‹ Dictionnaire historique d'argot; des excentricités du language, augmentée d'un supplément, mis à la hauteur des révolutions du jourChapitre 84 sur 622 · V. Camarade · texte numérisé non relu

V. Camarade

BON PREMIER, Bon dernier:

— oc Arrivé bon dernier est une expression ironique employée aux courses. C’est le contraire du arrivé bon premier, qui se dit du cheval vainqueur quand il a devancé de beaucoup ses concurrents. » (A. d’Aunay, 1875.) Se prend souvent au figuré.

BONHOMME : Saint. (Vidocq.) — ■ Allusion aux statuettes chargées de le représenter.

BONHOMME (mon) : Mot d’amitié. — Il est souvent protecteur. — « Oui, mon bonhomme, s’écria le loup de mer, j’ai fait une fois le tour du monde. »

(A. Marx.)

BONHOMME : Personnage sans conséquence et bon pour une petite spécialité. — Allusion aux petits bonshommes de bois que l’enfance tripote à son gré.

— « Son directeur était enchanté... Il avait enfin trouvé un bonhomme. » (Claretie.)

BONICARD, BONICARDE Vieux, vieille. (Halbert.) — De Bonique.

BONIMENT : Discours per suasif, destiné à bonir l’auditeur ou l’auditoire. — « Vous vous arrêtez devant un magasin lorsqu’un commis s’avance et vous débite son petit boniment. Vous filez aussitôt. » (Figaro.)

BONIMENT : Annonce de saltimbanque. V. Postiche .

BONIQ.UE : Vieillard. (Colombey.)

BONIR, BONNIR : Avertir, affirmer, dire. V. Servir , Parrain , Criblage , Girofle.

BONJOUR (voleur au), B O N J O U R I EN, BONJOU- R I E R : « Voleur s’introduisant de grand matin dans les maisons où les bonnes laissent les portes entr’ouvertes et dans les hôtels garnis dont les locataires ne ferment pas leurs chambres. » (Canler.) — Allusion à l’heure matinale choisie par le voleur; il vous souhaite en quelque sorte le bonjour. — « Le bonjourien qui s’introduit le matin chez vous pour voler votre montre. » (Ph. Chasles.) — « Des voleurs au bonjour ou bonjouriers, dits aussi chevaliers grimpants, se divisent en plusieurs classes..., celle des donneurs de bonjour exploite spécialement les hôtels garnis. » (Le Paravoleur , 1826.) — Le bonjourier exploite aussi les loges de concierge; il a toujours un second qui fait le guet.

Il y a aussi des bonjourières.

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