JAR
JABOT : Estomac. Comparaison ornithologique. — a Enlevé la miche 1 cinq minutes après nous l'avions dans le jabot. »
{Comment, de Loriot.)
JACQUELINE : Fille de mauvaise vie. — Dans son Vieux Cordelier, Camille Desmoulins apostrophe ainsi Hébert : a Le banquier Kocke, chez qui loi et ta Jacqueline vous passez les beaux jours de Tété. »
JACTANCE (la) : La parole.
(Rabasse.)
JACTER : Parler, crier. Mot à mot : jeter (jactare) les hauts cris. V. Greffier, l oubion.
JAFFIER : Jardin. (Halbert.)
JAFFIN : Jardinier. (Idem.)
JALO : Chaudronnier. (Halbert.)
JAMBE (faire une belle), K^itdre la jambe mieux faite : Donner un avantage illusoire. — a Tu as maudit ton père de Savoir abandonné / — Ça m'aurait fait une belle jambe. » (E. Sue.)
JAMBE (s'en aller sur une) : Ne boine qu^une tournée. — « Dès l'aube, on s^oftre la goutte^ on s'offre le canon, on s'offre le rhum, on £'o£pre l'absinthe <ou le bitter, et Ton ne Yçul jamais s'en aller sur une Ïambe. » (La fiédollière.)
JAMBE (lever la) : Danser le
cancan (haute école). — c Elle levait la jambe avant Rigolboche. I {Les Étudiants, 60.)
JAMBON : Violon. — Allusion de forme et de couleur. — a II y avait longtemps que je n'avais entendu racler le jambon en pleine rue. » (Th. Gautier.)
JAPPE : Bavardage. — « Tais ta jappe. » (Almauach du Han^ neton, 67.]
JAR, JARS : Argot. — Viem mot jadis usité dans la bonne société. Voir /es Psaumes des Courtisans, dédiés aux braves esprits qui entendent le jars de la courpetit in-i2 publié en 1620. — Jar est une abréviation dejargon.
Dévider le jars : Parler argot.
JARDINER : Ricaner , parler en se moquant. V. Escracher,
JARDINER QUELQU'UN : Faire parler quelqu'un. (Rabasse.)
JARDINEUR : Homme qui cherche à savoir. (Rabasse.)
JARDINIER : Voleur à l'américaine. V. Charriage.
JARGOLLE, JERGOLE : Normandie. (Halbert.) — On appelle les Norjnands Jargoliers ou Jer* goliers.
JARNAFFE : Jarretière. — Changement des dernières sylla-
JAV
ITÉS
bes. C'est aussi le nom d'un jeu de hasard où la jarretière joue le rôle principal.
JARS. V. Jar,
JARRETIÈRE : Chaîne de montre. (Rabasse.)
JASAN lE : Prière. (Halbert.)
JASER : Prier. (Halbert.) — Allusion au récitatif de la prière.
JASPIN : Oui. (Grand val.)
JASPINEMENT : Aboiement.
(Colombey.) — On dit aussi jaspiner pour aboyer.
JASPINER : Parler, causer. — Vieux mot dont jaser nous paraît le père. — « Ils jaspinaient argot encore mieux que français. »
(Grandval, 1723.) — m Je lui jaspine en bigorne : N*as-tu rien à morfilier?» (Vidocq.)
JAUNE : Été. (Halbert.)— Ail.
à la couleur du soleil.
JAUNE : Eau de-vie. — Allusion de couleur. — Nous lisons dans la Maison du Lapin blanCj brochure publiée vers i858, sur le deriiier « tapis » de la Cité :
Lapin blanc, que me veux-tu ?
Avec ton jaune et ton camphre Tu dérange» ma faible vertu.
JAUNE D'ŒUF (aimer avec un) : Tromper. — Allusion à la couleur du cocuage. — a Vous murmuriez à Toreille de madame Cocodès i Je vous adore! — Avec un jaune d'œuf, \ >us répondit, •elle. » (Monselet.)
JAUNET : Pièce d'or. — a Un seul regret, celui de n'avoir pu débarrasser les pigeons de letnrs jaunets. j> (Paillét.)
JAVANAIS : « Ai;got de Bréda
où la sylla'be va, jetée dan9 chaque syllabe, hache pour les profanes le son et le sensdes mots, idiome hiéroglyphique du monde des filles qui lui permet de se parler à Toreille, — tout haut. » (De Concourt.) — Exemple : Jaunet, javaunapet; jeudi, javeuHO' vit etc.
JAVARD : Lin. (Halbert.)
JAVOTTE ; Bavard, — et Tu u*es qu'une mauvaise langue, une javotte. n (Marquet.)
JAVOTTER : Bavarder. — Forme de jaboter. — « Elle sifflotte, elle parlotte, elle javotte. 1 {Physionomie du Protecteur , 4 1 .)
JEANFESSE, JEANF-TRE :
Coquin, misérable. — c Ça, c'est un Jean fesse. » (Ricard.) — «Grande colère du père Duchesnecontre les Jean f— très de chasseurs, qui ont voulu faire une contre-révolution. » .(Hébert, 1793.)
JEAN-JEAN : Conscrit, naïf, niais. «On qualifie de Jean-Jean le jeune indigène que la conscription a arraché à l'âge de viregt ans d*un atelier ou d'une charrue. j> (M. Saint-Hilaire.)
JE NE SAIS QUOI : Cachet indéfinissable. — « Le savoirvivre, rélégance des imanières, le je ne sais quoi, fruit d'une éducation complète. » (Balzac.)
JEANNETGJN : Servante d'auberge, iîlle ide moyenne vertu.
(vDhautelJ)
JÉSUITE : Dindon. (Vidocq.) ~ Cest aux jésuites qu'on dok l'acclimatation du dindon.
JESUITE : CafenL— «On