MARIAGE A L'ANGLAISE
Mariage après lequel chacun vit de son côté. — « Après une lune de miel fugitive, M. de L..., reprit ses habitudes de garçon.
N'avait-il pas fait ce que l'on appelle un mariage à l'anglaise? »
(E. Villars.)
MAR
•MAR
MARIN DE LA VIERGE MA- RIE : Marinier d*eau douce. — « Ce sont les carapatas ou marins de la vierge Marie ^ ainsi nommés parce qu'ils ne courent jamais aucun danger, race am^ phibie qui ne vit que sur les canaux. » (Privât d'Anglemont.)
MARINGOTTE : Grande voiture de famillede saltimbanques.; — « C/était une des deux grandes voitures nommées maringottes servant à la caravane en voyage. » (O. Féré.)
MARIOL : Malin. (Grandval.) — c Si c'est un mariol, on emploie le surin, et on joue des jambes, d (Colombey.)
MARIVAUDER : Se complaire dans les détails; défaut reproché aux écrits. de Marivaux. — a Allons un peu plus vite, tu marivaudes. » (Balzac.) — L'action de marivauder s'appelle du marivaudage,
MARLOU, MARLOUSIER :
Souteneur. — C'est le vieux mot marlier (sacristain), avec changement de finale. Les souteneurs étaient autrefois appelés sacristains, — « Un marlou, c'est un beau jeune homme, solide, sachant tirer la savate, se mettant fort bien, dansant le chahu et le cancan avec élégance, aimable auprès des ni les dévouées au
pardonne le inot ; les.pluS'prudes femmes. ne craindraient pas oc le lice s'il italt vieux de deux siè* clés, s'il chatoyait en sty^e au-« ranné à côté de .Ribaudes et de Ribeliers qui ne veulent pas ûire autre chose. » (F:r. Soulië, hj,)-
MARLOU : t Par extension, on .appelle imarlou .tout honiâ-ne peu délicat avec les femmes, et même tout homme qui a mauvais genre. » (Cadol.)
MARLOU (c'est un) : C'est un malin. (Rabasse.)
MARLOUSERIE : Malice.
(Colombey.)
MARMIER Vieux mot.
Berger. (Idem.)
MARMITE : Fille publique nourrissant un souteneur. — L'allusion se comprend. — « Un souteneur sans sa marmite, est un ouvrier sans ouvrage. « (Can- 1er.)
La Marmite de terre est une prostituée ne gagnant pas d'argentàson souteneur.— ? La 3/armite de fer gagne un peu. — La Marmite Je cw/vre rapporte beaucoup. (Halbert.)
MARMOT (croquer le) : Être dans la situation d'un homme qui ne voit pas arriver ce qu'il attend. — Croquer le marmot
culte.de Vénus, les soutenant n'est qu'un équivalent de mar-
dans les dangers imminents. »
(5o mille voleurs de plus à PariSf 3o.) — L'optimisme ironique de la facétie que nous venons de citer n'est rien à côté' de la citation suivante : — «La plus sublime de ces positions
c'est celle du marlou. Qu'on me | V. Marronner,
mottery comme le prouve cet exemple : c Marmonnant as la langue : mon ! mon ! mon! comme un marmot. » (Rabelais, P^nta* gruel, L. IV, ch.XV.)
On a, comme cela se prv^fluit souvent, pris l'effet peur la cause*
MAR
lAAK
MARMOT (Nourrir le) : Préparer un vol. (Rabasse.)
MARMOTTIER : Savoyard.
(Colombey.)— Mot à mot t moTi-r treur de marmotte?.
MARMOUSE : Barbe. (Halbert.)
MARMOUSET: Pot, marmite.
(Idem.)
MARNER : Se livrer à un travail pénible. (Vidocq.) Abrév.
de marronner : murmurer.
MARNER : Voler. ^ Du vieux mot marronner-: pirater*— «Il y a des cambrioleuses très-habiles, qui, feignant une erreur, s'élancent dans les bras du voyageur qu'elles veulent marner : t C'est c toi,mon loulou, s'écrient-elles, « viens donc que je t'embrasse! »
On prétend que ces donneuses de bonjour sont rarement mises à la porte. » (A. Mon nier.)
MARON ; Sel. (Grandval. V.
Muron.
MAROTTIER : Marchand ambulant.
MARQUANT : Ivrogne. (Petit Dictionnaire d*argot, 44.)
MARQUANT : Souteneur.
(Halbert.) Mot à mot : homme de la marque. V. ci -dessous.
MARQUE : Prostituée. (Halbert.)
MARQUE (vol à la) : C'est une variété du vol au papillon (blanchisseur). Une voiture de blanchisseur stationne, et un compère s'en approche et tâche de reconnaître la marque des ' paquets déposée sur Je devant de la voi-
ture. Puis son complice H[HjK^4t demander deia^^part du patrcn.
(Rabasse.)
MARQUE DE GÉ : Femme légitime de yoleur. (Oolombey.) Mot à mot : femme d'argent.