‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 181 sur 474 · CRAPAUD · texte numérisé non relu

CRAPAUD

CRAPAUD : Fauteuil bas. — a Unebergïre... Avances plutôt un crapaud ! . (E. Jourdain:)

CRAPULOS, CRAPULADOS :

Cigare d'un sou. Mot à mol ; le havane de la crapule. — Ironie

à l'adrei

1 pompeux

CRAQUELIN : Menteur.

(Grandval.) — De craque, men-

CRASSE : Indélicatesse. — a Elle m'a fait des crasses. Toi, tu m'inspires de la confiance. > {A Imanach du Hanneton, 67.)

CRÉATEUR : Peintre. {Vidocq.) — Il crée sur la toile.

CRÉATURE : Prostituée. — « Pour la grande dame qui se voit enlever ses adorateurs par une grisetle, cette grisette est une créature. > (L. Huart.) — I Mon mari a eu l'Infamie de foire venir celte créature dana

,(Gav

CREBLEU, GRELOTTE : Ju.

rons. — Abiifviations de saertbleu, sacrelotle. V. ces mots.

CRÉ CHIEN : Abréviation de

€ftE

^crêvftieH, ]uràh.^iiGi^é chièfh !

Lofse f as lé il ne càsq*if^të^n jpféu xhcyàlttë. » (Gavàrhi.)

CREDO : Profession «ié foi. ^ Latinisme. ^ a La meilleure réponse, c'est de publier le credo politique du vieux Gordëlief. »

<G. Ôëstilduiihs, iT'gô.)

C'^ËMË : Superlatif, le meilleur ou la meilleure. — « Excellent!... Dis donc que c'est la ■crème dèa oncles, t (Béauvrallèt.)

GRÉ NOM : Juron. — Abréviation de iàcré nom, V. ce niiot.

GRÉPAGE : rixe. V. Gréper.

— « Un effrayant crêpage de chignons s'en suivit. La police intervint. » (G. Vassy, 75.)

GRÈPER LE TOUPET, LE CHIGNON : Prendre àuk cheveux, battirè. -^ « Nous v'ià tous •deux à nous crêper le toupet. » {Letellier, Sg.) -^ Les femmes se •crêpent le chignon,

GRÉPIN : Cordonnier. Mût à mot : enfant de saint Crépi n, patron des bottiers et des cordonniers.— «Je défie bien leCrépin 4e me hirt des bottes plus justes. » (Là Correctionnelle.)

CRÉPINE : Bourse. (Vidocq ) *^ De crépin, — C'est, comme le crapàlid, une bourse de cuir.

CRÉPON : a Des crépons, -c'est-à-dire de ces petite paquets ■de crin que le beau sexe place «ous ses cheveux pour les faire « bouffer. j> {Éclair, 10 mai 72.)

GRÈS : Vite. (Halbért.)

CRESk^INlÈRÊ -i Beaucoup.

^Idem^)

CRÉTINISÈft I Àbi-utir. ^

a Un 'Ëffrazellè k Vécà à Tin^tdeùk «^s 3pàr tête et &^t dfe^ tinisé. k ^Balzac.) -^ « Tout le monde joue 6n France, àit-il; qu*est-ce que cela prouve ? uhè seule chose : c*est que la France se cVétîhise au fnilieu trë cette fi'énésiè de Sjbécàlatiôh. )» (Bdéér" sicotiêristhé*)

CREUSE : Gorge, (làtn,) — Voyez Creux,

CREUSER : Âpprofotidir, en parlant de TekécutioA d'une ttuvtè artistique ou litté^a'irè. ^^ C'est creusé se dit d'une chose fort étudiée. -^ Creuser sàh ifiijetf c'est le préparer avec soin.

CREUX (Grandval.)

Logis , maison.

CREUX : Voix retentissante comme Técho d'une caverne.

CREVAISON : Mort, chuté. — <c Cette rengaine du fiasco n'en dissimulait pas moins uhè crevaison spontanée, ii (Michu.)

CREVANT : Ennuyeux à périr, à crever.

CREVÉ, PETIt GREVÉ :

Jeune élégant poussant à uii degré tout féminin la recherche de sa toilette. Un Almahach des petits crevés à paru en 1867.

Eile ajoutÀ : Bébé, je fisxX^ chez teas

parents.

Le crevé s'écria : Cela m'est bien égal.

Alm, dès p, Crtué*. 6j .

^ a Petit crevé se décollette avec gricé, épile son menton et cire sa moustache. Son teint délicat connaît les douceurs de la poudre de riz et du blanc de perle. »

(Yrîàrte.) i^ C'est de c'e visage

MiiAii iiii'ta venue vHàh %bus

CREVER^ ÉRËVE'ft LA. filL-

GRiÊVÊft(tu fèh fefii») : For mule ftégàtivè. V. t^ttire.

GftEVÊttÉ ; Lôrèlte. Moi i, mot : fille Kadtàfit le* crevA. V.

ce mot. K touk IM ëHàim« de vier^ei folies, biches dorjes, cocottes, creveltes. i (Michù.) -^ n Lel fiuri« dt cahcift ctt^bin^cï dfeji -itibàti Otmttit et des pietits cVèCii. > (Blotidelet, 1867.)

cftlËLAÔE : Cti. ^ t On pta\ les ^fiigilîr èl le* tourtous» en leill' ItohifiUant Qu'ils seront tscarpes l'it 7 a du cribla^eL » {Vi-

CWBLEMENT IGH. (Côlombey.)

tRlBLËR : Criet. -^ C'esl erier avec changement dèfiftale.

CRIC : Êau-de-ïie. V. CH^ue.

CftIC-CROC : A ta santé (Grandval.) '^ Harmohie Imitai

Cftf-CRI ! Grillon. — Marmotiie imitatWe de siin cri. — a Un cri-cri que l'habitude de me Voir avait apprivoisé, s (G. Sdnd.) — <• Se sen* quet'ehoae (f\i\ ifîfouille dan» niofi csloiIlàC. Je croit i]uc c'est un cri-cH. » (H. Monnier.)

CRiK, CRIONE ! Viande (Rabatie.) V. CrlolU.

GRIHItENNE ! t Litgt et langue capote i coliei et â capuchon envoyée de France pour le Wldat en Crimée, b (Cier, 18S6.)

GRIN (iire coinme un): Être

t-7 ^ Gî«

■ffH^SlitA diffièflt. iit ait IMH'.it

tiivii ■ thivetit. =<■ Ànibu

tWtS (à loua) : trè^-chèvèfe, et au figuré : eitrjme dans ses ■Vpmolllf. a:. Xlfuaiàft à té tbe- IfiXiirt! dont m né veut ritii) mtranchef, qu'on laisse pousSèr à tous efrint. ^ ( Les démocrates à totis crins, qtil sont dans eéite -Dieartti-càth61ique. »(^OMi'(eu»-, ïpteiftbî*, 1871^

CRIOLLIER, GHlNOLlÉR :

Boucher^ — k Nous allons bar* botter demain la cambriolle d'un garçon crinotieh ■ (Ganler.)

GRIQÙE, CRIK ! Ead-dc^ïlè.

(VidOc^.) =. « Un vetre flé clrM*

ne fait pai de fiial. k (J, ChoUt;}

a Si on a donné une gratiliâ-

1 de trtk (eau-de-vie), il y «

changeftieht complet. » (Vit

parisienne, i865,)

CRISTALLISATION : Êbn-

densalioh Ititetlectuelle. -^ On

sait que la eristallisttion unit et

solidifie les parties d'uHQ iub-

— ^ce distante dans un liquide.

Un hbitiihe d'esprit, Steh-

dhalj a eu h bizarre idée de

imtrcrtitallisation le tf-Avail

la pensée de la marquise lit

avant, pchdam et apris cette ioi.

rée. » (Baliat)

CRtStALLlSËR 1 Fàttutt m s6lell. '^ Terme de chiiMie : La :r!slallisation est un effet de la :haleur. " 1 Permis à tous de se promener dans les cours, de futter ieuf plj», de criêtaliitér au soleil. » (U BédoIlièM.)

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