‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 209 sur 474 · ÉDREDON DE TROIS PIEDS · texte numérisé non relu

ÉDREDON DE TROIS PIEDS

Paille. — Ironie. — c Coucher dans un garni au dortoir, sur Védredon de trois pieds (c'est ainsi qu'on nomme la paille), 10 centimes. » (Privât d'Anglemont.

EFFAROUCHER : Voler. — Jeu de mots. Effaroucher, c'est faire disparaître. — « Qu'est-ce qu'a effarouché ma veste? (H.

Monnier, 36.)

ÉGAYER: Siffler au théâtre.

— Ironie. (J. Dufflot.)

ÉGRAILLER : Prendra.

(Grandval.)

ÉGRUGEOIR ; Chaire à prêcher. (Rabasse.)

EJUSDEMFARINiE : Du même genre. Mot à mot : de même farine. Latinisme. — a Coipment se fait-il qu'on ait supprimé le Radical plutôt qu'une autre feuille... ejusdem farincef » {Paris-Journalf juillet 72.)

ELBEUF : Habit de drap d'El-

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beuf. — « Si r^tolle du mérits n'orne pas mon elbeuf usé. » [Feiteau.)

ÉLÉMENTS: Al^Dt dans l'argot de joueur.— t Y «-til des fl^ments? demanile t-il à voii basse. Traduction': y a t-il de l'argent (.(CavailW.)

ÉMAILLAGE . ÉMAILLER , ÉMAILLEUSE : . On parle beaucoup des femmes qui se fonl émailler. Ce mot est devenu à U mode..- On croit que c'est un maquillage perrcclioiini...!! n'en est rien. Voici en quoi lonsisic remaillage: Les femmes, dont le visape se plisse, ont le courage de supporter l'opération suivante. On leur pratique des incisions à U peau, et on y injecte des liquides qui pfnïtrent les tissus, les gonflent et rempliî:sent le» ïides... C'est charmant, n'est-ce pas? ■ [Figaro, 34 di?cembre 75.) Longtemps avant cette date, une femme se faisait atinoncer i la quatrième pa^^c des journauï comme imailltusc.

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Vers

, elle I

glaise qui ne se trouvait passuf- Asammenl éinailUe.

EMBALLER: Arrêter, ëcrouer — « Tu vas nous suivre i 1.

Priffecture. Je t'emballe. ■ (Che nu.l

EMBALLER: On dit d'nn cheval emporté qu'il em*aWe son cavalier, sans "loute parce que celui-ci est réduit au râle passif d'un simple ballot. V. Là-bas.— ■ Un attelage a tenté de ' baller, avenue de l'Impérat (G. Vassy, 75.)

Emballer t Se prend aui

figuré pour dépeinthe un «mporicment quelconque. — • M- Picard a dit tout ce qui lui passât par la rite dans le but tria-polilique d'emp£cher M. G. de l'emballer et d'emballer ses imiB.»

(A. MilUud.)

EMBALLER : Finir lestement.

^ s Quant i U baronne Dud»- '

fut bien lestement emballé, comme nous disions au quartier Latin. • (G. Sand) EMBALLES (faire des) : Fttire ;s embarras. — Emballe semble ne déformation d'embarras. En iclen provençal, il eat i noter cependantque iallesignifiefrain, embarras. Un aura combina les

EMBALUCHONNER : Empt quêter. (Halbert.) V, BtlHcAoH.

EMBARDER: Se tromper.— — Terme de marine.

EMBARGUER; Rentrer. (R«basM.)

EMBARRAS : Drapa do lit (Halbert.)

EMBARRAS [faire de») : aPiint beaucoup d'étalage pour peu de chose. B(Dhautel,)V. Épate.

EMBERQUINÉ: Fadement moral. Mot à mot ; aussi fide qu'un roman de Berquin. — a Cela flatte les instinctsdu bourgeois emberquiné et les prétentions du philistin à la poésie élégiaque. » (Til, Silvestce.)

EMBLÈME : Mensonge, conte, fait i plaisir. — Ironie C l'adiene du genre allégorique dont le peuple ne peut comprendre les finesses. — a Todore me lipond :

Je suis imUde... De* emblème*! • (Montelet.)

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