BAC
«ellement celui-là s^est répandu, »ans doute à cause du succès de l'ancien opéra de Grétry, Zémire tt A\or.
AZOR (appeler) : Siffler un acteur sans plus de (eiçon qu'un chien. •* « Dites donc, madame
iSaint-Phar, il me semble qu'on appelle Azor. » (Couailhac.)
AZTÈQUE : Petit et chétif comme cette peuplade de l'ancienne Amérique.— c Péreire m*a fermé la porte au nez. C'est ua Azt^ue« » (About.)
BABILLARD : Confesseur. (Vidocq.) — Allusion aux efforts persuasifs des aumôniers de prison.
BABILLARD, BABILLARDE, BABILLE : Livre, lettre. — Le dernier mot est une abréviation.
Comparaison de leur lecture au babillage d'une personne qui cause sans s'arrêter. — « Ma largue part pour Versailles aux pieJs de Sa Majesté; elle lui fonce un babillard pour me faire défourailler. » (Vidocq.)
BABILLER : Lire. (Vidocq.)- Méme comparaison.
BAC : Baccarat.— Abréviation.
— « La musique n'arrivant pas, on a taillé un petit bac pour prendre patience. » (A. Second.)
BACCHANTES (les) : Les favoris, la barbe. (Rabasse.)
BACHASSE : Galère. — Augmentatif de bac : bateau. — « En bâchasse, tu pégrenneras jusqu'au jourdudécarcment. » (Vi* docq.)
BACHE : Enjeu. V. Bachotteur,
BACHI-BOUZOUCK : Soldat irrégulier. — Mot turc francisé
depuis la guerre de Crimée où l'armée turque comptait beaucoup de bachi-bouzoucks. — «c Le Pays, le bachi-bouzouck de l'armée impériale, est bonapartiste par conviction. » (Figaro ^ yb.)
BACHO : Cette abréviation de bachelier désigne indifféremment : I* le bachelier. On di(, je suis bacho. a* L*examen du baccalauréat. On dit : il prépare son bacho t il passe son bacho. 3» L'aspirant bachelier. 4* L'école préparatoire au baccalauréat. V. Po^ tasser, Cornichon,
BACHOTTER : Escroquer au jeu de billard.
BACHOTTEUR : Filou chargé du rôle de compère dans une partiç de billard à quatre, il règle la partie, tient les enjeux ou bachei et paraît couvrir la dupe de sa protection. Les deux autres grecs sont l'emporteur, chargé de lier conversation et la bête qui fait exprès de perdre au début pour l'allécher. (Vidocq.)
BACKER. V. Bookmaker.
BACLER : Fermer.— (Vidocq.) — Vieux mot.
BACON : Pourceau. (Idem.)—
BAD — a
Vieux mot encore uiîti dans nos campagnes de l'Est.
BADERNE (*)ellle) : Personne qut n'est plu* bonne â rien.— Ce terme nous vient de la marine où badernt se dit d'une sorte de paillasson fait de TÎeoi cordages.
BADIGEONNER (se) : Segarder eicessiTement ta figure. Mot à mot ; se badigeonner comme un mur.
DAniNOUISTE, BADIN GOUIN : Bonapartiste. — t Li reporter d'une feuille non moin!
badingoulne qu'hystirlque. :
(ruM-ram, 75.) — Du sobriquet de BadingMt, [Badingat par abri».) donné à Napol(ion III dU le début de l'Empire. Bai^nguet «lait, paraît-i], le maçon blouse duquel le prince 1 ■a prison de Ham. Quoi qu'il en soit, ce sobriquet devint fort populaire.Sion s'en servait par ironie dans l'opposition, on l'employai t s ans malice dans le peuple etdans l'armée. En i870,lors de In démonstration qu'on fit surSarrebruck, je demandai» à un soldat resté en gare de Saint-Avold si l'empereur était à Forbach :
«Oui, dit-il tout naturellement Badinguet est arrivé. ■ —V. Capitutard.
BADOUll.T-ARD î * Pour être badouillard, Il fallait passer trois ou quatre nuits an bal, déjeuner toute la journëe et courir en costume de masque dans tous les cafés du qusnler Latin jusqu'à minuit. » (Privât d'Anglemont.' —Le badouillard fut de modedi 18404 18S0.
BADUUILLE 1 Mari qu) t