V. Casserole
COQUILLE DE NOIX : t Napoléon met le pied sur une coquille de lioix, un petit navire de rien de tout. » (Balzac.)
COQUILLON : Pou. (Vidocq.)
COQUIN : Dénonciateur.
(Halbert.) Jeu de mots sur coqueur et coquin.
Coquine : V. Être (en).
CORAM POPULO : Kn public.
Mot à mot : devant le peuple. — Latinisme. — « Je grisais cinquante danaides chez Deffieux coram populo. » (Ricard.)
CORBEAU : Frère de la doctrine chrétienne. — Allusion aux longues robes noires du clergé.
— « Venez, vous que décore la robe du corbeau. » (A. Montémont.)
CORBEAU : Croque-mort.
— Double allusion à son costume noir et à son voisinage habituel des cadavres.
CORBUCHE: Ulcère. (Halb'ert.)
CORDK AU COU : Croix de •commandeur. Son ruban se porte au cou. Mettre la corde au cou dtun colonel veut dire le faire •commandeur à l'instantde le met tre à la retraite, c'est-à-dire de le retrancher du monde ou de Tactivite.
CORDE (tenir la) : Avoir la Togue. — Terme de courses. — Le côté de la corde est un avantage pour le jockey qui s'en trouve
rapproché. — « Qui est-ce qui tient la corde en ce moment dans le mondedramatique ?»(Fi^aro.)
CORDES (faire des) : Être constipé.
CORDER : S'accorder.— A bréviation.
CORNANT, CORNANTE:
Boeuf, vache. (Halbert.) — Allusion à leurs cornes. — On écrit aussi cornaud et cornaude.
CORNARD : A l'École de Saint-Cyr on ne mange que du pain sec au premier déjeuner et au goûter, et les élèves prennent sur leur dîner de quoi faire un cornard. — « Faire hommage de votre viande à l'ancien pour son cornard. » (De La Barre.)
Faire cornard : C'est aussi tenir conciliabule dans un coin.
CORNE : Estomac. — « Si je me rince la corne quelquefois chez le mastroquet, c'est pour me consoler. » (Monselet.)
CORNER : Puer. (Vidocq.)
CORNET : Gosier. - Allusion de forme. — « Je n'suis pas fâché de m'mettre quelque chose dans le cornet, x (H. Monnier.)
CORNETTiC : Femme dont le mari est infidèle. Féminin de cornard,
CORNICHON : Veau. (Vidocq.) — Mot à mot : fils de cornante,
CORNICHON : Niais. (Dhautel, 08.) — Jour de Dieu ! Constantin, fallait-il être cor nie honne. »
(Gavarni.) — a Malvina se contentait de me qualifier de corni-i chon. «(L* Reybaud.) — «Allons,
cot
GOt
r^é dé bêtièé^ ! t*ÂI Tàir d'uii corhichoA; h (Rîéh^î, 26.]
CORNICHON : Aspirant à rÉcolé militaire. •=- « Une fois en élémentaires, il se bifurqué en élève de Saint-Cyr ou cornichon, et en bachot ou bachelier essciences. * {FnsmAiï&ài àè Paris, 58.) V. Volaille, Pàm^er.)
COltNlÈRB : Stable à boeufs.