V. Frime
DÉFRISER : Désappointer. ^ « C'qui les défrise, c'est un revenantqui vient en chemise couverte de sang. » (Le Solitaire, pot-pourri, 2i.)
DÉFRUSQUE R , DÉFRUS- QUiNER : Déshabiller. (Vidocq, Grandval.) Mot à mot : ôter les frusques.
Elle le poursuivait alors Pour lut ôter son justaucorps Afin de le défrusquiner.
(Virgile travesti.)
DÉGEL : Mortalité. — a On connaît les effets dissolvants du dégel — c II ^ aura un rude dégel. » (Watripon )
DÉGELÉE : Volée de coups.
— Même allusion que pour cuite.
-!- « Nous nous sommes battus jusqu'à la nuit, qui est venue mettre fin à la dégelée que nous avons donnée aux Autrichiens. »
(Général Christophe , Lettres , 09.)
DÉGOMMAGE : Ruine, destitution, usure.
DÉGOMMKR : Surpasser. — « Nous poumons très-bien jouer la revue de Bobino et dégommer les Esbroull'ailles avec leurs poses plastiques » (Villars.)
DÉGOMMER : Destituer. a Réélu 1... Dégommé 1 m (Gavarni.)
DÉGOMMER (se) : Se faner, enlaidir. — Mot à mot : perdre son brillant. — « Je me rouille, je me dégomme. » (Labiche.)
DÉGOMMER (se) : S'entretuer.
Napoléon, c* vieux giounard, D' ces jeux où l'on se depomme En queuqu's mots résumait l'art.
(Festeau.)
DÉGOTKR : Trouver, découvrir. (Ra basse.)
DÉGOULINER : Couler doucement. — Onomatopée. M. Fr.
Michel a cité un exemple de ce mot au XVIII» siècle. — « V'ià au moins la vingtième (larme) qui dégouline sur ma joue. » (Ricard.)
DÉGOURDI : Maladroit, engourdi. — Ironie.
DÉGOÛTÉ (pas) : Ambitieux.
— «c Se dit en plaisantant d'un homme qui, sans avoir l'air de choisir, prend le meilleur morceau. » (Dhautel.) - « Belle dame, vous êtes joliment jolii^ ce soir. Je souperais fièrement avec vous. — Tu n'es fichtre pas dégoûté. » (Gavarni.)
DÉGOÛTÉ (n'être pas) : Admettre des choses inadmissibles, n'être pas dégoûté quand on devrait l'être. V. Cassine.
DÉGRIMONER (se) : S'agiter, se débattre.
DÉGUIS : Déguisement. (Vidocq.) — Abréviation.
DÉGUISER EN CERF (se) :
Courir comme un cerf, très-vite.
DELENDA CARTHAGO : Idée fixe de destruction. — Kappel de
DÊM