REN
tions de bourse sur lesquelles il a une remise.
REMOUCHËR, REMOU- QUER : Observer. V. Rembroquer.
R'moucbez-moi un peu c* Urbio Soui M fourrure de cosaque.
(Richepin.)
REMPARDEUSE : Prostituée de rempart. (Rabasse.)
REMPLISSAGE : Prose ajoutée dans le seul but d'allonger un texte. — c II a trouvé beaucoup de remplissage dans mon dernier livre. » (Ricard.)
RENARD : Second degré du compagnonnage. — c Pour être compagnon, tu seras lapin ou apprenti, plus tard tu passeras renard ou aspirant. » (Biéville.)
RENARD : Vomissement. — Le voyageur Jacques Lesaige dit déjà en parlant des effets du mal de mer : c Loué soit Dieu ! j'avois bon apétit, car je n'avois fait que escorchier le regnart. » (i5i8.) V. Piquer, Queue.
RENARD : c II va prendre son renard : un bouillon et une chopine de vin dedans, i (Le Sublime, 72.) — Allusion au mot renard (vomissement), qui représente un mélange d'aliments.
RENARDER : Vomir. — c Je suis gris... Vous me permettrez de renarder dans le kiosque. »
(Balzac.) Jadis on disait renauder.
RENARDER : Trahir. Le renard est renommé pour sa traîtrise.— c Polyte et toi avec, vous avez renarde. •• — Trahir les
amis, jamais 1 i (Ponson du Ter* rail.)
RENAUDER : Refuser. (Vidocq.) Du vieux mot renauder :
vomir. — c Quand elle quête, merci 1 chacun renaude ou détale. 1 (Léonard.)
RENAUDEUR : Qui n'est jamais content. (Rabasse.)
RENCONTRE (vol à la) :« Variété du vol à la tire. Il est opéré par deux compères : le premier heurte un passant dont il détache la chaîne qui est aussitôt remise au second ; puis il s'éloigne en s'excusant et se laissant fouiller, si on découvre le vol. »(Can- 1er.) — Ce vol se foit souvent aussi en simulant une méprise.
On bouscule le volé qu'on a pris pour un autre. Si on se sauve, on l'étourdit d'un coup de poing sur la figure. (Rabasse.)
RENCONTRE (faire à la) : a Le malheureux reçoit dans la poitrine un terrible coup de tête.
C'est ce qu'on appelle en argot le faire à la rencontre, a (Ad.
Rocher, 67.)
RENDEZ-MOI (voler au) : Voler un marchand en lui demandant la monnaie d'une pièce de 5 ou de 20 francs qu'on a dépo* sée sur le comptoir, puis remise subtilement dans sa poche. (Ra< basse.)