge; il a toujours un second qui fait le guet.
Il y a aussi des bonjourières.