‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 461 sur 474 · SUPPLÉMENT · texte numérisé non relu

SUPPLÉMENT

Les dix-huit mois consacrés à l'impression de cette édition nouvelle ont rendu un supplément nécessaire. Celui-ci contient : i« des mots nouveaux ou ?mis; 2« des exemples justificatifs qui nous manquaient; 3» des rectifications d'erreurs.

Les additions et rectincatioiis sont précédées d'une astérisque renvoyant au mot déjà défini dans le corps du dictionnaire.

La plupart des additions ont été relevées dans YAbaitoir de M.Zola (1877) et dans le Sublime (187a), qui offrent deux spécimens très-vrais du langage figuré dans le peuple parisien.

ABATTAGE: Sévère réprimande, c Le patron est un bon garçon; il avait raison de lui f'.tre un abattage. > (Le 5ttblime,)

•ABOMINER : Vieux mot employé déjà par Marot.

'ACHATE : Vieux mot. On récrivait acate; on a même dit acatesse pour amitié.

AMBULANTE : Raccrocheuse.

— Elle est ambulante par métier.

^- « Les ambulantes sont là qui ne demandent pas mieux. » (Le Sublime,)

ANDERLIQ.UE : Tonneau de vidange, V. Bonbonnière.

ANGLAISE (pisser à 1') : S'éloigner scus prétexte d'un besoin et ne pas revenir. « Elle avait 1 demandé à son vieux trois sous

pour un petit besoin et le vieux l'attendait encore. Dans les meilleures compagnies, cela s'appelle pisser à l'anglaise. » (Zola.)

ANGLAISES : Cabinet d'aisances, monté à l'anglaise.

ARCASINEUR : « Ce mot désigne dans l'argot parisien les mendiants à domicile. > {Figaro, 77. ) — Acception nouvelle d'un mot déjà connu. V. Arcasien, (Dict.)

'ATTAQUE (d') : « Coupeau marchait de l'air esbroufïeur d'un citoyen qui est d'attaque. »

(Zola.)

ATTIGNOLES : Tripes à la mode de Caen. — « Nous nous empâtons quéqu' fois de saucisses et d'attignoles. » (Richepin.)

•ATTRIMER :aDes habits I II les faut attrimer. > (La Comédie des Proverbes, 1714.)

BÉC

BLA

BACKER : « C'est l'opposé du bookmaker. Il ne parie que pour un cheval. » (Parent). Anglicanisme.

'BAHU r£U : S'est ditautrefois pour plaisanter , s'amuser. — « Philippin, à quel jeu jouonsnous de bon ou pour bahuter? s (La Comédie des Provertes, 1714.)

BALOTS : Lèvres. V. Benoit.

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