GAR
GAMME : Admonestation se- ▼ère. Allusion au crescendo des reproches.
Monter une gamme : Gronder, tancer. — Même allusion.
GANGE : Clique. (Halbert.)
GANDIN : Dandy ridicule. Allusion à l'ex-boulevard de Gand, qui fut leur promenade favorite.— a L'œillet rouge à la boutonnière, les cheveux soigneusement ramenés sur les tempes, le faux-col, les entournures, le regard, les favoris, le menton, les bottes; tout en lui indiquait le parfait gandin, tout, jusqu'à son mouchoir fortement imprégné d'essence d'idiotisme. > (Figaro, 58.)
GANDfN : Tromperie. — Du vieux mot gandie : tromperie.
Monter un gandin : Dans l'armée d'Afrique, c'est essayer de consommer sans payer le cabaretier ou maltais. — « Au Temple, tromper un client, c'est monter un gandin. > (L. Lespès.)
- Gandin d'altèque : Croix, décoration. (Vidocq.) Mot à mot :
tromperie aristocratique.
GANDINE : Grisette. (Rabasse.)
GANDINERIE, GANDINISME; Genre du gandin. — ce La population du quartier Latin aspira à la gandinerie, elle n'eut plus qu'un but, le luxe. j> (Le Passé de ces Dames, 1860.) —ce Le gandinisme, c'est le ridicule dans la sottise. » (G. Naquet.)
GANTER : Convenir, mot à mot : aller comme un gant. On dit : cela me gante ! comme cela me chausse.
GANTS (donner pour les) î»
Donner une gratification en susj du prix convenu. — Cette ex- :
pression était prise au xvii* siècle dans l'acception générale de pourboire. Elle venait de l'espa* gnol paragante. — c Et le luy rendoit movennant tant dtpa>a* gante. » (T. des Réaux.)
GANT JAUNE : • Quand on dit d'un homme qu'il porte des gants jaunes, qu'on l'appelle un gant jaune, c'est une manière concise de dire : un homme comme il faut. ]>(Alph. Karr,4i.) — c Quand on a relevé les cadavres des émeutiers', qu'a*t-on trouvé en majorité ? Des malfaiteurs et des gants jaunes I » dit M. Granier de Cassagnac dans son apologie du coup d'État de Louis Napoléon.