EPO
ÉPICER : Railler. (Vidocq.)
ÉPICERIE : Mesquinerie. — « L'épicerie du siècle avait enfin rompu le cercle magique d'excentricité dont Rodolphe s'était entouré. » (Th. Gautier, 38.)
ÉPICE-VINETTE : Épicier.
(Colombey.)
ÉPICIER : t Les romantiques n'avaient de commun que leur haine des bourgeois qu'ils appelèrent génériquement épiciers (i83o). La société ne sedi visa plus à leurs yeux qu'en bourgeois et en artistes, les épiciers et les hommes, » (Pr. d'Anglemont.)
ÉPICIER : Mesquin, grotesquement commun. — a Allons vraiment, c'est épicier. 1 (Balzac.)
ÉPICIER (cher) : Homme qui se fait payer très-cher. — Allusion aux anciens frais de justice dits épices^ encore plus considérables qu'aujourd'hui.
ÉPINARD : Peint en vert cru dit vert épinard. — « Le mercier amateur de jolis paysages épinard. » (Daumier.)
ÉPONGE : Maîtresse. — C'est épouse avec changement de finale.
ÉPONGE D'OR : Avoué. (Moreaù C.) — Cette corporation passe pour absorber l'or de sa clientèle.
ÉPOULARDEUSE :«Lesépoulardeuses sont de vieilles ouvrières chargées de classer les feuilles de tabac qui arrivent de Cuba à U manufacture du Gros-Caillou. »
(Du Boisgobey.)
ÉPOUSER LA FOUCANDIÊ-
ES
RE : Jeter le produit du vol de peur d'être arrêté. (Grandval.)
ÉPOUX, ÉPOUSE : Amant, maîtresse. — « Vous pouvez amener vos épouses, il y aura noces et festins; nous avons Adèle Dupuis, mademoiselle Millot, ma maîtresse. » (Balzac.) V.
Monsieur,
ÉQUERRE (fendre son) : Fuir.
Les jambes ouvertes figurent une équerre.
ÉQUI ANGLE, ÉQUILATÉ- RAL, ÉQUlPOLLENTilndifiFérent, égal. — Ce synonyme géométrique n'est usité que dans les écoles spéciales.
ÉR AILLER : Tuer. (Grandval.) — Acception ironique du mot qui se dit d'ordinaire pour écorcher légèrement.
ÉRAILLER : Prendre. V. Engrailler,
ÉREINTEMENT : Critique excessive. — « Monsieur WolfiF, s'écria-t-il, il faudra écrire un éreintement sur le maudit croupier. » (A. Wolff, 75.)
ÉREINTER : Maltraiter. ^ « Tu pourras parler des actrices... tu éreinteras la petite Noémie. » (E. Augier.) — a Donc le livre de Charles fut éreinté à peu près sur toute la ligne. » (De Goncourt.)
ÉREINTEUR : Critique violent. — « J6 me l'éuis figuré, d*après sa politique violente, comme un robuste éreinteur. ]> {Événement, mars, 66.)
ES : Escroc. (Halbert.) — Abréviation. V. Croc,
ESBASIR : Tuer. (F. Michel.)
ESBIGNER (s') : S'enfuir. V, Casser,
ESBLINDER : Stupéfier, anéantir. — <c Ça m'étonne un peu, mais ce qui m'esblinde, comme disent les cocottes de la haute, c'est que M. Castellano ait reçu le drame. 1 (Le Tam^Tam,
ESBROUFFE : Fanforonnades, étalage de grands airs. — « Pas d'esbroufife ou je repasse du tabac, i (P. Borel, 33.) — tt Faut pas faire ton esbroufife, vois-tu ! ça ne prendrait pas. 1»
(Cogniard, 3i.)
ESBROUFFER : Intimider, en imposer. — Du vieux mot esbouffer : éclabousser. Le Glossaire de Ducange cite un exemple de cette acception à la date de x383. — «Allons, mouche-lui le quinquet, ça l'esbrouifera. »
(Th. Gautier.)
ESCANER : Oter. (Halbert.)
ESCAPER, ESCAPOUCHER :
Assassiner. Abréviation d'escar^ per,
ESC ARCHER : Regarder. — Pour escracher,
ESCARGOT : Vagabond. (Rabasse.) — 11 porte, somme l'escargot, sa maison sur le dos, puisqu'il n'a pas d'asile.
ESCARPE, ESCAPOUCHON:
« Voleur détournant après mi* nuit sur la voie publique, par violence et quelquefois par assassinat. ]> (Canler.) -— Mot à mot homme qui escarpe.
ESCARPER : Assassiner. —