‹ Dictionnaire historique d'argot (volume 2)Chapitre 90 sur 474 · V. Mac · texte numérisé non relu

V. Mac

BARBISTE : Elève ou ancien élève de l'institut de Sainte Barbe.

— « Jurez, Lexoviens, Barbistes, Moinillons et Ludovicistes, vous viendrez célébrer en frères les haricots de Montaigu. » (Léger, 1819.)

BARBOT : Canard. (Vidocq.)

— Il barbote volontiers.

BARBOT : Vol. — Allusion à Faction des doigts, fouillant dans une poche, comme le bec du canard barbote dans un trou. — « Je fis le bar bot et je m'emparai de quelques pièces de vingt et quarante francs. » (Canler.)

BARBOTE : Fouille des prisonniers avant leur incarcération.

BARBOTER : Voler. (Vidocq.) Mot à mot ; faire le barbot. ^ « Tous deux en brav's nous barbotions, d*or et d'billct nous trouvons un million, w (Paillet.)

BARBOTER : Fouiller. (Rabasse.)

BARBOTEUR ; Voleur, 1

BARBOTIER : (;uichetier; tt fût la l«rM»des détenus.

BARBUE : Plume. (Vidocq ) Allosioii à sa barbe. V. iirgiie-

BARON DE LA CRASSE : Sa dit d'un homme mal bâti, habillé ridiculement, et qui se donne des manières de cour. (Caillot, 1819.)

Poisson a fait une pièce inti* tulée le Bûrtm de la Crmse.

BARONIFIER : Donner le titre de baron. On peut appliquer à la formation de ce mot nouveau la remarque que nous avons laite à propos d'tfrcAt. t D*Aldrigger fut alors baronifié par S. M. Tempereur. » (Balzac.)

BARRE : Aiguille. (Vidocq.)

— Ironie.

BARRE : Comparaison des mâchoires aux barres de cheval. — « Ne compte que sur le liquide pourjte rafraîchir les barres, cavalièrement parlant. > (A. Lecomte, 61.)

BARRER : Rompre , cesser une affaire. (Rabasse.)

BARTHOLO : Surveillant, vieux et jaloux. — Surnom dû au succès du Barbier de Séville, pièce où le tuteur incommode se nomme Bartholo. — «c Nos mondaines Parisiennes. . . pourront défier ensuite les Bartholo les plus adroits. • (Figaro, 75.)

BAS BLEU : Femme auteur, ou affichant des goûts littéraires.

— Anglicanisme. — Au siècle dernier, lady Montague, dont le salon était des plus littéraires, aurait déclaré que les touristes pouvaient s'y présenter en tentia

BAS — 3o — BAS

de Yoyiige et en bas bleus. Selon BASANE : Peau humaine. —

d'autres, elle portait elle-même Animalisme.

des bas bleus, ce qui iui aurait g^gE : Derrière. - Ne se dit

valu, de la part d un amant con- ^ ,^ .,,.^ . ^ s »••

cédié leDoetePoDe lesobriauet ^"? ^^^ homme assis, car s'il

geaie le poète f ope, le soDriquei ^^^.^ ^^^^^ l'allusion ne serait

de blue stocking, bas bleu. — ^..^ :.,„»:<;xl -, i «„ u

,, 1 j j- 1 .^ plus iustinee. — « Les brusques

« Voyez-la donc dans la rue, îl^., ' ^„«»« j. i.*-: «^i-wa

^ ^.* ^ I • ^ mouvements de ranimai qui

trottinant les coudes serrés con- «^„„^«* a^^^^u^^* „^*-^ u

, , -Il 1 .A. u * 1 ^ souvent ecorchent votre base. »

tre la taille, la tête haute, le re- .. , ^^^^^^ «/;. v

j. . ^' •. ^ * (A. Lecomte. looi.)

gardbaissé, un manuscrit sortant ^ ' '

de son cabas; voyez dans cette BASE (se porter sur la) :

vieille chaussure ce bas qui se S'aligner. — Abréviation de : se

déroule; est-ce un bas bleu ? C'est porter sur la base de l'alignement,

un bas sale! Tope là! vous avez —«Prenez un pinceau et poitez-

l'origine du mot. C'est la grande vous sur la base, » dit un briga-

habitude des femmes de lettres dier de semaine aux hommes

de ne jamais s'occuper de ces désignés pour la corvée du ba*

minces détails de la vie de chaque layage. (Idem .)

jour. » (Jules Janin.) — a Mo- nAcir i? n»^ u u

ière les aoDelait les femmes sa- ^^^ILE : Fourbe hypocrite,

iiere les appelait les femmes sa- calomniateur. — Du nom d'un

vantes, nous les avons nommées ^^^„^„„«„^j., o.,..a;^.. ^^ c>£ •!»>.

u uii - /c o l'ix ptrsonnagQCiu Barbier de SevtUe.

bas bleus.» (Fr. Soulié.) '^ x^^£ .qj^ ^^ «^ aa • *

^ ' — « Apres io3o, on se déguisait

Bas bleu a même droit de cité beaucoup en Basile. » (Privât dans des sphères plus hautes, si d'Anglcmont ) — a Son premier nous en croyons ces lignes : a La soin sera d'envoyer promener les comtesse de Liéven, bas bleu po- Basiles. » (L. Bienvenu.) Htique de la plus haute distinction. » (H. de Viel-Castel.) PASOURDIR : Assommer. —

(Vidocq.) — Abrév. d'abasourdir»

BAS DE BUFFET (vieux) : r.^«,,m RAcciMmoi? i

Vieille femme à prétentions. B'^SSIN, BASSINOIRE : Im-

(Delvau.) P°""°-

Q.e iMf orif u j Allons, vieux bassin,

15Ab DU CUL : Homme de pe- Avez vous fini vos manières? tite taille.

BAS DU DOS : Postérieur.

(Becquet, chansons.)

, BASSINER : Importuner. Mot

BAS PERCE (être) ; Etre dans à mot : échauffer comme une

rindigence. — Du temps des eu- bassinoire. — « Il me bassine,

lottes courtes, un bas percé se cet avoué. » (Labiche.)

voyait, et il fallait être bien mi- «AcoiMi-ktoi? ^

séible pour ne pouvoir payer , BASSIN O RE : Grosse montre

la ravaudeusc. de cuivre. Moins le manche, elle

oiire un diminutit assez exact

BASANE : Amadou. (Colom- de la bassinoire classique. —

bey.) — L'amadou ressemble « C'était une vénérable montre

assez à une vieille peau de ba- de famille, dite bassinoire. »

saoe. (Cham pfleury.) V. Ba5^/n.

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BASTRINGUE : Scie à scier le fer. (Halbert.)

BASTRINGUE : Ktuî conique en fer d'environ quatre pouces de long sur d'tuze lignes de diamètre, contenant un passe-port, de Targent, des ressorts de montre dentelés pour scier un barreau de fer. (Vidocq.) — Les malfaiteurs arrêtés cachent dans leur anus cette sorte de nécessaire d'armes, qui doit être introduit par le gros bout. Faute de cette précaution, il remonte dans les intestins et finit par causer la mort. Un détenu périt il y a quelques années de cette manière, et les journaux ont retenti du nombre prodigieux d'objets découverts dans son bastringue, après Tautopsie.

BATAILLE ( chapeau en ) ; Chapeau à cornes tombant sur chaque oreille. Mis dans le sens contraire, il est etï colonne. — Terme de manœuv**es militaires.

— « Les uns portent d'immenses chapeaux en bataille, les autres de petits chapeaux en colonne. »

(La Bédol'.icre.)

BATiSAU : Souliers. — Allusion de forme. — « Je lui dis :

ntoine, t'as pris mes bateaux; je me jette sur lui et je trouve mes souliers. » {La Correctionnelle, 1841.) Se dit aussi d'un soulier énorme. — a 11 chausse aussi cette excellente marquise.., ime frégate. Eb bien! il 3^ a des jours où, ma parole, ce n'est guère plus grand qu'un bateau. » (E. Villars.)

BATEAU (mener en) : Escroquer.

BATH (du) : ut l'or, de l'argent. (Rabasse.)

BATH : Bon et beau.^— / bré* viation de batif : joli. •— c Nou»

avons fait un lansquenet n peu bath cette nuit » (A. Vitu.)

BATIF, BATIFONNE : Neuf,, neuve, joli, jolie. (Vidocq.) — De battant avec finale changée.

BATIR : Etre enceinte. (J»

Choux.) — Mot à mot : bâtir un enfant.

BATON CREUX : Fusil. (Halbert.) — ieux mot. — Au moyen âge les armes et bouches à feu s'app.ïlaient bastons à feu,

BATON MERDEUX : Homme je relations difticiles. -^ Mot à mot : homme semblable à un bâton merdeux qu'on ne sait par quel bout prendre. — c Bâton merdeux, homme brusque qui repousse tous ceux qui s'adressent à lui. » (Dhautel.)

BATOUSE : Toile. (Grandval.> — « La batouse à limace est pluschenue aussi. » (Kabasse.)

BATTAGE : Mensonge. V^ Batterie.

BATTANT : Cœur. (Vidocq. > Mot imagé. — Le battant est le cœur à son état ordinaire. Il n& mérite pas encore le nom de pal^ pitant,

BATTANT, BATTANTE t Neuf, neuve. (Idem.) On a con* serve l'expression de battant nemf*

B A ""TANT I Gosier. V Pivots.

-^ Se pousser aans le battant t boire. — Rien dans le battant z je suis à jeun.

BATTANT : Langue. — Allusion au battant de la cloche. — -

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