EST
rent parmi nos espérances. »
(P. Véron.)
ESPIGNER (8») : Fuir. (Grandval.) Pour s'esbigner,
ESPRIT FRAPPEUR : Ce mot sert, depuis 1857 environ, à désigner la cause de coups qu*on prétend frappés par des esprits invisibles et qu'on traduit en langue vulgaire au moyen d*un alphabet de convention. Les esprits frappeurs ont leurs sociétés, dites spirites, leurs journaux et leurs souscripteurs.
ESQUE (faire 1^ : Dérober une part. — Abréviation d'esgard,
ESQUINTEMENT : Fatigue extrême.
ESQUINTEMENT : Effraction.
— c CambrioUe, tu maquilleras par carouble et esquintement. i (Vidocq.)
ESQUINTER : Fracturer. — Roquefort donne avec le même sens le verbe Esquatir,
ESQUINTER : Battre.— tCeux qui veulent se faire esquinter peuvent venir me trouver, je m'appelle Bonne-Lame, i (Vidal, i833.)
ESQUINTER : Harasser, épuiser. — c Que dirais-tu, si au lieu d'avoir le fouet à la main, tu étais obligé de t*esquinter comme nous à la limonière.^ i (Buchon.) V.Bridon.
ESQUINTEUR : Voleur pareffraction.
ESSUYER LES PLATRES :
Habiter le premier un appartement neuf. — c Ces locataires des bâtisses récentes reçurent dans l'origine le surnom disgracieux.
mais énergique, d*essuyeuses de plâtres. L'appartement assaini, on donnait congé à la pauvre créature, qui peut-être y avait changé sa fraîcheur contre des fraîcheurs, » (Th. Gautier, 45.) Se prend au figuré : c Ses bons amis s'étaient proposé de lui faire essuyer les plâtres de la République. » (Jouvin, 75.)
ESTAFON : Chapon. (Grandval.)
ESTIO : Esprit. (Halbert.) Pour estoc.
ESTIME (succès d') : Succès douteux et qui serait plus douteux encore sans l'estime dont jouit un auteur ou un artiste. — c Jusque-là je n'avais obtenu qu'un succès d'estime, mon grand succès commença. 1 {yie pari^ sienne, 66.)
ESTOC : Esprit, malice. — Acception figurée de estoc, pointe acérée. — On dit d'un homme spirituel : il a de Vestoc.
ESTOM : Estomac. — Abréviation. >. c Je lui appuie le genou sur l'estom. i (Monselet.)
ESTOMAQUÉ : Étonné, stupéfait, interdit comme si on avait reçu un coup violent à l'estomac.
ESTORGUE : Fausseté. — Chasses à Vestorgue : Yeux louches. (Vidocq.) Du vieux mot eftor : duel, conflit. — • Des yeux louches, comme on dit dans le peuple, se battent en duel, V. Dévider,
ESTOUFFËR : Empocher sans bruit un bénéfice. — Le mot se comprend facilement.
ESTOURBIR : Tuer. — Pour étourdir, Basourdir présente la^
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même image. — « En goupinant de cette sorte, les parrains seront estourbis; il sera donc impossible de jamais être marrons, d (Vidocq.)
ESTRANGOUILLER : Étrangler. — Du latin strangulare,
ÉTAT-MAJOR. V. Bureau arabe,
ESTUQUE : Part de vol. (Colombey.)
ESTUQUER : Être frappé.
(Grandval.)
ÉTALAGE (vol à T) : « Le vol à l'étalage se fait en partie double. Un voleur enlève un objet et se sauve. Son complice dit au marchand : On vient de vous voler, et vole à son tour quand le boutiquier se met à la poursuite du voleur. » (Du Camp.) — Le plus souvent aussi, ce vol s'opère à l'aide d'un faux acheteur, et d'un compère recevant par derrière les objets volés.
ÉTEIGNOIR : Nez aussi ouvert qu'un éteignoir. — a Qud nez ! Rien que de l'apercevoir, oi»
se dit : Quel éteignoir! 9 (Guinod, 1839.) V. Piton,
ÉTEIGNOIR : Personne assez maussade pour éteindre la gaieté de ses voisins, ou assez jalouse pour annihiler ceux qui l'approchent.