‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 414 sur 474 · SAB · texte numérisé non relu

SAB

RUP, RUPART, RUPIN, RU- PINE : Élégant, homme riche, — Da vieux mot drvp^ drupe :

homme distingué. V. le Dict.

de Lacombe (1760). — a Madame, en vMà un rupl il m'a dit de garder la monnaie pour mot.»

(Jaime.) — « Pour enfoncer un rupine je sers d*exemple. Malheur à qui contemple mon petit minois chiffonné. » (Mouret.) — Se prend adjectivement. — a Tu étais dans une société assez rup. »

(Montépin.) — «Faisons un bout de toilette 1 que chacun soit rupin. j> (Chenu.)

RURAUX : Les agitateurs de la

Commune donnaient ce nom aux membres de l'Assemblée nationale à Versailles. -« i Hier, 3o mars, les ruraux n*ont point tenu de séance. Sont-ils retour* nés à la messe, sont-ils allés à vêpres, nous l'ignorons. 9 (Le Vengeur, 3i mars 71.)

RUSTIQUE : Greffier. (Halbert.)

RUSTIQUE (n'être pas): N'être pas vigoureux. Du vieux mot rusie: fort.

RUSTU : Greffe. (Halbert.)

RUTIÉRE : Raccrocheuse volant dans la rue. (Colombey.)

SABLE : Estomac. (Halbert.)

— Vieux mot, d*où notre verbe sabler : boire.

SABLER : Assommer avec une peau d^anguille bourrée de sable. (Vidocq.)

SABOCHE : Homme qui déplaît. (Halbert.)

SABOT ; Voiture, navire. — Triple allusion de forme.

SABOT : Violon. — <c Jeune homme! emparez-vous de ce sabot. 7> (Dumersan.)

SABOULER : Battre, cogner.

— Vieux mot. — c Vous me saboulez la tête avec vos mains •lésantes. 1 (Molière, Comtesse d* Escarbagnas .) — a Je te tanne le casaquin , je te saboule. 1 (Pailiet.)

SABOULER : Crier. (Halbert) Décrotter. (Vidocq.)

SABOULEUR: Décrotteur.

(Vidocq.)

SABOULEUX : Faux épilep* tique. (Vidocq.)

SABRE : Bâton. (Grand val.)

SABRENOT : Savetier. (HaN bert.)

SABRER : Auner. (Id.) De sabre : bâton et par extension aune,

SABREUR, TRAINEUR DE SABRE : Militaire bruyant et fanfaron. — « Vous me faites pitié, tout sabreur que you§ êtes.! (P. Borel, 33.)

SABRI : Forêt. (Halbert.) On s'abrite h son ombre. \é Rebâtir.

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