BRI
votre grande bringue de femme. »
(Balzac.)
BRINGUE (mettre en) : Briser, mettre en morceaux. — Ces deux acceptions du mot bringue sont déjà en 1808 dans le dictionnaire de Dhautel.
BRIQMANN : Sabre de cavalier. (Halbert.) — C’est Briquet, avec changement de finale.
BRIQMONT : Sabre d’infanterie. (Idem.) Même origine.
BRIO :« Le brio, mot italien intraduisable, est le caractère des premières œuvres. C’est le fruit de la pétulance et de la fougue intrépide, du talent jeune, pétulant, qui se retrouve plus tard danscertaines heures heureuses.»
(Balzac.) — « Le théâtre qui avait vu le luxe et le brio de ses premières années. » ( Physiologie du théâtre , 1841.)
BRIOCHE : Acte sot ou maladroit. V. Boulette. — « Et vous alliez me faire faire une sottise, une brioche, une boulette. » (1826, Ancien Figaro .)
M. Quitard donne à ce terme une origine historique :
Faire une brioche : « C’est faire une faute en musique, et par extension en quelque chose que ce soit. Cette expression fut introduite à l’époque de la fondation de l’Opéra en France. Les musiciens attachés à ce théâtre avaient imaginé de condamner à une amende pécuniaire celui d’entre eux qui manquerait aux règles de l’harmonie en exécutant sa partition, et le produit des amendes était destiné à l’achat d’une brioche qu’ils devaient manger ensemble dans une réunion où les amendés figuraient ayant chacun une petite image de ce gâteau suspendue à la boutonnière en guise de décoration.
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