‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 147 sur 474 · CHABANNAIS, CHABANAIS · texte numérisé non relu

CHABANNAIS, CHABANAIS

Bruit. — « Il m'embête, votre public. En font-ils du chabanais. »

(Déccmbre-Alonnler.)

Ah I ça prend dans les rues ?

Le chabanais, ça mousse. (Sardou.)

CHACAL : Zouave. (Dans l'argot militaire d'Afrique.)

CHAFRIOLER : Se complaire, c L'atmosphère de plaisirs où il se chafriolait. d (Balzac.)

CHAHUT : Dispute. — « Je n'ai jamais de chahut avec Joséphine comme toi avec Millie. »

(Monselet.)

CHAHUT : Cancan populaire.

— «La chahut comme on la dansait alors était quelque chose de hideux, de monstrueux; mais c'était la mode avant d'arriver au cancan parisien, c'est-à-dire à cette danse élégante, décemment lascive lorsqu'elle est bien dansée. Aujourd'hui le cancan en

CllA

Ticola moderne triomphe, U «liahut D'eit plus gui» connue que de* titii des Funambulet. ■ (Pr. d'Anglernoni , fii.) — aUn earacttre d'immoralité el d'indécence comparable au chahut que dansent les fauboL'i franfais dans les salons de D£- -nojera. » (Manslon, 33.)

CHAHUT; Mil^e, remue-, iiafie. — « La cavalerie rnooi j:heval. Calait un chahut, boucan général. ■ Commentaires de Loriot. )

CHAHUTER : Faire tapage ■danser le chahut.— « Ça mettra li vieux Chariot en gaité... il chahutera sur sa boutique, a E. Sue.

Sur le* bordi du noir Cocyte, ChahuluBl le ileui Caran, Nous r flcta'rooi daas la marmite,!

(ChanioH dt ea»oUeri.)

CHAILLOTI (A) ! Allez ' -promener! Mot à mot : Ail Chaillotl Cette injure, fort lée, daterait, selon M. Louis bach, qui s'en est occupé dans le Figaro, de l'année 1784, où la •construction du mur d'enceinte consterna tellement les habitants de Ctaaillot que le nom d'ahuris 'leur est resté.

Pour notre part, nous avons constaté qu'en itJsG ce terme d'àhuri Je Chaillol était encore poruUire, car le Dictionnaire pro-

— 90 — CHA

verbial de Caillot lui donne une place : it Ahuri, surpris, étonné.

Un dit i Paria :

Chaillot. >

Il convient d'ajouter que village de Chailloi était autrer<

plaisants. — Quand on parlait d'une Agnès de Chaillot c'éiaii pour désigner une HHe suspecte.

I Ah!

:iel! disi

même, celte Agnès de Chaillot serait-elle de ce pays-ci îi ( Voyage de Paris à Sainl-Cioiid, 1 754.) ( A Chaillot les gêneurs I veut dire tout simplement : Au diable les ennuyeux! 1 (Mané, Paristffronti, 63.)

J' crois la proposïtion hannfte

En l'alTrant mon CŒkir et ma main.

(Aufl. Hardy.)

CHAIR A CANON : Soldat. — ■ L'homme ne fut plus, comme on disait sous l'Empire, de la chair à canun. j> (fi' Véron.)

CHAIR HUMAINE (vendeur ou marchand de) : Proxénète ; Agentde remplacement militaire.

— Au xviii' siècle, on donnait déjà ce nom aux sergents recru-

CHALOUPE ; Femme au (Upon gonilé comme une voile de chaloupe. — « C'te chaloupe! ■ crie un gamin de Gavarni derrière une élégante.

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