‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 445 sur 474 · TRU · texte numérisé non relu

TRU

TROU (faire son) : Arriver i, une bonne position, faire tu irouéï dam la foule de* «mbi-

TROU SOUS LE NEZ («voir un) : Être grand buveur. — ( C' n'est pat tout encore, mchei que c'ie p4core a ï'un trou sous r nez impossible à coTn< bler. n {Catéchisme poissard, 44.)

Être dans le trou : Être enlerré.

Être dans le trou : Êlre en prison. — I Voilil pourquoi je suis dans le trou, c'est pour «n malheureux poivrier, que je me »uiï permis de fouiller. (Ch. db Mouchabnuf, 65.)

TROU D'AIX, TROU DE BALLE : Anus. (Colombe^.) — o [ls rirent de ce qu'elles le trouvaient en fonctions, son trou de balle au grand air. > (Zola.)

TROUBADE, TROUBA- DOUR ! Fantassin. —Comme le troubadour, le fantassin fait en tous pays résonner sa clarinette. ~ Rousselot a fait le Troubade. (Chansonnette, 6o.)-i. Lt troupier aujourd'hui est un troubadour qui compte t^ut au plus vingt ans de services. » (Marco Saîni-Hilaire, 41.)

TROUBADOUR (obhbb), TROUBADOUR-ABRICOT, T R CUBA BOUR- PENDU- LE ; Genre littéraire à la mode vers 1810, où l'on affectait, sans grand savoir archéologique, de M reporter aux troubadours des crémiers temps de la monarchie.

Les troubadours liaient représentés au théâtre armés de lyres et vêtus de tuniques à crevés couleur abricot. L'horlogerie même

s'était emparée pour ses jieH^ufM du sujet à 11 mode, — « M. Paul Delaroche et tous ceux qui firent la première campagne du romantisme riaient des partisans du genre chevalier-troubadour-abri- COI. B (Privât d'Anglemonl.) TROUÉE : Oeotetle. (Vidooi.)

— La broderie î«ii trou.

TROUFIGNARD, TROUR-

GNON : Mot à mol ! Trou de la /Kf.V.cemot. — lEt ilmenafait de lui enlever le troufignon. > (Zola.)

TROUILLOTER DU GOU- LOT : Avoir une baleine infecte.

— « Augustine, qui devait avoir mangé SCS pieds, tant elle trouitlotait du goulot. > (Zola.)

TROUSSEQUIN : Derriire. — Nom de la partie de la selle avoisinantle derriire du cavalier. .

TROUVÉ : Neuf, original.

TRUC: Manière de voler.

V, Rouslir, Lem, Tirer. — Du vieux mot tiucke. — La truche éiait l'art d'exploiter la pitié des gens charitables. Au mojen âge, les mots truche, truffe, traite et trut avaient le mime sens de finesse et d'imposture. Ce dernier, qui ne diffire pas beaucoup de (me, se trouve, dès le iiv> siècle, dans une chronique rimée Ju due de Bretagne, Jean IV.

(Lobineau, t. II, col. ySo.)

Fran;ai* prennent trop divct* noms Pour fsire paoar nu Brctans; Mail Ils iTolent plaa de vlsll irat Que vidllt traie qui est en mt.

Oa ■ donné au mot truc cinq sens : I* Au théâtre, c'est la machine destinée ft produire un changement i vue. Les féeries

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