XVIII
PASSE-SINGE : Roué, homme dépassant un singe en malice.
PAS -a
PASSER AU BLEU : S'effàetr, disparaître. —On sait quel râle le bleu joue dans le blanchissage. — « Le pont rouge est passé au bleu... bien et dûment écroulé. • (De Charny.) — » Pius d'un jaunet passe au bleu. > (Jouvet.| V. Laver, Nettoyer, Leaiver,
PASSER AU DKIÈME ; De- TCnir f3U. — Terme usité parmi les officiers d'armes spéciales.
Frappés du nombre de camarades que leur enlevaient des atteintes d'aliénation mentale, ils disent : H est passé au dixième (régiment), pour montrer combien ils tont décimés par des pertes, sur lesquelles l'étude des
sans influence. — c L'officier du gânie passe souvent au dixième. s {Vie parisienne, 07.)
PASSER DE BELLE (se) : Ne pas recevoir sa part de vol. (Vi-
PASSERDOUCE{sela):Vi
PASSER DU VIN en comtre- BiNDE : S'enivrer hors barrière et rentrer plein comme un baril.
PASSER L'ARME A GAU- CHE : Mourir, militairement parlant. Aui enterrements, le soldat passe l'arme sous le bras gauche. — ( Toute la famille a passé l'arme i gauche. » {Lacroi,, 3».)
PASSER LA JAMBE : Donner un croC'Cn-iambe, et, par ei 1 Son eni
I pour l'enlèvement des mguetiols. — Allusion i l'ictHin de les renverser dans le* latri-
■1 Tcloars qne la goutta
PASSERLA MAIN: Céder ton tour. Terme de joueur prit au figuré, n Nous passons au)ourd'hui la main à deux de nos , qui t'entendent à parler. »
{Tarn Tarn, 76.)
PASSER LA RAM.PE (ne point) : I Les comédie* en vert et les comédies morales sont destinées i ne point passer la rampe, c'est-à-dire à ne point entrer dans l'esprit du public 1 i). DuQot.)
PASSER SOUS LA PORTE SAINT-DENIS (ne pouvoir) :
Élre trompé par sa femme. ^ Allusion i la hauteur des cornes symboliques du cocuage. — f Quelque méchante béte affectait en sa présence de dire qu'il ne pouvsit plus pssser sou* la Porte Saint-Denis. > (Zola.)
PASSIER, PASSIF, PASSI- FLE : Soulier. Formes dl*ertat de passant. V. Merlin.
PA5SIFLEUR : Cordonnier.
PASSIONS (bomme, femme à) : s Voua êtes trop jeune pour bien connaître Paris; voua taures plus tard qu'il s'y rencontre ce que nous nommons det hommes à postions. Ces gens-là n'ont soif que d'une certaine eau prita i une certaine fontaine et tou-