POR
PORTE BIEN (Qui se) ; Vljuteux, fort. — a Je lui ficha paire de giBes qui se portaient bien. 1 {Pttit Moniteur lu ao juillet 66.)
Il se portt bien te dit Ironiqueinent d'un homme gria.
PORTEFEUILLE : Lit. '- Lé coucheur t'y glisse comme un ispier dan* un portefeuille. -^
Il est temps d'aller nous glisser dan* le portefeuille, comme disent les troupiers, t (A. Lecorate, 01.)
PORTE-MAtLLOTî Figurante tionne à porter des maillots,' mais incapable de jouer un rdle.
— ( Je vous demande un . peu I vine porte-maitlot comme fa. »
{Gavarni.)
PORTE-MINCE: Portefeuille.
iVidocq.) — Mot à mot : portepapier.
PORTE-MORNIF : Porte-monnaie. (Rabasse.)
PORTE-PIPE î Bouche. — .. Si je lui payaiala goutte, car il nime furieusement à le rincer le porte pipe. > (Vidal, 33.)
PORTE DE PRISON : Personne teTéche.(DautlieI.)—«Lea Avignonnais qui sont aimables comme des portes de prison, i [Commentaires de Loriot.)
PORTE-POIGNE : Gant. (Habasse.) C'est i la poigne qu'on
PORTE-TRÈFLE i Culotte.
iVidocq.) — Mot à mott port*
PORTÉE ; Filouterie de btec.irat. — ■ La portée contitteen ju paquet de canes préparées...
POS
POS
de telle manière que le banquier ait pendant un certain nombre de coups un point supérieur. M (Cavaillé.)
PORTER (En) : Être trompé.
Mot à mot : porter des cornes.
— -c Dis donc, Miroux..., de quoi donc que madame Mirpux tç fiiit porter? i (Gavarni.)
PORTER A LA PEAU : Exciter le désir. — f Cette créature porte à la peau.i <L. de Neuville.)
PORTRAIT : Figure. — Effet pris pour la cause. — c Je m'allonge. Mais v*là-t-il pas ma patte gauche qui lâche le trottoir. Je m'étale et je me dégrade le portrait. • (Monselet.) ^ c Lord Seymour criait à Drake :
Tape au portrait, cVst-à-dirc :
vise à la figure. » (Villemessant.)
POSE : Étalage mensonger, attitude maniérée, vaniteuse. — c L'amour platonique!. ..en voila une pose 1 » (Gavarni.)
POSER : Mettre en évidence.
Le Dictionnaire de V Académie . admet le verbe poser dans le sens de c faire étalage, chercher à paraître ce qu'on n'est pas. > — c Voilà un ménage qui pose une femme. • (Balzac.)
POSER (Faire) : Mystifier. •a II croyait toujours qu'on allait ce qui s'appelle le faire poser et se moquer de lui. » (Méry.)
POSER SA CHIQUE : Garder le silence. On a commencé par dire poser sa chique et faire le moi t.
Lit roi règne uns gouverner.
Si le nôtre, un jour, ft'en écarte, Qu'il tille interroger U Charte I
Elle Ini répondra d'abord :
Pos' ta cbiqoe et fais 1* mort
(J. Leroy.)
POSER ET MARCHER DANSt S'embrouiller, se vendre. (Halbert.) — Allusion scatologique*
POSER UN GLU AU : Prendre, arrêter, emprisonner. —On connaît les effets de la glu. — c Mes anciens compagnons de vol t*dtaient fait poser un gluau, et j'étais encore une fois isolé. »
(Lacenaire, 36.)
POSEUR, POSEUSE : Homme qui pose, femme qui pose. Se prend aussi adjectivement. — .
c Tutoyez les femmes, et si elles protestent contre vos privautés, insinuez brutalement que vous détestez les poseuses. » (Marx.) — « Ces jolis poseurs à veston»
de velours. » (P. Véron.)
POSITIVISTE : Doctrinaire de l'école d'Auguste Comte qui a fondé la religion positive. — c Le citoyen Grossetéte écrit pour dénoncer la conduite du député positiviste. » {Liberté.)
POSTE AUX CHOUX : C'est ainsi que dans la marine on appelle le canot qui sert, en rade, aux provisions.
POSTÉRIEUR : Derrière. — On dit aussi, par pure délica« tesse, le bas du dos, le bas de l'é* pine dorsale, le bas a es reins, les parties charnues, le bienséant, etc., etc.
POSTICHE : Parade de saltimbanque. — f U 8*éuit acquis une certaine réputation dans le boniment, la posticlie et la pa rade. On nomme ainsi le prologue que les saltimbanques